THE WRONG EARTH : LES NUMÉROS SPÉCIAUX (Tom Peyer, collectif)

Après deux mini-séries, Tom Peyer invite plusieurs scénaristes et dessinateurs pour continuer de développer le multivers de The Wrong Earth tout au long d’une série de cinq one-shots qui seront publiés de mars à juillet 2022 chez Ahoy Comics.
Les nouvelles aventures de Dragonfly et Dragonflyman seront orchestrées par Mark Russell, Stuart Moore, Leonard Kirk, Bill Morrison, Gail Simone ou encore Mark Waid.

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« Words will be written, words will be deleted, and nothing will ever be the same, » said AHOY Comics editor-in-chief and The Wrong Earth co-creator Tom Peyer. « This is Crisis on Infinite Earths, minus the line-wide consequences that made it interesting. This is Secret Wars without toys. This is the kind of epic, superheroic storytelling that publishers and CFOs love, where the tail of wealth-enhancing variant covers wags the dog of art. »

Each of The Wrong Earth one-shots will present a stand-alone, 25-page story that expands on the multiverse first introduced in AHOY Comics’ flagship title by Peyer and Jamal Igle, wherein the campy Dragonflyman of Earth Alpha switched places with the gritty Dragonfly of Earth Omega and chaos ensued.

The first issue to hit stores on March 2, The Wrong Earth: Trapped On Teen Planet #1, finds the grim-and-gritty vigilante Dragonfly whisked to an Earth of teenagers, malt shops, love triangles and nonstop jokes.

The issue marks the AHOY debut of writer Gail Simone and is illustrated by Bill Morrison, Walter Geovani and Rob Lean, with colors by Andy Troy, and lettering by Rob Steen. The issue will feature variant covers by Gene Ha and Dan Parent.

« Tom Peyer and Jamal Igle created a clever premise with The Wrong Earth that is a deeply satisfying read. All it needed were more redheads, » Simone said. « Our story is about a town, a small town, and the people who live in the town, including an earnest ginger, who is sort of in love with two girls. From a distance, this town presents itself like so many other small towns all over the world: safe, decent, innocent. Get closer, though, and you start seeing the shadows, specifically the long, dark shadow of the Dragonfly. »

Subsequent titles include:

*The Wrong Earth: Fame & Fortune #1 from writer Mark Russell, artist Michael Montenat, colorist Andy Troy, and letterer Rob Steen. On sale in April, this comic from the writer of Billionaire Island provides a satirical look at two different versions of Richard Fame and how, despite the best and worst intentions, huge gobs of money determine their own results.

  • The Wrong Earth: Purple #1 from writer Stuart Moore, artist Fred Harper, and letterer Rob Steen. On sale in May, this issue introduces Earth-Kappa, a dark but glossy world of big hair, shoulder pads, Wall Street traders, rubber super-suits, and funk music.

  • The Wrong Earth: Confidence Men #1 by writer Mark Waid, artist Leonard Kirk, and letterer Rob Steen. On sale in June, it’'s the tale of two sidekicks. On campy Earth-Alpha, circumstances force kid sidekick Stinger to become Dragonflyman’s mentor. On gritty Earth-Omega, Dragonfly and Stinger go to war…against each other.

  • The Wrong Earth: Meat #1 from writer Tom Peyer, artist Greg Scott, and letterer Rob Steen, goes on sale in July. On campy Earth-Alpha, Dragonflyman and Stinger follow clues to foil the beef-themed crimes of Dr. Meat. On gritty Earth Omega, a tragedy compels Dragonfly to imprison a criminal in an abandoned slaughterhouse … just to have someone to talk to.

Chouette !

Tori.

The first of five unique one-shots building and expanding on the world of AHOY’s The Wrong Earth, by some of the biggest names in comics! First off: superstar writer Gail Simone contributes an extra-long story as grim and gritty vigilante Dragonfly is whisked to an alternate Earth of teen-agers, malt shops, love triangles, and school dances! Will this innocent world soften him? Or will his violent methods poison it? Featuring variant covers by Dan Parent (Archie) and Gene Ha (Top Ten, Mae).
In Shops: Mar 02, 2022
SRP: $4.99

Je suis passé complètement à côté.
Je me réjouissais de retrouver The Wrong Earth, et ses personnages échangés. Ici, on a un one-shot entre les deux premières mini-séries, avec notamment Dragonfly, se faisant passer pour Dragonflyman sur Terre-Alpha, avec Stinger et Deuce. Ils confrontent un robot qui est venu de Terre-Omega, et tous finissent sur une Terre inspirée par les comics Archie originaux.
Et je suis passé complètement à côté.
Ca ne m’a pas fait rire, ça ne m’a pas intéressé, ça ne m’a pas amusé. Enorme désillusion, et gros moment de lourdeur. Gail Simone m’a ennuyé sur son scénario, Walter Geovani livre des planches correctes mais Bill Morrison, qui gère le côté Archie, m’a complètement gavé avec son style.

Rejet total. Ce n’était pas pour moi.

THE WRONG EARTH: FAME & FORTUNE #1

Written by: Mark Russell.

Art by: Michael Montenat.

Cover by: Jamal Igle, Michael Montenat, Gene Ha.

Description: A satirical one-shot, spotlighting both gritty vigilante Dragonfly and his cheerful counterpart, Dragonflyman! On Earth-Alpha, Dragonflyman and his billionaire alter-ego Richard Fame work to bring citizens together. On Earth-Omega, the Dragonfly busts heads and breaks unions with a savage intensity. But they both share one goal: build a new sports stadium with Richard Fame’s name on it!

Pages: 32.

Price: $4.99.

In stores: April 13.

Bon, et bien je n’aime toujours pas Mark Russell.
L’auteur n’a jamais écrit quelque chose que j’ai aimé, et ce one-shot ne change pas la donne. Oh, ça se lit, hein : ce n’est pas aussi lourd que son Future State : Superman - Imperious Lex. Mais c’est juste… oui, si, quand même, la narration est lourde, et surtout le fond est totalement déconnecté de l’esprit Wrong Earth.
Ici, on suit sur Terre-Alpha et Terre-Omega Dragonflyman et Dragonfly qui, chacun dans leur identité de Richard Fame, décident de construire un stade pour la ville. Chacun avec son style, mais chacun en manipulant, trompant, accélérant les délais… jusqu’à arriver à une catastrophe avec des dizaines de morts. Et tous deux y échappent par hypocrisie, mensonges et une absence d’émotion répugnante.
Et si, au fond, ça se lit, c’est « trop » dégueulasse, que ça soit pour le Dragonflyman « sympathique » (même si les mini-séries ont relativisé ça) et même pour Dragonfly, qui a quand même une morale. C’est « trop », et la double narration finit par devenir lourde. D’autant que les planches de Michael Montenat sont un peu faibles, elles me rappellent le style graphique de Brian Michael Bendis sur Torso ; et bon, Bendis le faisait mieux.

Nouveau one-shot décevant, nouvelle déception ; et nouvel échec, à mes yeux, de Mark Russell.

Stuart Moore et Fred Harper se lance dans un numéro spécial de The Wrong Earth, et j’en ressors plutôt content, à la différence des épisodes précédents.
Ici, nous sommes sur Terre-Kappa, où les années 80 n’ont jamais fini, où les chemisiers amples demeurent, où le funk règne, et où l’avariche est reine. On y suit Richard Fame / Dragon-Fly, qui s’est perdu dans son business, laissant de côté ses rêves de justice. Il poursuit le Player, un tueur mélomane qui veut se venger de ceux qui ont brisé ses proches, et sa vie. L’on a ainsi une plongée sauvage dans cet univers rude, avec même un passage « sous drogue », avec un petit « ange » et un petit « diable » local pour le guider.
Bon, Stuart Moore ne propose rien de fou, mais c’est très solide et efficace. L’ambiance est très bonne, cette sensation d’années 80 usées, abusées, avec un ensemble traînant, troublant, blasé, désespéré. Les dessins et surtout les couleurs participent à cette atmosphère lourde, angoissante, étouffante, très marquée.
Un numéro efficace, « sérieux », et ça fait du bien après les délires précédents, qui m’ont laissé froid.

Un bel exercice de style, propre et professionnel.

THE WRONG EARTH: CONFIDENCE MEN #1

Written by: Mark Waid.

Art by: Leonard Kirk…

Cover by: Jamal Igle, Richard Williams, Gene Ha.

Description: The Wrong Earth continues its season of one-shots with a compelling tale by the team of Mark Waid and Leonard Kirk. After a few near-catastrophic mistakes by the Stingers of Earth Alpha and Earth Omega, the heroes of both Earths decide to teach their sidekicks some hard lessons. Can these junior partners live up to the expectations of Dragonfly and Dragonflyman, or will they ultimately be pushed too far?

Pages: 32.

Price: $4.99.

In stores: June 22.

Paradoxe après la lecture : oui, il y a « enfin » un épisode spécial de The Wrong Earth qui m’a plu. Mais, dommage, les auteurs passent à côté du sel du propos principal.
Ici, Mark Waid et Leonard Kirk montrent une même situation sur les deux mondes. Stinger multiplie les erreurs, sur chaque Terre, et doute de lui-même. Dragonflyman, sur Terre-Alpha, essaye de le remotiver doucement, puis organise un rebondissement contre un super-vilain pour que Stinger se remette d’aplomb et gagne seul. Sur Terre-Omega, Dragonfly considère que Stinger n’est pas assez bon, le cantonne aux écoutes, mais prévoyait que Stinger se lancerait sur une alerte. Une alerte que Dragonfly a préparé seul, pour tabasser Stinger et lui montrer qu’il devrait l’écouter ; mais Stinger a empoisonné son ennemi, car « s’il tombe, tout le monde tombe ». Dragonfly relativise et essaye de s’amender.
C’est bien, oui. Les ambiances sont bonnes, la double narration est bonne. C’est efficace, ça se lit bien, et les planches sont jolies.
Mais… l’un des intérêts de The Wrong Earth est que ce qui paraît « bien » ne l’est pas forcément. Dragonflyman, tout sympathique et positif soit-il, est quelqu’un qui ne respecte pas les libertés individuelles, et valide un statu-quo toxique. Dragonfly est un justicier violent et brutal, mais qui a réellement bon fond. Ici, Mark Waid ne relativise en rien les positions de chacun : Dragonflyman est un « bon papa », alors que Dragonfly est un mentor cruel et sadique, qui se reprend juste car Stinger l’a surpris.
Dommage de passer à côté d’un sous-texte fort du propos.

Une lecture sympathique, mais qui tape un peu à côté.

Un bon one-shot, scénarisé par Tom Peyer lui-même.
Ici, Dragonfly sur Terre-Omega retrouve un criminel et un gamin paumé qui l’accompagne dans un abattoir désaffecté. Dragonfly tabasse salement le premier, et se confie longuement au second… car cela ne fait que quelques jours, alors, que Stringer s’est suicidé. Dragonfly lui dit tout, lui donne de l’argent et le laisse partir, en espérant que ça l’aidera de « bien agir », sans violence. Il fait d’autres actes, et malheureusement ne ressent rien ; ça ne change rien, à sa vie, et à ses sentiments.
En parallèle, Dragonflyman et Stinger, sur Terre-Alpha, stoppent le Dr Meat, mais Stinger a un coup à la tête et cauchemarde sur une vie où Dragonflyman se débarrasserait de lui.
Bon, Tom Peyer livre surtout un superbe segment sur Dragonfly, très touchant avec une fin cynique terrible. Le passage Dragonflyman est plus lourd, car finalement le scénariste n’a pas grand-chose à dire. Greg Scott propose des planches très travaillées, avec une belle ambiance, à la Michael Lark.

Un bon one-shot, mais surtout une très belle description de Dragonfly, mon « préféré » finalement.