THORGAL SAGA - WENDIGO (Fred Duval / Corentin Rouge)

Je l’ai feuilleté, et c’est très impressionnant en matière de puissance, d’énergie. L’encrage est peut-être un peu gras ici et là, mais les grandes cases, les pleines pages voire les doubles pages en foutent plein la vue.
Pas encore pris, mais je ne sais pas si je vais pouvoir résister longtemps !
:wink:

Jim

A paraître le 8 novembre 2024, l’Edition Prestige de l’album « Wendigo » (Fred Duval, Corentin Rouge) dans la série dérivée « Thorgal Saga » :

  • Edition Prestige : Grand Format, Noir & Blanc, 136 pages, largeur 304 mm, hauteur 371 mm

Naviguant vers leurs terres depuis le pays Qâ, Thorgal, Aaricia et Jolan se retrouvent pris au beau milieu du conflit qui oppose le Peuple de l’Eau et celui de la Forêt.

Leurs divinités respectives sont maintenant déchaînées, et rien ne pourra plus entraver le chaos de la guerre. Sauf, peut-être, une flèche taillée dans l’Arbre de Vie, tirée sur le redoutable Wendigo.

Pour sauver Aaricia, enceinte et blessée, Thorgal n’a d’autre choix que de prendre parti et de se compromettre une nouvelle fois dans la folie des hommes.

J’ai lu l’album récemment (j’ai cessé d’être un fan inconditionnel de Thorgal avec le départ de Van Hamme, mais la version de Recht m’avait bien plu, et celle-ci me faisait de l’œil), et c’est assez agréable.

Donc l’action se situe après le cycle en Amérique du Sud, Thorgal remonte vers ses contrées, et croise des tribus amérindiennes et leurs croyances personnelles. Il se trouve dans l’obligation de participer à une quête, de prendre parti, et surtout de se confronter aux divinités locales et au surnaturel du cru.

C’est plutôt pas mal, avec un Thorgal qui me semble correspondre à ce que je me rappelle de lui : un gars tranquille, placide, qui ne cherche pas la bagarre, mais qui demeure toujours à l’écoute et qui met en application un bon sens pratique. Qui plus est, s’il n’est pas belliqueux, faut pas le chercher non plus. Une vision de la masculinité positive qui fait le charme du héros depuis longtemps. Donc à ce titre, Duval a bien cerné le viking.

L’autre point particulièrement réussi, c’est cette idée, classique mais abordée de manière intéressante, selon laquelle les divinités sont plus puissantes en fonction de la foi (ou de la crainte) que les peuples humains leur accordent. Ici, le Wendigo du titre (impressionnant) se confronte au Jormundgand des peuples nordiques, qui « émigre » lui aussi. à la confrontation des hommes (le viking et l’indien), Duval associe le choc des cultures et confère à son récit une sorte de portée métaphorique assez pertinente.

La pagination permet de grandes cases, et le dessin de Corentin Rouge est vraiment chouette, mais son encrage assez gras (qui peut m’évoquer une sorte de Tom Palmer sans trames), donne parfois l’impression de planches de comics trop agrandies. C’est très joli (d’autant que je vois ici et là du John Buscema, du Jackson Guice ou du Lee Weeks…), mais ça contribue à un sentiment de vide, de « trop peu », assez éloigné de l’idée qu’on se fait d’un album franco-belge. Même moi qui apprécie l’influence comics, ça me frappe.

Jim

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