TRANCERS V : SUDDEN DETH (David Nutter)

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REALISATEUR

David Nutter

SCENARISTE

Peter David, d’après les personnages créés par Danny Bilson et Paul De Meo

DISTRIBUTION

Tim Thomerson, Stacie Randall, Ty Miller, Clabe Hartley…

INFOS

Long métrage américain/roumain
Genre : action/science-fiction
Année de production : 1994

“Peter David, j’écris des trucs”. C’est ainsi que le scénariste de Incredible Hulk et X-Factor se présente sur son blog. Et des “trucs”, Peter David en a écrit (et en écrit toujours) beaucoup depuis ses débuts à la fin des années 80. Des comics, des romans (une grande partie de sa production demeure inédite en V.F., à part des Star Trek et des novélisations de films), des jeux vidéos, des dessins animés, des séries télévisées et en quelques occasions, des films. Pour cet épisode de sa carrière, cela remonte à un petit peu plus de 20 ans et quatre productions à (très) petit budget développées pour l’un des spécialistes de la série B U.S. (à tendance nettement plus Z depuis le milieu des années 90), Charles Band (Puppet Master, Dollman, Arena…).

Les quatres bisseries écrites par Peter David pour le compte du studio Full Moon de Charles Band sont Trancers 4 et 5 et Oblivion 1 et 2. Dans le cas de chacune de ces deux séries, les deux longs métrages ont été tournés simultanément en Roumanie (pour réduire les coûts). Oblivion semble tout de même avoir bénéficié d’un petit peu plus de moyens que les deux Trancers, fauchés à tous les niveaux.

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Comme je l’ai déjà écrit dans ma chronique du 4ème épisode, les Trancers de Peter David peuvent être vus comme une relecture fantasy du long combat de Jack Deth contre les Trancers. Flic du futur, Jack Deth est attaqué au début de Trancers IV par une créature revancharde et se retrouve piégé dans une dimension parallèle où la technologie a été remplacée par la magie. Là, il combat une version alternative des Trancers, des vampires psychiques aux noms shakespeariens qui règnent en tyrans, et mène une rébellion pour rendre le pouvoir au peuple. La mission étant accomplie, il ne lui reste plus désormais qu’à trouver un moyen de retourner dans son époque…

Trancers 4 et 5 ont été tournés en même temps et on retrouve donc les mêmes (nombreux) défauts et les mêmes qualités (si si, il y en a…un peu). La production est du niveau d’un jeu de rôle grandeur nature (et ce n’est pas du tout pour me moquer des GN, j’y ai moi-même joué à quelques reprises plus jeune, ça m’a d’ailleurs rappelé des souvenirs), les acteurs jouent pratiquement tous comme des pieds et presque toutes les scènes d’action tombent à plat tant le manque de moyens ne permet pas de les dynamiser. À l’origine, Peter David avait d’ailleurs écrit plus de batailles…qu’on lui a demandé de virer du scénario parce qu’elles coûtaient trop cher…et celles qu’il a pu garder ont du être revues à la baisse.

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Comme le quatrième épisode, Trancers V dure environ 70 minutes, auxquelles il faut enlever presque 10 minutes de résumé des événements précédents. Il reste donc à peine une heure (et pas beaucoup de temps morts) pour que Jack Deth se lance sur les traces du “Diamant du Temps”, un artefact qui lui permettra de rentrer chez lui.

Si les Trancers de David Nutter et Peter David sont loin d’être des bons films (Oblivion est plus fun), il y a tout de même des petites choses à savourer, comme l’interprétation de Tim Thomerson, de plus en plus bourru et enchaînant les punchlines avec une tête de mec complètement blasé (ce qui colle tellement au personnage de Jack Deth…bon, Tim Thomerson a aussi déclaré avoir détesté perdre du temps en Roumanie pour ces deux films, ce qui explique certainement cela) et la virée absurde et tellement cheap dans le “Château de l’Implacable Terreur”, où Deth et son allié Prospero vont devoir affronteur leurs propres peurs…qui se matérialisent en une orgie (!), un monstre géant dont on ne voit que le bras (parce que pas de thunes !) et le jumeau maléfique de Jack Deth (gentil Jack vs méchant Jack !).