Je souhaite vous faire partager cet article.
[quote]Spider-Man et Cie se sont approprié le petit écran la semaine dernière avec un total de six films. Si ce n’est pas du matraquage, ça y ressemble beaucoup
Impossible d’échapper à la toile de l’homme-araignée ni au bouclier virevoltant de Captain America: la RTS a ouvert les hostilités samedi dernier en consacrant sa deuxième partie de soirée – de 22 h 30 à 2 h 30! – à Spider-Man, qui a attiré près de 60 000 Romands. Le lendemain, rebelote sur TF1 et France 2 avec le combat entre «Spider-Man 3» et «Captain America: First Avenger», remporté d’une courte tête par le second avec près de 5 millions de fans contre 4,7 pour le premier, soit un total de 9, 7 millions de téléspectateurs français. Un plébiscite. Mais cette déferlante ne fait pas que des heureux. «C’est du matraquage, ce genre de films vampirise l’antenne alors qu’il y a tellement d’autres belles choses à voir», s’insurge Freddy Buache, ex-directeur de la Cinémathèque suisse.
OUI «Il y en a marre de ce cinéma qui sert toujours les mêmes recettes»
Freddy Buache Critique et ancien directeur de la Cinémathèque suisse
TTM: Pourquoi êtes-vous fatigué par les superhéros?
FB: Parce que ce tapage devient insupportable. Il y en a marre de ce cinéma qui sert toujours les mêmes recettes. Pour moi, cela n’a rien à voir avec le septième art, c’est de l’ordre du train fantôme, on joue à se faire peur, mais au final, on n’en retire rien.
TTM: Le public qui plébiscite ces œuvres est libre, non?
FB: Bien sûr. C’est comme en littérature, vous pouvez lire des BD, des romans de gare ou aller trouver Proust, mais il faut continuer à avoir le choix. Moi, je regrette l’hégémonie américaine, le cinéma pop-corn basé sur le fric qui relègue les productions plus intimistes à des heures indues à la télé ou dans de petites salles au ciné.
NON «Les superhéros appartiennent au registre de l’épopée moderne »
Marc Atallah Directeur de l’expo «Superman, Batman & Co… mics!» à Yverdon
TTM: Spider-Man et Cie sont partout. Ce n’est pas lassant?
MA: Non, c’est un phénomène de société. Les superhéros appartiennent au registre de l’épopée moderne: les gens ont besoin de merveilleux, de symboliques fortes. Face à la perte des valeurs, les esthétiques américaines sont de nouveaux grands discours structurants, qui inscrivent l’être humain dans une quête de sens.
TTM: Le matraquage actuel ne va-t-il pas tuer le genre?
MA: Non. Il risque d’y avoir une overdose au bout d’un moment, mais les scénaristes vont se renouveler. C’est comme la science-fiction, elle existe depuis au moins un siècle et elle n’est pas morte. Les spectateurs auront toujours envie de ces mythes qui structurent la vie. [/quote]
Un matraquage avec 6 films? J’ai bien envie de me gausser. D’accord c’est du condensé, et en plus ce n’est pas sur les mêmes chaînes, donc là, c’est déjà dilué.
Comparé au « matraquage » des séries TV à base d’experts médicaux-légaux et policiers (et pas forcément toutes de même qualité également) ça en devient ridicule.
Se focalise-t-on sur un genre en particulier? Quelqu’un a-t-il envie de mener un combat contre des super-héros?
Un matraquage… ![]()
Ce n’est qu’un article (et dans un journal hadeubal), je n’en fais pas une polémique, mais ça me fait juste sourire.
Et c’est un peu du snobinisme de dire qu’on ne retire rien d’un film de super-héros. Et le plaisir? Rien que ça c’est déjà pas mal. Passer du bon temps avec un loisir, c’est un peu le but recherché quand même.
Est-ce que l’on retire systématiquement quelque chose de bon nombre de films chiants dont il doit être friand (les César and co ^^ pouf troll)? N’a-t-il jamais débattu sur « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités »? Sur la place d’un extra-terrestre sur Terre? Sur quoi faire d’un don spécial? Sur la justice super-héroïque?
Après s’il n’est pas content du choix des chaînes, qu’il aille se plaindre vers elles. Si on devait faire un article de journal à chaque caca nerveux, on n’a pas fini.
Après, sur l’histoire des productions américaines vs les petits films, c’est pas faux, mais les salles doivent rentabiliser leus choix. Je ne suis pas projectionniste, mais les cinémas doivent également assurer leurs rentabilités (sinon c’est las fermeture, et ce ne sont pas les exemples qui manquent). Et ce n’est pas avec un film qui va attirer 10 péquins par jour qu’ils vont le faire.
Après il reste donc la TV. Là encore, publicité, donc pognon, donc il faut attirer le plus de gens possibles.
Il faut juste remettre en cause le pouvoir du pognon. Bon courage!