TRUE GRIT (Joel et Ethan Coen)

1870, juste après la guerre de Sécession, sur l’ultime frontière de l’Ouest américain. Seule au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d’or par le lâche Tom Chaney. L’assassin s’est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n’obéit qu’à son code d’honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l’étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l’amour…

Après avoir plusieurs fois flirté avec le genre le plus éminemment cinématographique de tous les temps et avec le figure du cow-boy, les frangins décident de faire un véritable western en adaptant le roman de Charles Portis. Celui-ci avait déjà fait l’objet d’une adaptation cinématographique, Cent dollars pour un shérif, réalisée par Henry Hathaway et avec Katharine Hepburn et John Wayne. Et qui d’autre de mieux que le Dude des frères Coen pour reprendre le rôle du Duke, j’ai nommé Jeff Bridges. A ses cotés Matt Damon, Hailee Steinfeld dans son premier rôle et Josh Brolin.

Si le film est magnifique visuellement et s’il est porté par une Hailee Steinfeld incroyable, il m’a toujours donné l’impression de ne pas aller au fond des choses, de manquer la cible de peu. Bridges joue le vieux briscard parfaitement mais le parcours du personnage est chaotique, conséquence le final reste tiède. On suit sans déplaisir ces personnages mais (sauf à quelques rares moments) il ne sens jamais la réalité ou la gravité des enjeux. Sans dire que le film est une déception, il reste un western trop sage.

J’ai d’abord vu le Coen, puis après l’original.
Et j’ai bien aimé les deux.

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Moi c’est l’inverse.

Moi aussi.

Jim

Moi pareil. (Z’êtes chiants, on peut plus se disputer.)