TWILIGHT'S LAST GLEAMING (Robert Aldrich)

[quote]TWILIGHT’S LAST GLEAMING (L’ULTIMATUM DES TROIS MERCENAIRES)

PRODUCTION

USA, Allemagne, 1977

DATE DE REPRISE

1 mai 2013

REALISATEUR

Robert Aldrich

DISTRIBUTION

Burt Lancaster, Richard Widmark, Charles Durning,…

INFOS

Long métrage américain/allemand
Genre: thriller
Durée: 2h24

SYNOPSIS

Le dimanche 16 novembre 1981 s’annonce comme une journée tranquille pour David Stevens. Le président des États-Unis ignore qu’au même moment des évadés de prison sont en train de s’infiltrer dans une base militaire du Montana, afin de prendre le contrôle de neuf missiles nucléaires. Leur meneur, Lawrence Dell, est un ancien général de l’US Air Force condamné pour meurtre. Introduit avec succès dans le silo 3, Dell contacte l’état-major et impose ses conditions : de l’argent ainsi qu’une extradition à bord d’Air Force One pour lui et ses hommes. En sus, le renégat ordonne au Président de révéler un document confidentiel sur l’intervention américaine au Vietnam. En cas de refus, les fusées nucléaires seront lancées…




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Je ne crois pas avoir jamais vu ce film et je suis bien content d’avoir comblé ce manque. Oui, j’avais encore gagné des places et c’est dans une petite salle de cinéma que nous nous sommes rendus, ma femme et moi, avec une trentaine d’autres personnes, c’était très intimiste. Avant la projection, nous avons eu Edd… euh, une personne de la cinémathèque qui nous a fait une présentation du film, à la manière de la Dernière Séance (le Tex Avery en moins), en nous présentant le réalisateur et le contexte historique du film.

C’est amusant de revoir ces vieux films, de revoir ces manières de filmer avec de grands plans de discussion entre les protagonistes.
Alors ça raconte quoi? En gros, Lancester et Aldrich règlent leurs comptes avec l’administration américaine, car ils étaient contre aller faire la guerre au Vietnam. Distillé d’abord en filigrane, ce pamphlet explose en fin de film où le sujet est abordé plus abruptement. Le film aborde également le sujet de la raison d’état qui prime sur la démocratie, en mettant en scène un président sacrifiable, pour “la bonne cause”.
L’action est grosso modo en temps réel et parfois le réalisateur nous gratifie d’écrans splittés pour suivre différentes actions en parallèle. C’est brillant.
Le suspense, la tension est présente à tous moments, qu’elle soit physique (lors du désamorçage des systèmes de sécurité dans les premières scènes du film), ou orales, dans les confrontations téléphoniques, ou dans les bureaux.
Une politique-fiction qui dresse un bilan assez négatif de la démocratie américaine et c’est ce qui fait la puissance de ce film.

On peut regretter toutefois la traduction du titre en français, qui ferait plus penser à un western qu’à un thriller politique. De plus, on perd complètement l’allusion à l’hymne américain. Mais ça, ce n’est pas de la faute d’Aldrich.

A voir en version longue bien sûr.

[quote]On peut regretter toutefois la traduction du titre en français, qui ferait plus penser à un western qu’à un thriller politique. De plus, on perd complètement l’allusion à l’hymne américain. Mais ça, ce n’est pas de la faute d’Aldrich.
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Lors de la première sortie du film en France dans une version amputée de 50 minutes (!), la traduction était plus fidèle.

Par contre, le titre utilisé pour la sortie VHS fait plus penser à un Chuck Norris ou à un Steven Seagal.

Au fait, j’ai classé le film dans l’Index sous son titre français (l’actuel, bien sûr :wink: ).

Oui c’était trop “avant-gardiste” toutes les discussions sur la guerre du Vietnam, sur “le peuple doit-il savoir ou pas?”, ils n’ont gardé que les scènes d’action dans cette version.

“Piège pour un président”… :open_mouth: “Jesus Christ!” comme ils disent dans la VO!