Un espace dédié au travail des coloristes & dessinateurs/dessinatrices dans la mise en couleurs des illustrés.
Pour démarrer, un tour d’horizon de l’univers de The seasons, création de Rick Remender et Paul Azaceta.
Si Matheus Lopes est en charge des couleurs des planches, Paul Azaceta s’autorise la liberté d’expérimenter diverses techniques sur les couvertures de la série, qu’il réalise seul.
Ainsi les quatre premières couvertures explorent différents styles et recherches des diverses tonalités qui infusent The seasons:
une orientation lorgnant vers une approche horrifique avec une tonalité sombre et quelques touches plus vives pour la couverte du 1er épisode
un style lorgnant vers le fantastique pour la seconde couverture, avec des contrastes de couleurs chaudes et d’autres plus froides qui capturent la personnalité de chacune des sœurs Seasons
une troisième couverture dans le ton des planches intérieures avec ce côté bondissant des péripéties, rehaussées de couleurs harmonieuses au niveau des tons
une quatrième couverture qui explore la dimension plus psychédélique de la série, liée au cirque et ses illusions
Couverture de Superman : The kryptonite spectrum par Juan Ferreyra #2 à différentes étapes de la mise en couleurs, avec les variations sur l’intensité lumineuse émanant de la pierre et comment cela dicte les ombres placées sur Superman:
Dave Chisholm experimente beaucoup visuellement dans Spectrum; il dresse des ponts entre musique et images, en mêlant les deux au sein de compositions où les couleurs peuvent autant refléter un état d’esprit morose qu’une illumination festive rythmée d’onomatopées dansantes:
Je crois que je vais passer quelques heures sur le blog d’Isabelle Merlet, entre ses travaux réels et ses mises en couleurs pour le plaisir :
Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de montrer à quoi ressemble une page couleur sans le trait, juste le travail de couleur. Pourquoi ça ?
Parce que je constate dans les articles en ligne, les tweets, dossiers de presse, outils promotionnels divers et variés, site des éditeurs, bref, à peu près partout où l’on montre des pages couleur de BD, que jamais (ou presque) le ou la coloriste n’est crédité. Et j’aimerais vraiment que ça évolue !
J’espère que si un éditeur tombe sur ce post il aura à coeur de changer ses habitudes.
Ce sont les premières pages que l’on m’envoie, avant que le livre ne démarre et que le style graphique de l’auteur ne soit définitivement posé.
(…)
Une autre de Blutch, extraite de Lune l’envers avec un personnage de Lantz qui n’était pas encore Blutch lui-même, et une version couleur un peu plus pop. Au début d’un livre je mets toujours beaucoup de couleur, ça clignote dans tous les sens, jusqu’au moment où je réalise que l’histoire n’a pas besoin de telles ruptures, contrastes, etc. Alors je reviens à un accompagnement plus en lien avec ce qui se raconte et j’oublie mon goût du jeu purement visuel. Il en faut, bien entendu, mais pas à tout bout de champ et surtout pas n’importe quand ! Quand on vous dit que c’est un métier
J’étais tombé sur son blog au moment de la sortie des Chats du Louvre, dont elle a admirablement travaillé les couleurs. Pas simple de se fondre dans le travail de Matsumoto tout en injectant des tonalités chromatiques qui donnent une autre dimension au dessin.
Les colors guide sont parfois de grandes qualités, celui-ci est vraiment chouette !
J’ai fait l’acquisition du Batman Gallery Edition de Kelley Jones pour un prix très intéressant, et il y a quelques reproductions des color guide de Greg Wright qui sont bien meilleurs que le résultat final!