Une rapide recherche ne me renvoie rien de concluant, mais ça m’étonnerait beaucoup, en tout cas concernant l’imprimerie de labeur offset classique, car la technologie sans film (computer to plate) est au point depuis une trentaine d’années au moins.
Mais apparemment, les films servent encore pour certaines technologies spécifiques.
Et puis les imprimeurs qui veulent se la jouer à l’ancienne, ils remontent carrément à la presse typographique, c’est plus la classe !
Ah oui? Je n’y avais pas pensé.
Je ne pensais pas que les éditeurs recolorisaient (techniquement c’est évidemment possible mais je ne pensais pas que cela se faisait dans le milieu).
Tout dépend des impératifs. Refaire un titre, une maquette, ou coller à la source…
Déjà, précisons qu’aujourd’hui, alors que les éditeurs américains numérisent leur fonds, leur patrimoine, il y a de moins en moins besoin que l’éditeur français intervienne. Si l’épisode n’est pas numérisé, il le demande à l’éditeur américain : ça prend plus de temps, mais le savoir-faire et le personnel sont là.
Ensuite, précisons aussi que la période transitoire (disons pour faire court, le début des années 2000) est aujourd’hui moins concernée. À l’époque, les fichiers fournis (quand ce n’était pas des films) étaient aplatis. Aujourd’hui, les éditeurs sont allés à la source et fournissent désormais des fichiers avec calques, nettement plus pratiques. La première édition de « Silence » chez Semic, de mémoire, les fichiers étaient aplatis : ce n’est plus le cas sur les éditions récentes, ce qui facilite la tâche de tout le monde.
Reste la colossale période d’avant la numérisation. Les éditeurs américains, s’ils numérisent aujourd’hui, génèrent une image aplatie où les bulles, les titres, les « blurbs » sont au même niveau que le dessin. C’est plus simple à gérer que sur les films, mais tout de même. Et là, tu te retrouves avec des fichiers où tu dois effacer, recréer du décor et/ou de la matière, et remettre les titres et textes divers sur l’emplacement. En soi, pas simple quand même.
Or donc, plusieurs cas se sont présentés à l’équipe Semic (donc première moitié des années 2000, la fameuse période de transition que j’évoquais plus haut), DC ne fournissait déjà pas toutes les nouveautés en fichiers numériques, alors les « vieilleries », tu penses bien.
Deux exemples me viennent à l’esprit pour lesquels on a procédé comme indiqué, à savoir prendre le film du noir, le numériser à haute def (600 dpi minimum, sans doute 1200) et recoloriser dessus (dans les deux cas, c’est le regretté Stéphane Peru qui s’en est chargé) : l’album JLA - Légendes et le magazine Superman Hors Série #5.
L’opération a été effectuée afin de faciliter le travail du maquettiste qui dispose alors d’un fichier propre. En revanche, le lettreur, lui, a encore bossé à l’ancienne en gérant ses quatre films CMJN.
Ça, c’était il y a respectivement vingt-deux et vingt-six ans. Ça s’est simplifié, depuis.
Pour répondre plus précisément à ta remarque, je pense que ça s’amenuise, du fait de la création d’un fonds numérique chez les éditeurs et de la généralisation du numérique chez les imprimeurs. Le problème peut se poser sur quelques couvertures anciennes dont les titrailles diverses sont aplaties, mais somme toute, ça se résout, notamment en agrandissant tel élément qu’on veut privilégier (les belles rééditions patrimoniales chez Urban utilisent l’idée de Chip Kidd consistant à zoomer sur une case tramée, ce qui permet de jouer à fond la carte du vintage en contournant le problème des fichiers sans calques).
Les éditeurs américains fournissent de plus en plus des fichiers pratiques, et disposent d’images de couverture pour leurs éditions, qui peuvent servir pour celles des éditeurs étrangers (ce qui peut expliquer que, parfois, ceux-ci collent fidèlement au matériau d’origine).
Jim
Merci Jim!
ouais un super podcast encore une fois.
Rien que pour ta présence, je vais écouter ce podcast. Tu es mon chouchou depuis toujours.
Carrément
C’est la 1ere fois que j’écoutais et j’ai trouvé ça très bien
Pour moi, Kab reste le meilleur du lot. Il est beau gosse, cultivé, calme, sensé et surtout il sait lire.
Un must de la profession!
Voilà comment on reconnait les fans ! ![]()
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Moi aussi je t’aime.
Quel amour !

Vu sur les sites de vente, sortie en mars mais pas encore annoncé officiellement par Urban.
Le premier épisode de Fraction et Jimenez en avant-première ? (je ne vois pas trace d’un N°2)
Le prix est de 3,95 EUR.
C est annonce sur le podcast forst print bilan/perspective
Un seul numero.. c est un peu l equivalent du bouquin absolute de l annee drniere
AVP en format journal ?
J’espère qu’il y aura la boîte de céréales vendu avec pour le lire au ptit déj.
Batman 1 par fraction
Oui…mais je me demandais s’il sera en format journal, comme le Château des Etoiles d’Alex Alice par exemple…
Oh tiens, encore une initiative éditoriale pourrave. Regardons où ça nous amène.
Pourquoi pourrave ? Et quels sont les autres ?


