VAMPIRES EN TOUTE INTIMITÉ (J. Clement & T. Waititi)

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La bande-annonce :

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La nouvelle bande-annonce :

Le néo-zélandais Jemaine Clement a officialisé la mise en chantier d’une suite à What we do in the shadows. En attendant, la comédie horrifique, qui s’est taillée un joli succès critique partout où elle a été projetée, sortira en France directement en e-cinema sous le titre Vampires en toute intimité. Pour l’occasion, le film aura droit à un doublage pour lequel Alexandre Astier, Fred Testot et Bruno Salomone (entre autres) ont donné de la voix.

Et ça n’est que justice, le film se révélant vraiment très drôle. En tout cas en VF, la version que j’ai vu…
Celle-ci diffère forcément beaucoup de la version originale ; en effet, le travail d’adaptation a été confié au duo Nicolas et Bruno, à l’origine de l’hilarant « Message à caractère informatif », ou de l’excellent et très bizarre « La Personne aux deux personnes », avec Alain Chabat et Daniel Auteuil.
Connaissant leur patte identifiable en deux secondes, on se dit que le tandem va « tirer le film » vers leur approche habituelle, et ça ne loupe pas (références à la fameuse COGIP, l’entreprise fictive qui apparaît dans tous leurs travaux, intonations inimitables, etc…). Il paraît que ça a beaucoup fait jaser certains commentateurs : trahison, falsification du matériau d’origine et j’en passe.

C’est une réaction idiote. D’une part, les tatillons ont toujours la possibilité de visionner la version d’origine ; d’autre part, si on reconnaît la patte des adaptateurs (et des doubleurs, dont l’excellent Fred Testot), le texte n’a pas l’air si éloigné que ça des dialogues d’origine, pour la part purement « factuelle » du film. Certes, l’action est délocalisée à Limoges (pas vraiment en Nouvelle-Zélande, donc) mais ça reste accessoire.
Moi, j’ai beaucoup accroché à cette relecture, qui donne une vraie valeur ajoutée à cette VF, un peu comme dans le temps…

La principale réussite du film est de toute façon ailleurs, dans cette approche pas si éloignée d’un « C’est arrivé près de chez vous », en moins hardcore mais en plus loufoque. Le rythme des gags est très soutenu, on n’est d’ailleurs pas loin de l’exhaustivité concernant les vannes sur les vampires…
Les sommets sont atteints au cours d’échauffourées avec un gang rival, constitué par des loup-garous, mais il y a beaucoup d’autres moments absolument irrésistibles, comme des scènes d’hypnose hilarantes (« tu as un serpent à la place du pénis, maintenant »).

Réussite totale dans sa façon de retourner tous les poncifs liés au mythe vampirique les uns après les autres pour en tirer des effets comiques impayables, le film est franchement très drôle. Peut-être que la version française « révisionniste » induit deux expériences de spectateur très différentes, mais quand le résultat est abouti qui s’en plaindrait au fond…

Bill Sienkiewicz :

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Si vous avez été envoutés par le premier film, jetez-vous sur la série télévisée dérivée éponyme qui est juste hilarante ! Le spin-off a un peu un air de remake américain aux premiers abords, puisque l’action est délocalisé sur Staten Island où l’on suit trois vampires aussi décalés avec leur époque qu’incompétents dans leurs missions épaulés par un familier humain qui doit réparer toutes leurs bêtises derrière eux, la série reproduit ce qui fait le sel du film tout en développant ses propres caractéristiques de saison en saison. La troisième qui est diffusée actuellement est toujours aussi savoureuse, les personnages partant toujours plus loin dans leurs raisonnements absurdes tandis que le statu quo est chamboulé pour permettre de nouvelles situations toujours plus jouissives dans la bêtise furieuse des personnages. Si chaque protagoniste est aussi drôle qu’attachant, ma petit préférence va à Lazlo qui est la vedette d’un épisode de la saison 2 dont je rigole encore rien qu’à y repenser.

A noter qu’un autre spin-off, Wellington Paranormal a également développé : on reste cette fois-ci en terre néo-zélandaise pour suivre les tribulations de policiers confrontés aux créatures des ténèbres.

J’ai commencé, ma femme n’a pas aimé. Faudrait que je reprenne, tiens.
Moi, je trouve ça rigolo.

Ah ben on est deux, la mienne n’a pas même pas fini le premier épisode (mais je m’y attendais, j’ai fait une tentative vouée à l’échec). J’avoue que j’ai mis quelques épisodes à vraiment me faire embarquer, et une fois les persos bien installés j’ai été littéralement… mordu !