VENOM #1-34 (Donny Cates / Stegman, Coello, Bagley)

Lesniewski

IMG_20210822_071952

Frank Cho :

tumblr_oq2d1yNtgz1su2of1o1_640

Lee gatlin

IMG_20210929_212842

Daniel Warren Johnson :

tumblr_pyw8xttd8L1rnvulyo7_1280

Tiens, ça fait partie des trucs que je n’avais pas lus, et que j’ai découverts en ressortant mes deux TPB. Il se trouve dans le dernier tome consacré à la série Venom, et il est très sympa : on retrouve un Eddie blanchi, aidé d’une canne, qui semble avoir fait la paix avec Spidey, les héros ou son fils. Y a de très belles scènes (l’énième discussion autour d’un café entre Peter et Eddie est pas mal du tout, mais les retrouvailles entre le père et le fils, à la fin du numéro, sont bien chouettes aussi…), un certain souffle épique (Philip Kennedy Johnson n’y est sans doute pas étranger), et une vision presque souriante du personnage et de son univers. Très sympa.

Jim

2 « J'aime »

Cool pour lui

Excellente nouvelle.

Par un caprice du hasard et des achats en boutique que je ne m’explique pas, je me suis récemment aperçu que je n’avais pas le premier TPB, intitulé « Rex », de la période Cates. Je l’ai donc reçu ce matin, et je n’ai pas pu m’empêcher de le relire, cinq ans après ma découverte de la série. Donc suffisamment proche pour conserver le souvenir des grandes lignes de l’intrigue, mais suffisamment loin pour savourer la redécouverte.


[/quote]

Bon, j’aime bien. Même beaucoup. Je l’ai déjà dit. Mais relire en connaissant l’ensemble du récit, et « à froid », en quelque sorte, permet de voir des structures qui m’évoquent des influences célèbres. Brock se trouve un mentor, on pensera donc à Miller qui invente Stick, mais comme Rex Strickland n’est pas un personnage du passé d’Eddie, on pensera peut-être à I Ching, qui initie Diana Prince aux arts martiaux grâce à Denny O’Neil. Y a pire comme précédents.
Mais surtout, sa reprise de Venom me semble devoir beaucoup à celle de Swamp Thing par Alan Moore : de nombreux éléments structurels évoquent les mécanismes mooriens de déconstruction. Brock rencontre du Strickland, qui est son Constantine à lui. Brock meurt, comme la Créature. Sa renaissance et sa confrontation avec une réalité cosmique supérieure le lance dans une redécouverte de son corps et une exploration de ses (nouveaux pouvoirs), comme « Alec ». Et le symbiote de Rex, qui pense être Strickland, suit le même parcours d’acceptation de ce qu’il est (un symbiote), avouant ce qu’il n’est pas (un humain, désormais mort).

Tout ceci est mis au service d’une vaste entreprise de déconstruction (dans les comics de super-héros, ça prend la forme de la célèbre formule « tout ce que vous saviez sur lui est faux »). Et comme Moore avant lui, Cates ne renie rien de ce qu’on fait ses prédécesseurs : il intègre de nombreux éléments mais, plutôt que les prendre tels quels, il leur donne une nouvelle coloration. Il ouvre la série sur une énième rencontre avec Jack O’Lantern, l’un des méchants récurrents de la période Remender. Il fait revenir Sleeper, et règne une dernière fois son sort à Tel-Kar, le Kree qui fut l’ancien hôte du symbiote. Il va jusqu’à expliquer la « planète des symbiotes » d’une autre manière, ce qui revient à renvoyer à l’un des chapitres les plus illisibles de la carrière du personnage.

Alors bien sûr, la comparaison s’arrête là. Si Cates parvient à donner beaucoup d’épaisseur à Eddie Brock, sa série n’a pas la profondeur et la poésie évocatrice de celle de Moore. Mais l’approche formelle reste comparable.

Jim

4 « J'aime »

Je trouve que Cates manque beaucoup au Marvel d’aujourd’hui

2 « J'aime »

Une des influences d’Immortal Hulk également.

2 « J'aime »

Un image boy mais 30 ans plus tard et scénariste.

Très rapidement après le lancement du titre par Cates, je pouvais lire que ça évoquait du Alan Moore sans trop expliquer en quoi. (peut être que c’était trop récent et que ça évitait d’éventuels spoilers) .

Après ce retour de Jim, je comprends mieux du coup cette comparaison qui était faite à l’époque.

Quelle prestation te permet de ressentir ce manque? Parce qu’à part Venom, Cates a-t-il eu le temps de marquer de son emprunte Marvel?