WISHMASTER (Robert Kurtzman)

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REALISATEUR

Robert Kurtzman

SCENARISTE

Peter Atkins

DISTRIBUTION

Tammy Lauren, Andrew Divoff, Chris Lemmon, Robert Englund…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur
Année de production : 1997

Les passionnés de cinéma fantastique et horrifique connaissent bien la société KNB EFX Group, studio spécialisé dans les effets spéciaux pratiques (et les maquillages et animatroniques) fondé à la fin des années 80 par Robert Kurtzman, Greg Nicotero et Howard Berger. Les trois compères s’étaient rencontrés sur des classiques comme Zombie et Evil Dead II et se retrouvaient régulièrement sur les mêmes tournages avant d’unir leurs efforts. KNB a tout fait, des maquillages des épisodes de Freddy, Michael Myers et Leatherface aux créatures du Livre de la Jungle (la version de 1994) et The Faculty en passant par les animatroniques de Danse avec Les Loups et des Chroniques de Narnia (pour ne citer que quelques titres puisque KNB a travaillé sur une centaine de films).

Sur les trois fondateurs de KNB, seuls deux ont touché à la réalisation. Greg Nicotero est maintenant devenu l’un des réalisateurs réguliers de la série The Walking Dead, avec une trentaine d’épisodes à son actif. Robert Kurtzman a mis en scène 5 longs métrages et le plus connu reste Wishmaster (ce qui ne m’étonne pas car les quatre autres m’ont l’air très dispensables, le genre de direct-to-DVD très oubliable), une co-production de Wes Craven sortie en 1997 et qui fut suivie par trois suites (je me suis arrêté au deuxième épisode à l’époque).

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Spécialiste en pierres précieuses, Alexandra Amberson (Tammy Lauren, avec ses faux airs de Linda Hamilton) étudie une étrange opale. Elle la confie à un collègue qui, en la manipulant, libère une entité surnaturelle enfermée depuis des siècles : un djinn capable d’exaucer tous les voeux…et ce monstre n’est pas ce qu’on peut appeler un bon génie…

Chose guère étonnante, Wishmaster vaut surtout pour ses très bons effets spéciaux (les pratiques, car les quelques tentatives de trucages numériques sont loin d’être convaincants). La scène d’ouverture et le grand final sont de véritables pandemonium bourrés de très chouettes idées et de visuels difformes. Deux moments de folie gore qui font une démonstration délirante des pouvoirs du djinn incarné cette tronche burinée de Andrew Divoff, vilain régulier du petit et du grand écran U.S. (vu notamment dans À la poursuite d’Octobre Rouge et La Créature du Cimetière). Bonne idée de la version française : c’est Richard Darbois qui double le maléfique génie, avec sa voix grave qui colle très bien au personnage.

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Entre les deux, le scénario de Peter Akins (Hellraiser II à IV) joue un peu la montre, le mauvais génie récoltant des âmes pour accroître son pouvoir avant sa rencontre avec l’héroïne à qui il doit exaucer trois voeux…à sa manière particulière bien entendu. Le déroulement est assez prévisible, mais les méfaits du djinn, qui se régale de mises à mort variées avec son sourire en coin, participent à l’efficacité de cette bonne petite série B.

La distribution secondaire réunit quelques visages familiers des fondus d’horreur. Celui qui a le rôle le plus important est Robert Englund (Freddy Krueger)…et il y a aussi des petites apparitions de Kane Hodder (Jason Voorhees), Tony Todd (Candyman), Ted Raimi (Shocker) et Reggie Bannister (Phantasm). Et toujours à propos de la saga Phantasm, c’est Angus Scrimm, le « Tall Mann », qui officie en tant que narrateur de l’ouverture du film dans la version originale.

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