ZORRO ET LES TROIS MOUSQUETAIRES (Luigi Capuano)

REALISATEUR

Luigi Capuano

SCENARISTES

Roberto Gianviti et Italo De Tuddo

DISTRIBUTION

Gordon Scott, José Greci, Giacomo Rossi Stuart, Livio Lorenzon…

INFOS

Long métrage italien
Genre : action/aventures/comédie
Titre original : Zorro e i tre moschettieri
Année de production : 1963

Dans leurs univers fictionnels respectifs, les aventures des Mousquetaires du français Alexandre Dumas et de Zorro, le justicier masqué créé par l’américain Johnston McCulley il y a un siècle, se déroulent à (grosso modo) 200 ans d’écart. Peu de chance pour que les personnages se rencontrent, donc…mais c’était sans compter la magie du cinéma et l’imagination des scénaristes de films de genre prêts à tous les croisements dans le but de divertir. Et dans les années 60, la série B italienne, alors en plein âge d’or, ne manquait pas d’idées pour exploiter tous les filons.

Un an après la fin de la série TV Disney (dont les nombreuses rediffusions ont contribué à perpétuer le succès), les exploits de Zorro ont nourri une bonne vingtaine de productions italiennes ou italo-espagnoles, dont la plus célèbre reste le Zorro de Duccio Tessari avec Alain Delon en 1975. Ces multiples déclinaisons n’adaptent pas le Zorro originel…ce sont plutôt des versions qui en reprennent certaines caractéristiques, ce qui est également le cas de celle dont il est question ici.

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Dans ce long métrage signé Luigi Capuano (déjà auteur d’un Zorro l’Intrépide sorti l’année précédente), Zorro défend la veuve et l’orphelin dans l’Espagne de 1630. Le “Renard” est incarné par l’américain Gordon Scott, qui est devenu une star dans la deuxième moitié des années 50 en incarnant Tarzan à 6 reprises. Sur les bons conseils de son ami Steve Reeves, Gordon Scott a ensuite poursuivi sa carrière en Italie où il tourna péplums, films d’aventures et westerns à partir de Maciste contre le Fantôme en 1961.

Gordon Scott met donc sa présence athlétique au service de nombreux combats à l’épée et s’amuse à jouer l’identité secrète de Zorro, un noble qui refuse la violence et qui passe pour un faible à la cour du Roi. Le scénario joue efficacement sur la ruse de Zorro qui utilise par exemple différents déguisements pour mener ses plans à bien et qui passe donc cette fois-ci moins de temps dans son emblématique costume noir.

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Et ces plans concernent la libération de sa bien-aimée, la princesse Isabella, retenue prisonnière par les français dans une forteresse des Pyrénées. C’est dans ces circonstances que Zorro rencontrera D’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis. Après l’inévitable malentendu qui conduit au premier affrontement, les cinq hommes vont se rendre compte qu’ils partagent les mêmes valeurs chevaleresques, s’épaulant en de multiples occasions…

Zorro et les Trois Mousquetaires est un divertissement plein de bon humeur, rondement mené et bourré de rebondissements. Les péripéties s’enchaînent sur un très bon rythme, avec d’amusantes touches humoristiques apportées notamment par la caractérisation des protagonistes et par les actions de leurs valets. Le genre de film qui n’a pas du tout les mêmes moyens que les superproductions hollywoodiennes dont il s’inspire mais qui est suffisamment bien ficelé pour proposer un spectacle réjouissant…

L’affiche italienne :