ADAM ET ÈVE (Enzo Doria et Luigi Russo)

REALISATEURS

Enzo Doria et Luigi Russo

SCENARISTES

Enzo Doria, Luigi Russo, Domenico Rafele, Lidia Ravera, Jaime Comas Gil et Eugenio Benito

DISTRIBUTION

Mark Gregory, Andrea Goldman, Angel Alcazar…

INFOS

Long métrage italien/espagnol
Genre : un peu de ci, un peu de ça…
Titre original : Adamo ed Eva, la prima storia d’amore
Année de production : 1983

Sur fond de musique au Bontempi des frangins de Angelis, tellement familière que les deux bonhommes ont encore du recycler les mêmes accords entre deux bisseries, Dieu acheva son oeuvre au septième jour. Mais il n’y avait point d’homme pour cultiver le sol (c’est vrai quoi, ces choses ne se font pas toutes seules) et l’Eternel Dieu forma alors l’homme de la poussière de la terre. D’un cocon surgit alors Adam, le premier homme, Marco di Gregorio dans toute sa gloire !


Le Premier Homme ! Quel regard !

L’Eternel Dieu planta un jardin en Eden et il y mit l’Homme qu’il avait formé. Entre deux Guerriers du Bronx, Marco se promène à poil, fait joujou avec les animaux mais il se sent tout seul et tout con à se balader comme ça le cul à l’air (curieusement, il a tout de même l’air plus crédible qu’en chef d’un gangs de motards). Mais oubliez le truc de la côte, os de mes os, chair de ma chair, femme prise de l’homme. Dans une scène aussi mignonne que kitsch, sur fond de chanson sirupeuse (qui revient trois fois dans le film), Adam sculpte Eve dans le sable et l’eau donne vie à la première femme.


Quoi ? J’avais la dalle !

Jouée par la belle Andrea Goldman (dans son seul rôle au cinéma), Eve n’écoute pas son homme et se laisse tenter par le vil serpent en mangeant la pomme de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Les yeux d’Adam et Eve s’ouvrirent, ils virent alors qu’ils étaient nus et qu’ils pouvaient faire des choses très sympas avec ce qu’ils ont entre les jambes. Et l’éternel Dieu les chassèrent du Jardin d’Eden, sa colère exprimée par un déluge de mauvais effets spéciaux…et on passe alors d’un remake du Lagon Bleu à un ersatz de la Guerre du Feu.


Adam n’est pas content…

Entre deux engueulades (enfin, c’est surtout Eve qui gueule, faut dire qu’elle parle pour deux), le couple enchaîne les aventures : ils échappent à un ptérodactyle en mousse, à des stock-shots d’un long métrage de Ray Harryhausen, à une tribu de néanderthaliens intéressés par les attributs virils d’Adam (il y a de quoi), Eve trompe Adam avec un guerrier peinturluré avant une alliance (le premier ménage à trois de l’histoire) pour affronter une bande de dégénérés cannibales (d’où le racoleur titre U.S., Adam & Eve versus the Cannibals…on est quand même loin de Cannibal Holocaust, le gore est très sage).


Gné ?

Ce chouette nanar d’Adam et Eve surprend ponctuellement par quelques plans joliment filmés et mettant bien en valeur les très beaux décors ainsi qu’une certaine poésie naïve (dans le final)…entre deux grands moments de n’importe quoi réjouissants (ah, cette attaque d’un ours digne du Hercule à New York avec Schwarzenegger). En résumé, Adam connut Eve, sa femme, elle conçut et enfanta Caïn…encore des emmerdes à l’horizon…

Mais ceci est une autre histoire !


Adam est content ! Quel homme ! Quelle finesse dans le jeu !

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Euh, non, ça, c’est un peu plus tard… ~___^

Quelques affiches italiennes :


Tori.

Moi j’ai croqué la pomme ?

https://www.youtube.com/watch?v=RsnSj14aXJY