Hell yeaaaah !!! (c’est le cas de le dire)
La couverture du tome 2 :

Splendide.
Nom d’un Grinch! Belle couv effectivement
A tomber par terre.
Sortie du tome 2 prévue pour le 29 mai.
Lire ce run en VF est un plaisir. Moore y utilise quand même des effets de style et une ecriture assez « littéraire » … et ca en anglais… je passe à coté…
Il faut que je passe récupérer le mien en librairie. Je suis impatient!!! 
Lu et à 99% d’accord
Le 1% étant que si le souffle épique est, en théorie, plus fort qu’un COIE, dans la pratique c’est pas non plus Pérez au dessin et j’avoue être un poil frustré dans la représentation de la menace alors que d’autres moments précédent (le parlement des arbres) sont hautement plus incroyable)

Alan moore presente swamp thing tome 3
Loin de la Louisiane qui l’a vue naître, la Créature vient de livrer un âpre combat aux portes du Paradis et de l’Enfer.
Il est temps pour elle de retrouver son marais, mais celui-ci n’a plus rien de la tranquillité qui l’habitait. Sa femme, Abby, est absente. Assignée en justice pour « crime contre-nature », elle a été contrainte de fuir. Le temps n’est plus à la paix désormais, et la colère, qui commençait à sourdre dans le coeur de la Créature, laisse bientôt place à la rage; celle, violente et profonde, de la Sève tout entière.
INFOS
SCÉNARISTES : COLLECTIF, MOORE ALAN - DESSINATEURS : COLLECTIF, VEITCH RICK, BISSETTE STEVE
- Public : 15+
- Collection : VERTIGO SIGNATURES
- Date de sortie : 28 août 2020
- Pagination : 400 pages
- EAN : 9791026819226
- Contenu vo : Contenu : Saga of the Swamp Thing #51-64
Cool, ça sort vite!
Merci Doc pour la bonne nouvelle ! 
Ah ouais, impressionnant ce délai : tant mieux !!
ah, c’est pour ça qu’ils me tannaient pour que je rende la trad
Ils avaient peur que tu dévoiles le secret.
Ayant découvert la série dans Spectral, avant d’en relire des bouts chez Delcourt puis en VF, je connais mieux le début de cette prestation que la fin. Et même si j’ai tout en VO et que j’ai lu l’ensemble il y a quelques années, quand on me parle des Swamp Thing de Moore, j’ai toujours tendance à penser, en premier lieu, au formidable épisode « Rite of Spring », puis à « Anatomy Lesson », puis à l’hommage à Pogo…
Donc, ayant mis la main sur un exemplaire de ce troisième tome, je me suis empressé de le lire dans la langue de Michel Audiard, ce qui permet de redécouvrir en « changeant de perspective », comme dirait le Docteur Manhattan.
Et c’est très bien. On sent que la série marque un peu le pas, et glisse davantage vers la science-fiction. En se rapprochant de l’univers DC plus conventionnel (Batman, Adam Strange ou les hommes ailés de Thanagar viennent faire des apparitions), Moore, qui laisse aussi Veitch prendre plus d’importance dans la confection des histoires, semble s’éloigner de l’espace de liberté et d’expérimentation qu’il s’était confectionné précédemment. C’est un peu moins ébouriffé, pour faire court.
Il y a même des passages un peu intriguants, et pas vraiment dans le bon sens du terme : Batman et Gordon qui viennent à la cérémonie d’inauguration de la statue en honneur à la Créature du Marais qui a saccagé la ville, c’est une bien étrange manière, et pas la plus fine selon moi, de conclure le récit de la colère du dieu végétal. Le justicier et le policier semblent être de purs contresens dans cet épisode qui ne manque pourtant pas de qualités. Dommage, parce que Moore avait dressé le portrait d’une ville violemment végétalisée, et qui trouvait du plaisir à se retrouver ainsi pénétrée et renversée. Cette redéfinition d’une jungle urbaine retrouve l’étincelle des grandes sagas précédentes, en parvenant à rendre complexe la situation.
Par la suite, le scénariste parvient à animer deux épisodes de la série sans son personnage principal. Pas mal, malgré les réserves émises plus haut. S’ensuit une sorte d’odyssée spatiale où, tel Ulysse, Alec tente de revenir auprès d’Abby. Il y a de grands, très grands moments, et « Mon paradis bleu » en fait partie.
Moore conclut réellement sa prestation, en lui donnant une fin, et donc une cohésion forte. Le dernier épisode, illustrés par plusieurs vedettes de la série, donne un destin à ses personnages, même secondaires. C’est un peu en mode mineur par rapport au reste de la série (et les textes publiés dans l’album éclairent un peu le contexte dans lequel les auteurs travaillaient et la grande charge qui pesait à cette époque sur les épaules de Moore, ceci pouvant expliquer cela), mais ça reste d’un très haut niveau.
Jim
Je n’ai pas vraiment aimé ce virage scénaristique final dans l’espace et je trouve que « Mon paradis bleu » aurait fait une très belle conclusion au run de Moore.
Par contre, il y a deux épisodes consécutifs que je trouve complètement dingues au milieu de cet arc final plutôt faible. Ce sont les épisodes 60 et 61 : « Les amants étrangers » (il faut que je le relise à tête reposée d’ailleurs) et « Toute chair est d’herbe » même si pour ce dernier, c’est plus l’idée que la réalisation qui m’a renversé.
Le premier, c’est l’aspect formel qui est étourdissant.
Jim
Tu parles de « Mon paradis bleu » ou « Les Amants étrangers ». Je suppose que c’est le second.
Si c’est bien celui-ci que tu évoques, j’adore la façon dont est tournée la narration (je ne veux pas en dire trop pour laisser la surprise) et surtout la partie graphique très proche de l’abstraction qui colle parfaitement au propos. Vraiment très surprenant et c’est vrai que c’est le principe de l’odyssée qui permet ce type d’épisodes « one-shot ».
Enfin, la France publie la fin de cette série!
Il aura fallu 4 editeurs… et 35 ans depuis son début en VF (à peu prés.)
J’adore cette série.
Je l’avais « redécouverte » avec la traduction de Nikolavitch sur Panini et les 2 1ers tomes que j’avais adoré. J y avais en plus découvert une certaine poésie qui m’échappe souvent en VO et il avait gardé une certaine musicalité (ce qui est le cas des ecrits de Moore en VO).
Je n’avais donc pas racheté le T1 Urban qui réunissait ces deux tomes avec la même traduction (peut être revue mais …)
J’étais assez familier de ce 1er tome dont j avais lu une partie chez aredit ou Delcourt puis en VO… mais aussi du deuxieme tome que j avais adoré en essential (Noir et blanc) et TP titans avant un TP VO.
Je les adorais de toute façon avec cette destructuration du personnage pour mieux le remonter et le rendre moderne, cette restructuration de l univers surnaturel DC qui amènerait à Vertigo (rien que la partie Cain et Abel…) puis american gothic qui reliait les grandes figures de l’horreur (Loup Garou, Vampires, Maison hantées, fantomes…) à de grands maux actuels (Le machisme ou patriarcat, racismes, violences armées, ecologie…) …
Tout ca en nous livrant des personnages solides, cohérentes et credibles qui évoluent dans cette horreur…
Ce qui est dans ce troisième tome je l avais lu récemment à sa sortie en TP VO au cours des années 2000 pour la première partie alors que la seconde je l avais en floppy depuis des décennies… J adorais le dernier numéros…
Cependant j avais moins accroché à cette fin de run:le tournat SF m avait pris de court.
Là je le relis en VF, toujours traduit par Nikolavtich qui ressort, à mon sens toute la dimension poétique de l’écriture du maitre et je tombe sous le charme.
La première partie qui joue avec les amours « différends » des univers de super-héros. On pense vite à Vision et la Sorciere Rouge et la période Englehart où leur amour est jugé par le commun des mortels jusqu’aux attaques qu’on appellerait terroriste aujourd’hui. L’action se passe à Gotham et Batman s’en mèle avant que la créature ne disparaisse dans un complot d’un branche armée du gouvernement peu content des évènements du 21 (2eme de Moore). On pense la créature morte… Moore livre ensuite de superbes episodes sur le deuil aidé par Bissette qui scenarise un numéro… Puis la Créature revient dans l’espace, scénarisée par Moore ou Veitch (sur un episode) et une idée de Bissette sur un autre. On y croise Adam Strange, un Green Lantern végétal, Metron et Darkseid…
Moore, Veitch et Bissette redefinisse le cosmos de DC avec des versions de Thanagariens ou de Strange qui dure encore (Tom King) puis vient le retour sur terre (avant que la créature ne subisse un viol… psychique un peu à la claremont).
La série en fait parle surtout de l’amour entre Alec et Abby (comme Preacher) mais aussi d’autres formes d’amour… violents et sadiques que ce soit l’histoire sur la place des femmes dans la société ou cet histoire où on découvre que Liz Tremayne, personnage trés fort sous le run de Pasko a été détruite et complètement mis sous l’emprise de Dennis).
Cette série traite de tous les sujets mais parle surtout d’amour. Elel redefinit des pans entiers de l’univers DC, elle montre la voie aussi à la recomposition d’un personnage… elle est belle (l episode arty) et poetique…
Je me dis que quand on a pas lu cette série et les principales de Moore… on peut avoir lu pas mal d’autres trucs… on loupe quelque chose…
Oui.
(Pour une fois que je ne fais pas de citation directe…)
Quoique même la forme de « Mon paradis bleu » est intéressante, l’écriture en monologue intérieure. Ce n’est pas aussi étourdissant que « Les Amants étrangers », certes…
Après, même si je trouve que pas mal d’épisodes sont à moins grande vitesse que les passages précédents, il y a constamment des idées géniales. Ou plus précisément, Moore pousse les idées toujours plus loin en établissant des connexions géniales. Par exemple, il décrit une planète à deux soleils. C’est classique dans la SF. Sauf que les dialogues et les voix off nous mettent en présence d’une division de la journée particulière : il y a deux aubes, deux crépuscules et deux midis, et c’est à ce genre de détails infimes et apparemment anodins qu’on comprend le génie de Moore : il ne prend rien pour acquis, il réfléchit aux implications de choses qui, pour d’autres, paraissent « normales ». Même quand il lève le pied de l’accélérateur, il donne des leçons à tout le monde.
Jim