ALAN MOORE PRÉSENTE SWAMP THING t.1-3 (Moore / Bissette, collectif)

Je me demande dans quelle mesure la propre intimité de Moore à l’époque (un brin « hors-normes » même si j’imagine que ça s’est normalisé depuis, puisqu’on a inventé le terme de « polyamour ») a infusé son propos… même si l’on n’a pas besoin d’être nécessairement concerné pour écrire sur ce type de thématiques, bien sûr.

Ouh la, oui. Et c’est encore très flagrant sur ce tome. Il faut quand même se dire que ce que l’on considère là comme la part faible de son run (puisque je ferais le même constat de mon côté) ferait baver plus d’un auteur en termes d’inventivité et d’idées au mètre…
(perso je trouve que les deux premiers épisodes du volume, qui forment un prologue au « Jardin des Délices », sont vraiment en-dessous du lot, étonnamment peu denses et un peu chiches en idées, même si l’écriture est largement au-dessus du comic book moyen en termes de caractérisation, dialogue et story-telling pur…)

Allez, méthode Nemo : il vient de nous faire découvrir Matt Lesniewski, et en surfant sur la toile, je découvre cette illustration, que je partage :

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Jim

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Ouais, je suis tombé sur la même, et je l’aime bien.
En fait, je préfère quand il représente des personnages non humains.

Tori.

1984 - Anatomy of a cover - The Comics Journal #93
Swamp Thing’s painted cover by Steve Bissette and John Totleben.

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John Totleben’s “Swamp Thing” (1986)

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Steven Bissette encré par John Totleben (miam) :

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Je suis en train de finir le tome 3. Ce n’est pas ce que je préfère d’Alan Moore. Déjà que je n’avais pas aimé From Hell (malgré l’intensité des travaux et recherches), j’avais trouvé trop copieux et il y avait trop d’infos… Pour Swamp thing, c’est assez inégalé par moment pour certains épisodes. Sinon, oui j’ai trouvé sympa. Bien plus sympa que From Hell (bon, ce n’est pas comparable, aussi. Mais ça reste du Moore).

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Le premier tiers de la série fait partie de ce que je préfère de Moore. Surtout parce qu’il y a un ramassis d’épisodes solo qui sont formidables (on en a déjà parlé plusieurs fois sur le forum). Ce dernier tiers, je le trouve très bien, mais un peu léger.

Tss, j’vous jure…
Moi, j’adore. Mais c’est un voyage halluciné, il faut accepter de se laisser porter.

Jim

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Moi aussi j adore le 1er tiers qui est avec les meilleurs de moore,même le 2eme… le dernier j aime un peu moins malgré un dernier episode fantastique

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Mmmm ça me fait regretter qu’Urban n’ait pas publié le run en noir et blanc à l’image du volume de Wrightson.

Swamp thing et le noir et blanc semblent faire un bon mariage!

Et oui From Hell c’est une expérience de lecture sans pareil

Effectivement pour les premiers tiers de la série, j’ai été happé, lecture engloutie. C’est après que ça devient inégal…

Sache que je l’ai lu 3 fois tellement c’est dense volumineux et bavard. Il y a des parties que j’ai apprécié mais dans l’ensemble, rien que d’avoir nombre de pages où le dessinateur s’appliquait moins que sur d’autres… et le thème n’est pas du tout mon truc. Sinon, whaaaaaoooouu pour les travaux de Moore ! Et champion au dessinateur d’avoir su tenir jusqu’au bout malgré les inégalités dans ses dessins. C’est juste le thème. Vrailent pas mon truc. :wink:

Il y a quand même quelques trucs formidables, même si j’adhère volontiers à l’idée que c’est la moins bonne part du run…
Je remets mon avis sur le fantastique « Garden of delights » :

Le 22 août dernier, le troisième et dernier tome de la collection « Alan Moore présente Swamp Thing » est paru, très rapidement après le second (paru en mai) : à titre personnel, j’attendais cette sortie de pied ferme ; ce volume comprend les seuls épisodes du run du mage de Northampton que je n’avais pas encore lu…

J’avais cru comprendre que cette dernière ligne droite du run était constituée des épisodes les plus « faibles » du lot (ceci dit, tout est relatif quand on parle du travail de Moore, n’est-ce pas). Et il est vrai qu’il aurait été difficile de dépasser en intensité les trois ou quatre premiers story-arcs de cette prestation anthologique (et notamment le légendaire « The Anatomy Lesson », leçon de déconstructionnisme appliqué à un personnage de comics qui fera florès, sans mauvais jeux de mots), ou le démentiel « The End », conclusion de l’arc « American Gothic », un des comic-books les plus jouissifs de l’histoire du genre, sans emphase aucune.
Sans compter que l’extraordinaire Stephen Bissette, passablement lessivé par son travail sur les planches des épisodes précédents, met les voiles après ce sommet…

A la lecture des deux premiers numéros du volume, il est vrai qu’on a la sensation d’une nette baisse de régime, tant au niveau scénaristique que graphique : d’après l’avant-propos de Bissette qui ouvre le recueil, Moore est un peu à sec à ce stade, et traverse une période de turbulences sur le plan personnel (qui irrigue d’ailleurs ses scripts). Et pour toute alléchante qu’elle soit sur le papier, l’alliance de Rick Veitch et d’Alfredo Alcala peine à faire oublier le travail de Bissette et de John Totleben (déjà associé à Moore sur le séminal « Miracle Man »), auteurs des plus belles planches consacrées à la Créature du Marais, en bonne VF.

Et là, paf !!! On se prend « Le Jardin des Délices », troisième épisode du recueil, en pleine poire…
Nouveau sommet de la prestation de Moore sur le titre, l’épisode qui rend un hommage évident au tableau célèbre de Bosch (après que Moore a déjà payé son tribut à Rembrandt et Goya sur des épisodes antérieurs) constitue une nouvelle étape dans le cheminement initiatique de Swamp Thing, un pas de plus vers la divinité. Un Dieu surpuissant qui fait ici l’expérience de la fureur, et se lâche totalement, pour les beaux yeux de sa dulcinée Abigail Cable, victime d’une cabale juridique kafkaïenne et rétrograde dans la belle cité de Gotham. Ravalant la ville à l’état de forêt primordiale en quelques minutes par pur esprit de vengeance (une passion triste consubstantiellement liée à son pouvoir sans limite, comme le protagoniste en avait pourtant été averti), Swamp Thing ne tardera pas à affronter l’ange gardien de la ville, une célèbre chauve-souris humaine…

Pour le plus grand plaisir du fan avide de planches à se cramer les rétines de bonheur, c’est John Totleben qui revient pour illustrer cet épisode double généreux, riche comme aux premières heures du run moorien. Si Batman, sans surprise (que l’on se souvienne de ses propres commentaires acerbes sur son « The Killing Joke »), n’intéresse pas des masses Alan Moore, il inspire par contre à Totleben de sacrées cases, dont certaines qui constituent un hommage appuyé au quasi contemporain « The Dark Knight Returns » de Frank Miller, peut-être sous l’impulsion de Moore, à l’époque pas mal impressionné par le travail de son confrère (pas si éloigné que ça du sien dans son fond « déconstructionniste », même si la forme diverge et pas qu’un peu…).

Quel pied. Hâte de dépiauter le reste du volume.

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Oui c est une partie qui s apprecie de plus en plus quand on la relit… les premieres fois que je les ai lu (en plus dans le désordre en floppies VO que j avais réussi à retrouver) c etait compliqué…

mais oui y a des tas de trucs geniaux et qui irriguent (sa description de thanagar ou de rann)…
Ca reste toujours trés au dessus de pas mal de choses qu on nous vend aujourd hui comme geniale…

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John Contanstine apparaît où par la suite ? Après Swamp Thing ?

Dans sa propre série au long cours (300 numéros), ainsi que les premiers numéros de Sandman.

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pendant il est dans crisis on inifine earth (avant l annual 2 de memoire )

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Dont les runs sont quasiment tous très bons.

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Il aurait donc passé un pacte avec le Diable afin de n’avoir que de bons runs (en ne comptant pas les séries de la version alternative des New 52) ?

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Sourire.

Un des persos, si ce n est le perso, le plus chanceux de ce côté là.

Dd est jaloux