Mon point de vue n’est pas le même que le tien.
Pour moi un dessin c’est un addition de talents, aucun ne sert l’autre tous vont dans le sens de raconter une histoire.
Justement, l’encrage n’est pas « supérieur » à la couleur dans ma conception, dans l’exemple que tu donnes l’effet est justement meilleur comme ça par contraste avec les endroits où l’encrage est plus présent. Ici essentiellement sur le personnage (mais aussi sur les brin d’herbe au « deuxième plan ») ; ça donne une fort belle ambiance.
l’absence d’encrage sur les brin au premier plan renforce, de mon point de vue tout au moins, l’ondulation, la présence du vent, j’ai l’impression lorsque je regarde l’ensemble de presque le sentir.
La cape, par contraste (encore) pèse, les aplats et les hachures donnent l’impression qu’il ne s’agit pas seulement d’un ustensile vestimentaires mais d’une sorte de protection, épaisse, lourde.
Tout le personnage a d’ailleurs ce poids car il concentre justement presque tout le travail de l’encreur, qui ancre (sic) son personnage, il traverse littéralement un paysage qui ne peut pas le retenir.
On le sent, il a une mission, et le travail de White sublime tout ça.
A contrario la deuxième vignette donne une impression où le paysage tente de retenir le Batman avec ses brins d’herbes bien trop matériel.
Cela dit ne connaissant pas la teneur de l’histoire, peut-être que en effet, le paysage tente d’empêcher Batman de traverser, ce qui voudrait dire que **Dean White ** a fait fausse route sur cette case.
Ce que j’aime, et qu’on voit bien ici, chez White c’est que ce n’est pas forcément flashy, il est plus un coloriste de la nuance, le contraste est plus l’affaire (et ici c’est flagrant) de l’encreur.
Et Miki fait du très beau travail, très à mon goût.
Et non à mes yeux, ce n’est pas un coloriste envahissant, mais un coloriste qui a de la personnalité, et qui travaillant sur des histoire en couleurs, donne à ces dernières la place qu’elles doivent avoir, et avec beaucoup de talent.