ARIZONA JUNIOR (Joel et Ethan Coen)

H.I. McDunnough, un malfrat de petite envergure, tombe amoureux et épousera Edwina, une policière travaillant dans la prison dans laquelle il est détenu lors d’une de ses nombreuses incarcérations. Après plusieurs tentatives de procréations, le couple apprend que la jeune femme est stérile. Elle tombe alors en dépression et démissionne de son poste tandis que son mari n’est guère plus heureux à son travail qu’à son foyer.

Lors d’un flash info, ils apprennent qu’un riche industriel et sa femme viennent d’avoir des quintuplés. Le couple McDunnough décide donc de kidnapper un de ces bébés pour l’élever comme leur propre fils.

C’est comme si les frangins avait voulu faire tout l’opposé de leur premier film. Une comédie déjantée au lieu d’un film noir, un récit très explicatif à la place d’une histoire jouant sur les non-dit, des méchants de cartoons et un rythme explosif à la suite d’un récit lent avec de vrais monstres.

Le tout donne un film passionnant et inspirant (j’apprends en lisant wiki qu’il est dans le top du duo Edgard Wright/Simon Pegg ce qui m’étonne guère tant le personnage de Shaun de Shaun of the dead semble être un descendant de celui de Hi) qui construit encore plus la mythologie de cet univers unique avec des thèmes, des acteurs et des personnages.

N’ayant pas encore vu les prochains films du duo, Arizona Junior sonne aussi pour moi comme le film le plus proche de ceux de Sam Raimi. Il y a des plans qui sonne clairement comme une réponse à leur copain mais même l’ambiance totalement cartoonesque fait de ce film le prolongement du trop oublié (et tellement grandiose) Mort sur le grill.

Au final un petit bijou, le deuxième, et maintenant je rentre dans l’inconnu.

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Dont je cause ici :

Ah, un film qui m’attire sur la télé gratuite. Et c’est ce soir !

Et donc un Coen que je ne crois pas avoir déjà vu. Bien déjanté, mais juste comme il faut je trouve. On reconnait la patte des Coen (c’est marrant, je me demande s’ils ont fait un film sans que la prison ne soit évoquée au moins une fois). Bien divertissant de bout en bout. Après, derrière ça, il y a quand même un vrai fond, un vrai ressenti au niveau des personnages avec les problèmes rencontrés par un paquet de couples pour avoir des enfants. Et je en suis pas sûr que ça, ce soit vraiment perceptible par tout le monde. Mais je trouve que pour l’époque, je pense que c’est un sujet qui n’a quasiment pas été traité en film (je me souviens du Grand Chemin qui évoquait cela aussi, en France).