Elles sont publicisées, c est le but aussi parfois. Ce sont des groupes militants.
Comme je le dis, des reunions entre personnes qui se ressemblent pour x raisons, cela a toujours existé, la question est donc plutôt : pourquoi d un coup exiger qu elles soient accompagnés d un interdit fondée sur la couleur de la peau ?
Les racistes ils assistent déjà à des gigantesques meetings politiques et ils défilent dans les rues sans être inquiétés de quoi que ce soit et sans avoir à interdire quoi que ce soit, hum.
Elles sont accessibles sans rendez-vous, sans inscription, sans obligation, ni engagement d’aucune sorte.
Elles garantissent strictement l’anonymat des participants.
Elles sont RESERVEES aux alcooliques ou à ceux qui cherchent à savoir s’ils pourraient l’être.
Certains groupes tiennent également des réunions dites OUVERTES qui accueillent tout type de public.
Donc quelles sont les solutions ?
Sourire. Tu veux mon avis ? Je pense que cette interdiction a toujours existé en fait, sauf qu’avant les gens s’en foutaient, et aujourd’hui, les gens veulent s’en servir à des fins ma foi… pas très honnêtes…
Eh bien, je reste encore et toujours en opposition à ton avis.
Sauf qu’elles existaient déjà depuis fort longtemps et je vois pas trop ce que ça a changé à vrai dire…
Pas en droit, il me semble, ce serait toute la différence. Si un juriste passe par là ?
Pour les alcooliques, j ai parlé d interdiction effective, parce que précisément l alcoolisme n est pas une couleur de peau. Cela repose sur la bonne foi. Pas lorsque la couleur de la peau est en jeu.
Après, je pense vraiment que dire oui à ça, ce n est pas juste dire oui à une petite reunion sympathique d entraide, c est dire oui à bien d autre chose.
Et les racialistes «blancs» sont tres heureux de laisser faire les militants racialistes «non blancs »pour remporter cette victoire.
On est donc d accord, la partique pouvait exister en pratique (juste par absence de «blancs»), les personnes n etaient donc pas laissees seules à se morfondre comme tu le disais, et là c est donc bien autre chose qui se joue dans cette «interdiction aux blancs» .
tu supposes, pour expliquer ce nouvel enjeu, un sournois intérêt des médias, je ne vois donc pas pourquoi tu ne pourrais pas également prendre en compte une volonté de militants de publiciser cela, puisque le camp d été decoloniale en a fait l un de ses principaux faits d arme.
Sur ce sujet, il me semble que les racialistes de tout bord se donnent la main. La société identitaire qu on prétend combattre avec ce genre de mesure, c est ainsi, qu en fait, on l obtiendra.
Y a quand même plein de gens qui se plaignent pour un rien.
Ce n’est pas ce que dit Arno. Il parle de « personnes qui ont envie de se retrouver entre eux ».
S’il sous-entend « pour parler de leurs souffrances », il ne l’a pas écrit. Et j’en reviens à ce que je dis : si l’on écrit la moitié de ce que l’on pense, il ne faut pas s’étonner que les gens lisent la moitié de ce que l’on pense.
Ouais, la discussion vire à l’association d’idées et à la confusion des situations.
Mais dans le fond, ça change rien si ce n’est que c’est littéralement visible, non ? C’est un peu facile quand meme de dire c’est pas pareil car c’est pas visible, mais factuellement, il se passe quoi si dans ces réunions lorsqu’ils trouvent une personne non concertnée ? Ils lui demandent de partir. Ca change quoi que la cause, en fait ? Pourquoi devrait il y avoir une différence de traitement, perso, je ne comprends pas en quoi l’un choque plus que l’autre. C’est du pareil au même, que ça soit une histoire de couleur, de religion, de drogue, etc. c’est du pareil au même, faut respecter tout ça, tant que c’est dans un but positif.
Et si la question est : « j’ai peur que ça soit utiliser pour des mauvais objectifs », bah dans ce cas, faut surtout pas l’interdire mais l’encadrer. Car en l’interdisant, ça va encore plus stigmatiser et forcer les gens à trouver des alternatives loin d’être propres.
Bah c’est le sujet de ces réunions dont il est question depuis le début. Tu n’avais pas vu l’affaire ?
Oui Jim là tu abuses, on parle depuis le début (voir ma quote) de ces réunions de non mixité pour les traumas, si je le précise pas dans un paragraphe suivant sur les cinq autres, ça ne veut pas dire que d’un coup j’ai commencé à changer de sujet, tout le paragraphe de nemo auquel je répondais était sur ce sujet…
Et pardon pour l’association d’idée mais on a pas non plus compris (en tout cas moi pas) quelle est cette fameuse boîte de Pandore. Et si c’est pour dire « les racistes vont faire des réunions interdites aux personnes de couleur », ça me semble pas idiot d’ironiser sur le fait que ça existe déjà, à la vue de tout le monde.
Et bien j aurais essayé de t expliquer en quoi tout melanger ainsi, entre une couleur de peau ( qui n est pas un choix), une pathologie (qui relève du medicale), une religion (qui relève de la liberté d expression) relève d un relativisme délétère et d une grande confusion.
Il ne s agit pas d etre choqué ou non, mais de ne pas autoriser qu une couleur de peau permettre une discrimination, ce qui est toujours à mon sens le but d un antiracisme coherent.
Tu ne vois une différence de traitement que là où tu compares des choses qui ne sont pas comparables, à mon sens.
C est la magie du verbe etre, selon moi, qui t hypnotise, « je suis noir », "je suis alcoolique ", « je suis une femme », "je suis catholique ". Tu entends le même verbe être alors tu compares et tu reclames un même traitement entre toutes ses identités qui ne relevent pourtant pas du tout de la même façon d être, qui n impliquent pas du tout les mêmes conséquences.
Je suis, je suis, le maitre mot de l age identitaire. Nous le paierons tous très cher d etre ainsi seduit par ce verbe.
Et j’en reviens à ce que je disais sur les manifestations féministes ou anti-racistes des années 1960 et 1970 : les photos que j’ai vues me donnaient vraiment l’impression que ces causes trouvaient des alliés auprès de gens qui ne sont pas concernés directement (parce que ce sont des hommes ou des blancs, pour parler clairement). La question que je pose, c’est : pourquoi des gens qui sont victimes d’une discrimination, quelle qu’elle soit, n’aurait pas envie de trouver des alliés auprès de personnes qui, justement, ne sont pas comme elles (à savoir victimes) ?
Je pense que Nemo veut dire que faire des réunions en excluant des gens, c’est donner du grain à moudre à la partie adverse. Et quand la partie adverse, c’est les fachos, c’est quand même un peu con.
Quand les fachos seront à l’Élysée (sans doute pas cette année, quoique, mais on finira par les avoir si on continue à mettre en avant les intérêts communautaires au lieu des intérêts communs), on assistera au bal des pleureuses. Mais il sera trop tard.
C’est ton avis, pas le mien. Personnellement, peu importe le mal être, qu’il soit d’origine pathologique, identitaire ou autre, je ne vois pas pourquoi ça entrainerait une quelconque confusion.
Le problème, c’est surtout le poids que vous apportez à tout ça. Ce sont des épiphénomènes et vous en accordez bien trop d’importance. Et au final, ce genre d’importance qui cherche à arrêter ce genre de réunions ou autre trucs du genre, ça finit par créer des cas extremes pour défendre exagérément ses droits, ça finit par créer des black twitter des SJW toussa toussa, et du coup ça exacerbe les fachos, toussa toussa…
C’est l’ourobouros pour des trucs franchement loin d’être dangereux…
Enfin bref, on ne sera pas et jamais d’accord dessus apparemment, donc je m’arrêterais là (encore une fois)
Peut-être que le mal-être peut se soigner ou s’adoucir d’une manière similaire (quoique, j’en doute, mais je ne suis pas thérapeute), mais ses origines, le moteur des oppressions, sont différentes, selon moi.
À tout ça quoi ? Je vais encore faire mon enquiquineur, mais nommons les choses.
Personnellement, je pense que tout mouvement social qui ne s’éteint pas très vite fonctionne un peu comme la petite rivière et le grand fleuve de l’adage : ça enfle, ça fait effet boule de neige, sur quoi se greffent des voix plus sonores que d’autres, des récupérations, tout ça.
Dès lors, je pense qu’il est important de se poser la question des fondements de ces mouvements, de ces modes de pensée, tout ça. Pas de les interdire ni de les museler, mais de les comprendre.
Moi, personnellement, je confesse mon incompréhension concernant plein de débats actuels. Je commence à peine à comprendre ce que recouvre la notion de « racisé ». À peine. En grande partie parce que j’ai lu quelques liens postés ici (et c’est aussi pour ça que j’aime bien ce forum : parce que j’apprends des tas de choses, et pas seulement concernant les intentions premières de Bill Mantlo quand il crée Carrion). Les mouvements indigénistes, les études décoloniales, tous ces trucs, c’est une sorte d’iceberg d’incompréhension pour moi. La « cancel culture », je vois ses effets, mais je ne saisis même pas comment elle peut naître et s’articuler dans les esprits de gens censément cultivés et formés à la discussion. Alors si tout le monde est comme moi, si tout le monde regarde ça sans se poser des questions, sans en poser aux autres, comme une vache regarde un train passer, on finira un jour par avoir un débat public encore pire que ce qu’il est. Parce que toutes les oppositions vont s’exacerber.
Voir plus haut : la société est super tendue, je pense que c’est sain d’essayer de comprendre ce que disent les autres. Et d’essayer (ouais, je radote) de constamment expliquer ce qu’on dit soi-même.
Ça, j’en suis persuadé.
Quand je dis « les fachos », je fourre un peu tout le monde dans le même sac, mais soyons sérieux, les droites conservatrices, réactionnaires et extrêmes commencent à se trouver des éléments de langage commun, hein.
Et donc, ouais, je crois qu’il y a pas mal de militants qui donnent des raisons, bien entendu mauvaises, à la droite de les pointer du doigt. Dans le lot, je mets certains écolos, des militants ou des élus, qui loupent régulièrement une occasion de se taire. Et qui sont brandis en exemple d’épouvantails ou de repoussoirs par le camp d’en face, qui clament bien fort que ce ne sont pas des démocrates, qu’ils ne se reconnaissent pas dans les valeurs républicaines, qu’ils entretiennent la sédition ou le séparatisme, que sais-je. Et fatalement, ces critiques finissent par porter leurs fruits : un discrédit.