BATMAN : ARKHAM ASYLUM (Grant Morrison / Dave McKean)

[quote]BATMAN ARKHAM ASYLUM
*Scénario: Morrison Grant – Dessin: McKean Dave
Public: Ado-adulte – à partir de 12 ans
Genre: Super-héros
Collection: DC Deluxe
Date de sortie: 13 juin 2014
Pagination: 216 pages
ISBN: 9782365773386
Prix: 19.00 €

Les patients de l’asile d’Arkham se sont échappés de leurs cellules et tiennent le personnel de l’institut en otages. Leur unique requête en échange de la libération des prisonniers: que Batman pénètre dans l’asile et endure leur enfer quotidien. Persuadés que la place d’un homme habillé en chauve-souris est obligatoirement avec eux, les patients réservent à leur hôte une expérience qui le marquera longtemps.
Contenu : Arkham Asylum: A Serious House on Serious EarthThe 15th Anniversary Edition)*[/quote]

Liens:
Le site de l’éditeur : www.urban-comics.com
La page facebook de l’éditeur : www.facebook.com/UrbanComics

une tuerie absolue.

C’te couv’ !!!

Hm, ça me fait quand même flipper ça. Je le prendrai mais bon… J’ai peur de ne pas aimer

Oh, ça m’étonnerait : c’est de l’excellente came. Travail à plusieurs niveau : réfléchir sur Batman, réfléchir sur le vilain, réfléchir sur le genre super-héros, réfléchir sur l’histoire de Gotham. Ça préfigure le boulot qu’il a fait plus tard sur la série régulière. Et graphiquement, c’est total tuerie.

Jim

Ok je vous dirai ça alors

Pour donner un ordre d’idée :

http://bulk.destructoid.com/ul/user/1/14689-146283-arkham3jpg-620x.jpg

http://bulk.destructoid.com/ul/user/1/14689-146283-arkham4jpg-620x.jpg

Jim

c’est FAIT pour faire flipper. C’est mucho flippando. C’est ganz flipplig. c’est…

héhé[size=150]héhéha[/size][size=200]hahahohohaHAHA[/size][size=200]HAHAHAHAHAHAHAHAHA[/size]

mais… qui sont ces messieurs en blanc qui me regardent fixement ?

C’est sûr que du point de vue artistique, ça sort des sentiers battus.

Oué je l’avais feuilleté vers mes débuts sur Batman , je me sentais pas prêt à l’époque, peut être que le moment est venu ^^

“Si tu doutes de tes pouvoirs, tu donnes pouvoir à tes doutes.”

prend un air terriblement mystérieux et inscrutablement oriental en disant ça

Oriental barbu ou bridé?

tu vois le Mandarin dans les films d’Iron Man ?

euh…

l’exemple est peut-être pas bien choisi.

Je ne savais pas que tu aimais le foot :wink:

Ça doit être ça. Je me rappelle que quand je débutais dans les comics, l’édition Comics USA me laissait froid… pire, ça ne me donnait aucune envie, ce genre de dessins. Un peu comme Bill SIENKIEWICZ sur les New Mutants, MIGNOLA sur Hellboy, Cam KENNEDY sur Dark Empire. Bref, tous ces auteurs au style atypique. Puis bon, rapidement, ces auteurs sont au contraire devenus mes incontournables, ceux qui permettent une immersion totale grâce à leur style. Et clairement, conjuguer le style de McKEANE à la narration de MORRISON, c’est juste créer une oeuvre qui est selon moi proche du comic-book ultime. Arkham Asylum, c’est sûrement une des mes histoires DC préfées :slight_smile:

Un très grand titre, assurément, assez caractéristique du “jeune” Morrison, à savoir que c’est quand même très très noir. Une noirceur tempérée quand même par le côté presque abstrait du récit, Morrison disant s’être inspiré des archétypes jungiens pour brosser ses personnages…
Et à l’actif de l’écossais, une des théories les plus intéressantes sur le fonctionnement de la psyché du Joker, réflexion poursuivie dans le run sur Batman 15 ans après.

Mention spéciale aux planches de Dave McKean, qui même s’il n’aime pas les super-héros (et Batman pas vraiment plus que les autres, si j’ai bien compris), a parfaitement compris comment représenter un Batman presque spectral, à l’aura quasi surnaturelle (un véritable “esprit de la nuit”, quoi).
Ce dont Christopher Nolan ne saura se souvenir, filmant Christian Bale vêtu de Kevlar en full frontal éclairé plein pot…

La vision du personnage n’était pas la même. Fondamentalement, l’idée de Nolan dans sa trilogie est de montrer un Batman dans “notre” monde, avec une énorme dose de réalisme dans l’entraînement, le costume, les outils, les armes, les véhicules, les adversaires, le fonctionnement général, etc. Ca a très bien fonctionné sur The Dark Knight, le film où Nolan décide de faire “grandir” son personnage en l’obligeant à dépasser son statut d’être humain (en le “coupant” de cet amour si humain) pour devenir entièrement un mythe, un symbole (ce qu’il a déjà été obligé de devenir face au Joker, incarnant le concept du chaos).

Dans l’absolu, la version de Burton, gothique, mélancolique, sans explication sur le fonctionnement du personnage (d’où le costume ? d’où les armes ? d’où l’entraînement ?), véritable esprit de la nuit (ça se voit dans le deuxième, où Wayne attend, comme une statue, comme un veilleur silencieux qu’on l’appelle), est bien plus proche du Batman de Arkham Asylum (sorti pas si longtemps après, finalement).

Je crois même que “Arkham Asylum” a été conçu pour voir le jour en même temps que la sortie du premier “Batman” de Burton, et “batmania” oblige, le bouquin a d’ailleurs au-delà de toutes espérances…

Je comprends ce que tu veux dire sur la démarche de Nolan, le côté Batman dans “notre” monde. Mais c’est précisément ça que je n’aime pas.
Batman dans “notre” monde, c’est juste un zozo avec un équipement militaire et un déguisement de rat volant, pas une incarnation de la Justice ou un truc comme ça. Si j’aime bien “The Dark Knight” et pas le premier et le troisième volets, c’est pour les raisons que tu évoques : les personnages y atteignent une certaine dimension allégorique (Joker égale Chaos / Anarchie effectivement, mais aussi le fameux et proverbial “ennemi intérieur de l’Amérique”…ça fonctionne donc à plusieurs niveaux, c’est riche et intéressant), alors que c’est pas du tout le cas à mon avis dans les autres.

C’est pour ça que j’aime bien l’approche de Burton en fin de compte, même si Batman est beaucoup trop en retrait dans ses films.
Mais avait-on besoin, par exemple, de raconter les origines de Batman ? A-t-on besoin de se faire raconter, par exemple, les origines de Zorro ?
On le disait sur un autre thread je crois, mais il me semble que les comic book-movies devraient lâcher le filon “récit des origines”. Un nouveau reboot de Batman pourrait sans problèmes faire l’impasse sur ce point.

Je suis d’accord avec toi : le principe du Batman “dans notre monde” ne tient pas, et The Dark Knight est un sommet inégalé parce que, finalement, Nolan se détache de son concept de récit réaliste en faisant de ses personnages des concepts (le chaos, l’ordre sans attache, la recherche imparfaite et schizophrène de justice équitable).
Je suis, fondamentalement, un fan de la fin du film, où Batman accepte de ne pas être un héros mais un concept, une légende, une rumeur, un croque-mitaine. Lui qui se voulait apaisé, lui qui se voulait héroïque et glorieux, il accepte d’être le héros de l’ombre, le sacrifié, le martyr en devenant, aux yeux de tous, le monstre.

C’est fort, très fort, et c’est le geste désespéré qui vient de tout perdre et qui décide de dépasser son statut d’homme pour devenir une légende.
Et c’est là, où dès le début, The Dark Knight Rises ne fonctionne pas et “ruine” la fin de The Dark Knight : en partant du principe que Bruce a arrêté juste après le précédent, que sa blessure vient de sa minuscule chute et qu’il rumine dans son coin depuis huit ans, ça vide la fin de The Dark Knight de tout sens. L’intérêt d’une légende, d’un croque-mitaine est qu’il est une présence qui rôde, qui n’apparaît pas tout le temps mais qui peut frapper n’importe quand ; en le faisant totalement disparaître, Nolan a fait de sa légende un criminel qui se cache, honteux, après que les autres aient découvert ses “crimes” (et, finalement, pourquoi les gosses et d’autres attendent son retour si tout le monde le voit comme un criminel ? bref).

Après, si je suis vraiment déçu du dernier (que je viens de revoir), j’ai une petite affection pour Batman Begins. Totalement imparfait, rempli de défauts et d’occasions manquées, mais c’est le film qui a remis le personnage dans un “droit chemin” après Batman & Robin. Il a livré une vision forte du personnage, qui se bat par conviction et qui, surtout, ne tue pas (ce que je reproche essentiellement aux Burton : le désintérêt de Batman pour la vie de ses ennemis, qu’il n’hésite pas à laisser mourir sans problème… cf les hommes du Pingouin au début du 2 qui explosent joyeusement sans qu’il réagisse). Et puis c’est rempli de répliques un peu bateau, mais qui fonctionnent bien avec le personnage.

Sinon, oui, la vision de Burton est plus pertinente que celle de Nolan, à mon avis, car il fait totalement de Batman une légende, un croque-mitaine. Au point que le personnage n’est, finalement, que passif, secondaire dans des intrigues qui font la part belle aux méchants…

Pour en revenir à cet album.

Urban nous offre un volume Grant Morrison présente Batman #00 ou un préquel à GM présente Batman. :unamused:

Enfin bref on aura fait le tour de la question avec cet album, je suppose que tous les nouveaux aficionados (comme moi) des Batman de Momo ne feront pas l’impasse. :mrgreen:

Mais pour en revenir à l’approche du livre c’est vrai qu’une fois qu’on a fini le run de Momo sur Batou (dans les années 2000) l’approche est peut-être plus… facile pour un tel album, à en juger par les pages que l’on peut voir (Merci Mr. Lainé).