Heureusement qu’il y a l’index à la fin. ![]()
Ah je sais pas.
Y a celui-là aussi qui pourrait prétendre au titre. Et puis celui-ci aussi.
Ah, j’hésite.
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Jim
Va pas trop vite, il le cherche.
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Jim
Ah mais je te crois sur parole. J’ai pas appris le bouquin par coeur non plus, quand même. 
Ah mais je te crois sur parole. J’ai pas appris le bouquin par coeur non plus, quand même.
Quoi ?
Tu vas être mal pour l’interro surprise, chenapan.
Jim
C’est marrant:gamin,je l’avais regardé sans le lire (je ne savais pas lire,j’étais tout minot)et je n’avais rien compris.
Jj’étais persuadé que c’était l’histoire d’un clochard qui fantasmait qu’il était Batman…
Je me rappelle d’une scène où le mec est dans son lit et fait un cauchemar(en fait,c’est la scène du cauchemar de Bruce Wayne).
J’étais persuadé que ce clochard était le même que le gars de la troisième couverture qui se fait cogner par Batman.
Recyclage encore et toujours : un billet que j’avais écrit, en juillet 2014, sur The Cult de Starlin et Wrightson, deux ans avant l’édition Urban. Plus précisément, ça évoque la première version française, orchestrée par Fershid Bharucha.
BATMAN : ENFER BLANC
Un héros en fer blanc contre un vilain en toque ?
À l’occasion de la traduction d’une ÉNORRRRRMEUH encyclopédie Batman, gigantesque chronique année par année de la carrière du personnage, j’ai, ces derniers mois, été amené à relire, parfois en diagonale à la recherche d’un détail, parfois plus sérieusement, et un peu pour le plaisir, de nombreuses histoires (et oui, oui, j’ai aussi été amené à prendre du retard sur la chronique, ça suffit, les ricanements, là au fond…). Et parmi mes relectures, il y a eu la célèbre mini-série Batman: The Cult.
Enfin, « célèbre », peut-être pour une génération qui a vécu, sur le marché français, la relative disparition du catalogue DC à la fin des années 1980, et qui s’est précipitée sur la collection Comics USA, comme la vérole sur le bas clergé. Mais de nos jours, le récit écrit par Jim Starlin et dessiné par Berni Wrightson est peut-être un peu oublié des jeunes générations (ceusses qui ont découvert Batman avec Jim Lee, voire avec Greg Capullo : des moutards, quoi !), et la réédition, ces dernières années, d’une compilation, a été la bienvenue afin de sortir cette saga d’un oubli relatif.
La collection « Comics USA Super-Héros » a été un tournant pour les amateurs de justiciers multicolores. Non seulement parce que cela représentait l’occasion de retrouver les héros DC à une époque où Sagédition et Arédit avaient fermé boutique (et alors que Lug, dans la tourmente du rachat par Semic Scandinavie, ne s’était pas intéressé au catalogue : ach, kolossale erreur !!!). Mais aussi parce que c’était l’occasion de découvrir, sous des formes complètes, des sagas Marvel incroyables qui avaient été tronquées par Lug (les New Mutants de Sienkiewicz, les Daredevil de Miller et Mazzucchelli…) ou carrément zappées (les Spider-Man de DeMatteis et Zeck…), autant de chocs évidents. Enfin, mais ça, à l’époque, on n’en avait peut-être pas vraiment conscience, parce que cette collection entièrement dédiée à ces rigolos qui portent le slip par-dessus le pantalon constituait une première, et allait transformer le marché en générant plein de suiveurs et d’expériences éditoriales.
Derrière cette collection, un homme Fershid Bharucha, fin connaisseur de la BD américaine, à qui l’on doit, sous différents label (notamment les Éditions du Fromage…) l’exploration de l’œuvre de gens aussi doués et importants que Berni Wrightson (tiens tiens), Mike Kaluta, Neal Adams, Joe Kubert, Frank Frazetta, mais aussi Paul Kirshner ou Richard Corben, sans parler de Will Eisner. Grâce à ce monsieur, même certaines histoires de super-héros avaient trouvé le chemin des librairies, Deadman et Swamp Thing ayant eu droit à quelques jolis albums. Avec la collection Xanadu des Humanoïdes Associés, les initiatives de Fershid ont grandement contribué à développer une critique de la BD américaine en France, et une familiarité du public envers cette production.
Le seul reproche que je pourrais adresser à Fershid est d’avoir eu le mauvais goût de ne pas aimer Kirby, et donc de n’avoir pas proposé les œuvres de ce dernier à la considération du public. À part le volume Xanadu consacré au Sandman , il faudra attendre les années 1990 et les initiatives de Vertige Graphic et de Bethy pour que Kirby accède enfin à l’écrin album.
Mais bon, c’est un petit reproche en comparaison de la somme de bouquins qui ont été publiés à son initiative. Et cette collection « Comics USA super-héros », née de mémoire en co-édition Glénat / Albun Michel (mais là, une vérification s’imposerait, j’ai la flemme de chercher, et puis j’ai faim…) puis développé sous le giron Glénat, a permis de faire comprendre que les super-héros méritaient de beaux supports. Bien entendu, le format choisi (des 48 pages cartonnés couleurs au format comic ) réduisait la marge de manœuvre de l’éditeur, l’obligeant à trouver des récits au nombre pair de chapitres, et le contraignant parfois à des gesticulations pas toujours heureuses en termes de pagination. D’une certaine manière, cette collection a montré une voie à suivre, mais également des choses à ne pas faire. Les suiveurs, au premier rang desquels Vertige Graphic et surtout Bethy, on préféré une formule proche du TPB américain, et les collections Semic Books et 100% Marvel, à l’orée des années 2000, ont proposé une espèce de voie médiane entre les deux. Mais d’une certaine manière, c’est en s’articulant autour de l’expérience de la collection « Comics USA super-héros » que le marché tout entier a commencé à évoluer (oui oui, il ne faut pas oublier Aedena et Zenda, c’est évident : Aedena a pensé son format dans le respect du comic , Zenda a pensé le sien dans la tradition de l’album franco-belge, et ils ont aussi leur importance d’un point de vue historique).
La particularité de la collection « Comics USA super-héros » était de proposer une livraison mensuelle de deux bouquins à chaque fois, l’un consacré à DC et l’autre à Marvel. Les tomes étant numérotés, il devient évident qu’une saga en quatre parties (comme celle dont nous parlons) arbore une numérotation sautant des chiffres. Ainsi, Enfer Blanc est numéroté 12, 14, 16 et 18. De l’absurdité des numérotations dans les collections. Mais qu’importe.
Enfer Blanc est la traduction d’une mini-série intitulée The Cult . Traduction malheureuse que ce titre VF, qui a fait ricaner les acheteurs de l’époque. Pourtant, ce n’est pas un récit en fer blanc, et l’ennemi que Batman affronte n’est pas en toc, mais en toque, ou presque. En effet, le Chevalier Noir affronte le Diacre Blackfire, un gourou religieux médiatique s’imposant comme un chef de guerre au sein d’une communauté de déclassés qui sortent de leur condition pour prendre d’assaut Gotham en entière, profitant de l’absence de son défenseur. Et pour cause, Batman est retenu contre son gré par les fidèles du Diacre, et subit un lavage de cerveau à la suite d’un régime fait de privation alimentaire et d’hallucinogène.
La série réunit deux auteurs qui, pour les lecteurs de l’époque, s’imposent parmi les plus grands noms. Au scénario, Jim Starlin, figure notable du cosmique chez Marvel avec Captain Marvel et Warlock , et créateur de Dreadstar . À l’époque, Starlin est impliqué dans l’univers DC, où il a embarqué les plus grands héros dans une Odyssée Cosmique avant de raconter le Deuil dans la Famille de Batman. Au dessin, Berni Wrightson, maître incontesté de l’horreur en BD, co-créateur de Swamp Thing . Le style, pour ceux qui y sont familiers, apparaît à l’époque différent, plus anguleux, plus gras également. Wrightson a souffert d’une fracture du poignet qui l’a amené à réapprendre à dessiner et à changer d’outil. La date reste floue, et si longtemps j’ai pensé que la réalisation de The Cult a pâti de cette fracture, la lecture d’une interview pour la préparation de cette chronique semble indiquer le contraire : Wrightson n’y donne pas de date précise, mais il situe l’accident au début des années 1990, vers la fin de Captain Sternn . Or, la dernière mini-série de Captain Sternn date de 1993, donc la fracture est peut-être survenue vers 1991 ou 1992. Et The Cult , c’est 1988. Alors ? Problème de main, ou exploration d’un nouveau style ?
En matière de style, The Cult (oui, j’ai du mal à appeler la série « En fer blanc », moi aussi : j’ai mauvais esprit) affiche deux caractéristiques qui sautent aux yeux : la narration emprunte énormément au Dark Knight Returns de Frank Miller, recourant à l’emploi fréquent d’écrans télé pour fluidifier la narration, et à un découpage en gaufrier que viennent rompre de grandes cases crépusculaires ; et une colorisation des plus… euh… renversantes. Le travail de Bill Wray, privilégiant des éclaboussures de coloris pâteux et une palette parfois psychédélique, renforce le sujet, matérialise le malaise que ressentent Batman et la ville entière, et laisse un arrière-goût nauséeux (les couleurs ont d’ailleurs un grain qui n’est pas sans rappeler le travail de Lynn Varley sur les planches de Miller, même si la palette en est aux antipodes). Au-delà de l’aspect moche des couleurs, qui sert avec pertinence le propos (après tout, c’est l’histoire d’une ville dont les rebuts remontent des entrailles, et ça n’invite guère à la flânerie printanière…), le traitement graphique est diablement efficace : la perception de Batman est faussée, sa vue et ses autres sens sont brouillés, donc les couleurs débordent et nappent le trait en couches collantes.
À l’époque de ma première lecture, grand fan de Starlin et admirateur respectueux de Wrightson, je n’ai pas aimé Enfer Blanc . J’ai trouvé que l’inscription dans l’esthétique du Dark Knight Returns relevait davantage de la copie plagiaire et servile que de l’hommage. Je n’ai pas saisi à l’époque que, jusqu’aux couleurs, le récit se voulait une sorte de « companion book » de l’œuvre de Miller. Pourtant, le récit est prenant, avec une belle dose d’ironie, un suspense fort et un discours politique et religieux ambitieux. La traduction est plutôt pas mal, Janine Bharucha parvenant à retrouver le ton laconique de Batman et les envolées hypocrites du Diacre.
Pour une raison qui m’échappe (manque de sous à l’époque ? diffusion pas terrible de la collection ? trop de choses à acheter ?), il me manquait l’un des tomes en français. Depuis lors, j’ai racheté la compilation VO, et j’ai aidé un copain à compléter sa collection en lui offrant deux tomes. Il m’en reste un sur les bras… Mais le TPB a été l’occasion pour moi de relire in extenso la série, en profitant au passage de la préface de Starlin, qui remet la création des épisodes dans leur contexte. Dans ce texte introductif, d’ailleurs, Starlin rappelle la sombre période maccarthyste de l’édification du Comics Code, et comment le souvenir de la menace des bien-pensants, en pleine résurgence au moment de la rédaction de cette préface (1990), a teinté l’écriture du personnage de Blackfire.
Cette redécouverte, comme souvent dans cette chronique (autant vous parler des joies de relecture que des déceptions, hein), a été l’occasion de constater combien cette série a eu un impact fort. Dans le récit, Gotham est assiégée par les armées de ses laissés-pour-compte. La ville est isolée, livrée à des troupes n’obéissant à aucune autorité, alors que les ponts sont coupés. Si cela rappelle le premier volet cinématographique filmé par Christopher Nolan, ce n’est sans doute pas un hasard. De même, le discours libérateur et faussement anarchiste du Diacre Blackfire n’est pas sans évoquer le salmigondis communo-anarchiste dans lequel se drape le Bane de cinéma. Loin d’être une pâle copie du Dark Knight Returns , The Cult est, presque vingt ans avant, l’une des inspirations évidentes de la trilogie de Nolan. Quant au Batman halluciné et affamé sur le point de craquer et de céder à l’ennemi, le justicier de Starlin et Wrightson annonce bien évidemment le héros que Snyder et Capullo jettent dans le labyrinthe de la Cour des Hiboux.
Mieux encore, The Cult participe de la redéfinition d’un Batman plus sombre, plus engagé politiquement, plus névrosé et fragile, bref, du Batman post- Crisis . Redéfinissant Gotham City dans sa dimension de cauchemar climatisé néo-gothique, le récit présente au lecteur une fameuse tribu indienne qui aura marqué la région de sa présence, les Indiens Miagani. The Cult , c’est la chronique d’un asile à ciel ouvert, dont les entrailles souterraines abritent à la fois le passé trouble et les menaces intestines. D’une certaine manière, c’est également dans les pages de The Cult que se construit le héros mythique et atemporel d’une Gotham scarifiée en proie à la diablerie, dont Grant Morrison fera un des pivots de sa prestation.
Jim
Comme toi je n ai pas aimé Cult a l epoque … ca faisait un peu DK du Pauvre avec Wrightson plus autant à la hauteur (que valent les Punisher du Duo???)
Un peu comme pour moi Loeb/Sale c est le Batman Year one ne moins bien plus qu un vrai bouquin de batman (je l ai mais plus pour Sale quoi…)
Yep… Moi USA Mag / Comics USA… c est un grand moment…
J achete le USA Mag avec Killing Joke… je decouvre mieux Alan Moore (j avais du lire Whatever happened chez sagedtion et peut etre un ou 2 swamp thing) que je peux avoir accés à la VO par VPC …(Album puis DV… reprise de la lecture de Captain America!!) et qu il existe des comics shops en france… (découverte de Klaatu à Bordeaux qui me fera decouvrir Scarce)… mais aussi cette collection dont j avais vu les 1ers tomes qui ne m avaient pa simpressionnés (reedition du Surfer de Buscema, de la saga du Green Goblin, un Supes par Kubert et Manbat…) et là???
Kraven last hunt : Claque, Batman Year one claque de ouf… Born Again: Claque dans ta face de ta mère… et avec cela le superman annual de Moore, doc strange de golden, Shadow de Chaykin, Shadow de Kaluta, New Mutants de Sienkiewicz…La bio de Luthor… Punisher de Zeck, DD de miller… ca s est tari sur la fin mais au départ que des claques et moins chez que zenda…
Le reverend est revenu d ailleurs recemment? Tynion ou Tomasi??
(que valent les Punisher du Duo???)
Hmm, je me pose la question : je ne crois pas avoir eu l’occasion de les compléter. Faut que je regarde si j’ai ça quelque part.
je decouvre mieux Alan Moore (j avais du lire Whatever happened chez sagedtion et peut etre un ou 2 swamp thing)
C’est clairement dans Spectral que je l’ai découvert, avec la traduction de Swamp Thing. J’ai bien l’impression que mon premier épisode, c’est « Rite of Spring », ce qui est pas mal, pour un début, même dans la VF d’Arédit.
puis DV… reprise de la lecture de Captain America
Pareil pour moi… avec le Hulk de David (le #377, excellent moment pour redémarrer) et le Quasar de Gruenwald.
Klaatu à Bordeaux
Quel joli nom de boutique.
Kraven last hunt
J’ai commis l’erreur d’offrir cette VF afin de ne pas avoir de doubles. Oui, mais la VO actuelle n’est plus édité que dans les couleurs refaites. Qui sont honnêtes, mais il n’y a plus l’impact émotionnel que portait l’édition que j’avais. Du coup, si jamais je retombe sur un lot, je crois que je vais les prendre. D’autant que la VF ne m’a pas laissé de mauvais souvenir.
ca s est tari sur la fin
Oui, mais bon, les New Mutants de Sienkiewicz ou les World’s Finest de Gibbons et Rude, quoi !!! Après, effectivement, peut-être qu’il y a eu un recentrage sur des valeurs sûres. Faut aussi compter sur les goûts de Fershid, qui adore Golden par exemple. Résultat, un Doctor Strange savoureux, mais un Spider-Man assez plat. Mais globalement, c’était une super collection, qui comblait en plus le manque que ressentait le lecteur à une époque où Arédit et Sagédition avaient jeté l’éponge, et où DC n’était plus représenté.
Jim
Le reverend est revenu d ailleurs recemment? Tynion ou Tomasi??
Il a fait quelques caméos — mais pas particulièrement marquants — dans Batman Eternal de Snyder/Tynion/Fawkes/Layman/Seeley (du coup, dur de savoir qui il faut créditer), et il a refait une apparition dans un fill-in de Detective Comics par Moraci et Fiumura entre la fin de la prestation de Tynion et le début de celle (piteuse) de Hill. Numéro pas inoubliable côté scénario, pas à l’aise dans son côté coincé à l’étroit, mais qui servait en revanche à Fiumura tout ce dont il avait besoin pour se lâcher dans la veine graphique horrifique où il excelle, et l’hommage à Wrightson.
J ai gardé les kraven, punisher, Born again pour les couleurs ou la trad… pareil pour Year One, cult… (et Pupu/DD pour la couv de Darrow)
Pour Blackfire: oui j ai souvenir que ca avait peu d interet… batman eternal? j en ai un sale souvenir… l equivalent d un cross batman… ca dure, y a des persos qui servent a rien… ca grouille pour rien quoi.
batman eternal? j en ai un sale souvenir… l equivalent d un cross batman… ca dure, y a des persos qui servent a rien… ca grouille pour rien quoi.
J’en ai des souvenirs mitigés. Ça se voulait le panorama ultime sur le bat-verse sous tous ses aspects (un truc à la Snyder, quoi), et ça a effectivement duré beaucoup trop longtemps pour son propre bien, avec un bon gros ventre mou. Ensuite, il y avait quand mêmes de bonnes idées, le début était punchy, la résolution finale était plutôt astucieuse, ça a permis à Tynion de réintroduire Stephanie Brown dans la continuité, ça a lancé en spin-off le Gotham by Midnight de Fawkes… le bilan est tout de même pas dégueu, même si ce n’est pas un titre que je m’imagine relire, en tout cas pas avant un bon moment au moins.
Des trucs de Snyder sur la chauve souris c’est un des rares trucs que je relirais bien. Comme si le « vrai » run de batman était là et pas une tentative de se confronter au mythe et tentant de mal remaker certaines histoires
C’est probablement ce que je préfère aussi de sa prestation (peut-être parce qu’il est bien entouré ?), mais de là à éprouver une grande hâte à me refaire les 52 épisodes, je n’irais pas jusque-là dans l’immédiat.
Ça n’étonnera personne si je dis que j’ai dû en lire un quart avant de laisser tomber, j’imagine.
Et que je n’ai pas lu sa « suite ».
Jim
La suite est nettement moins bien. Ou encore pire. Selon le point de vue.

J’ai filé au rayon Batman hier quand je me suis souvenu que c’était le jour du Batman (j’ai donc stoppé séance tenante ma lecture d’X of Swords … ce qui n’est pas dommage), et parmi les choix que j’avais, je me suis arrêté sur le Culte. Adapté quand on parle du ‹ jour de ›.
Alors, je comprends les comparaisons qui ont pu être faites avec le Dark Knight. La présence des cases de journalistes télé l’amène à le faire, entre autre. Surtout qu’ils prennent de plus en plus d’espace au fil des épisodes. Mais je trouve que ça s’y prête pas mal, et qu’en plus, Starlin s’en sert pour son intrigue, faire monter encore plus « l’horreur ». Si la comparaison se fait peut être par la mise en page ou l’agencement des cases (moi, je ne suis pas spécialiste, mais j’anticipe des éventuelles réactions), dans ce cas, ce n’est pas forcément que lié à Batman, car je trouve qu’on retrouve des constructions de pages dans ses Thanosseries qui sortiront par la suite.
Mais concernant le scénario, c’est marrant, parce qu’à partir de la moitié du récit, je me suis demandé si Nolan ne s’en était pas un peu inspiré. Sinon, j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans. Le premier épisode fonctionne en rupture, entre les allers’retours passé et présent, narration que je n’apprécie pas toujours. Là, ça se comprend un peu et ça permet de gagner en efficacité de mise en place, pour rentrer de suite dans le vif du sujet. Par la suite, en revanche, j’ai avalé les épisodes, avec une évolution du Batou plutôt intéressante, dont des scènes que je crois avoir rarement vues (par exemple, dans le dernier épisode quand il laisse volontairement et malgré lui une femme innocente se faire tuer, afin de ne pas hypothéquer ses chances de réussite).
Après, il reste quand même un mystère non élucidé, mis de côté. En soit, la scène des preuves de Jim Gordon ne sert finalement à rien, sans celle-ci, je me serais fait ma propre histoire sur le vilain. Là, je reste dans le doute.
En tout cas, Starlin a visiblement des velléités avec la religion, d’autant plus si j’en crois ce qu’il fait chez Marvel.
Pour le dessin, je me suis demandé si Wrightson avait eu des consignes ou avait souhaité avoir volontairement un style différent pour faire ce récit. Taper dans quelque chose de moins imaginaire au niveau du graphisme pour donner un peu plus de sentiment d’horreur, finalement. Pas sûr que je l’aurais reconnu, mais pour autant, je ne trouve pas ça raté pour autant.
J’ai donc passé un bon moment, avec une préface (un brûlot ?) de Starlin, pour une mise en contexte, plutôt intéressante.
Edit : minute léchouille : j’ai bien aimé la manière dont parlaient les suppôts du diacre. Le vocabulaire, les tournures de phrases, faisaient vraies.
Starlin a visiblement des velléités avec la religion, d’autant plus si j’en crois ce qu’il fait chez Marvel.
Oui, clairement. C’est dans le droit fil de son Eglise Universelle dans ses « Warlock »…
Donc recommandé.
Je crois que je me laisserais tenter.













