BRAT PACK (Rick Veitch)

BRAT PACK

Brat Pack, la série inédite et culte outre-Atlantique de Rick Veitch est enfin proposée aux lecteurs francophones. Après Watchmen et Dark Knight, découvrez le côté sombre de l’univers des super-héros et de leurs “sidekicks” dans une description à la fois subversive et hilarante. Après Brat Pack, vous ne verrez plus Robin et autres Bucky de la même manière. Introduction de Neil Gaiman.

Editeur DELIRIUM EDITIONS
Collection DELIRIUM
Auteur VEITCH RICK/
Disponibilité A paraître
Parution 19/04/2019
ISBN 9791090916487
EAN 9791090916487
Dimensions Epaisseur : 1, Largeur : 210, Hauteur : 300
Prix TTC 29,00 €

Pour ceux qui voudraient avoir un avant-goût de cette sortie, j’ai écrit un article sur la version originale [Pour en savoir +] ; bref les amateurs sont les bienvenus sur mon blog.

Pour moi c’est clairement le lien entre Watchmen et the Boys.

Je pense qu’Ennis a dû lire ça, la filiation de the Boys me parait encore plus prégnante qu’avec Marshal Law. Donc, là, Veitch démonte tout le système des sidekicks dans un récit sans concession et assez dérangeant (au point que lui-même dit que Wertham n’avait pas tort sur certains points, dans son analyse des comic books). En plus, graphiquement, c’est très bien exécuté, avec un découpage plutôt intéressant au fil des 5 épisodes.
On a droit aussi à du contenu éditorial, avec notamment le dossier qu’il avait présenté à DC (où devait paraitre initialement ce récit, comme le dit si bien Artie dans son article - lien plus haut) et c’est très intéressant, parce qu’on voit que l’histoire de Veitch a un peu évolué et je pense que l’auteur s’est libéré des contraintes d’une parution chez DC. Je pense qu’il évoque/critique plus de choses que ce qu’il avait prévu à l’origine.
Il y a aussi une interview plutôt récente vis à vis de l’age de la mini-série et au tout début, j’avais l’impression que Veitch était un mec déçu par le système, désabusé … et en fait, au fil des lignes, il le dit lui-même. Même s’il y a une part de prétention chez lui, j’aime bien cette auto-critique sur son ressenti et sur pourquoi il a écrit cette histoire.
Bref, un comic book de haute volée qui plaira forcément aux détracteurs des super-héros (mais pas que, je pense, puisqu’il m’a plu) avec un contenu éditorial instructif et intéressant.

Si je puis me permettre :

  • pour moi, mais je peux me tromper, le système des sidekicks est beaucoup plus présent chez DC que chez Marvel. Chez Marvel, il a existé dans les années 40 (Bucky, Toro, …). Après (Wertham ?), les sidekicks s’émancipent avant même d’être des sidekicks. Donc, quand tu dis que (je cite) « les Big 2 cherchent sans cesse à remplacer leur sidekicks », je ne suis pas vraiment d’accord sur le côté « Big 2 »
  • Et sinon, King Rad, ce n’est pas un subtil cocktail de quoi que ce soit. C’est une référence non cachée de Green Arrow.