CHRONIQUES DE LA GUERRE DE LODOSS - LA DAME DE FALIS t.1-2 (Ryo Mizuno / Akihiro Yamada)

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Ca m’intéresse mais pas de suite…

Te presse surtout pas, c’est vraiment pas terrible.

Tant que ça ?
Je verrais bien , ce qui me rebute plus c’est que l’histoire a l’air trop courte mais pour le reste je reste intéressé…

La critique est dispo, si tu veux…

Franchement dispensable comme titre.

En fait, c’est une réédition en 1 seul volumes de la précédente édition en 2 volumes que j’ai deja ?

Utile…

Bon, je l’avoue, dans ma collection de manga, assez modeste, il y a quand même des titres que je n’ai pas lu. Pour des raisons un peu oubliées ou confuses. Dans le cas des Chroniques de la Guerre de Lodoss, je ne me souviens même pas du moment où j’ai acheté les deux tomes, et je constate que je ne savais pas (avant récemment, en me penchant sur cette section) que les deux tomes sur mon rayonnage constituaient une intrigue complète.

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J’ai donc le premier tome chez Delcourt, et la suite chez Kami. La reliure du premier est très agréable (couverture souple), et l’impression pas mal. Le deuxième m’a l’air moins bien imprimé dans l’ensemble, mais il me semble plus fluidement traduit (je commence à peine ce tome). Je ne sais pas trop pourquoi je n’ai pas ouvert plus sérieusement ces deux tomes. Sans doute parce que je me mélangeais les crayons entre les éditions et que je pensais que la série était plus longue. Ou bien que la fantasy, qui ne me branche pas en général, ne m’inspirait guère. Mais là, en ouvrant, j’ai pris une claque.

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L’histoire est assez classique. Sur l’île de Lodoss, des démons apparaissent, et un groupe de héros se fédère, à mi-chemin entre les Vengeurs et la Communauté de l’anneau (on sent l’influence de Tolkien et celle de Donjons & Dragons). Guerrière farouche, double maléfique, sang versé sur le trône noir, magie rituelle, glossolalie et autres astuces, rien de bien original, mais les personnages sont sympathiques, même si parfois la narration est brouillonne.

Mais ce que le dessin perd en clarté narrative, il le compense par une démonstration de force assez incroyable. Graphiquement, c’est à tomber ! Akihiro Yamada, dont je ne sais pas grand-chose à part qu’il a dessiné (et écrit, je crois) Lost Continent, un récit d’aventures qui privilégie le style et l’épure (et dont j’ai vu quelques planches : c’est vachement bien, mais différent), joue ici le foisonnement du trait et l’expressivité des corps en mouvement. On dirait qu’il a regardé abondamment John Buscema et Gil Kane, pour faire des comparaisons qui parleront aux lecteurs de comics. Ou Frazetta, aussi. Ou Roy Krenkel. Et son encrage, recourant à un système complexe de hachures, évoque immanquablement le travail d’Alfredo Alcala. Visuellement, ces Chroniques tabassent carrément.

Jim

J’ai l’animé en VOSTVF. Et à l’époque, pas vraiment le format de visionnage habituel pour moi. Et j’ai beaucoup aimé.

Mais ou ai je mis ce premier et unique tome en ma possession ?

Ne jamais demander « où », sur ce forum.

Jim

Sachant qu’il y a une intégrale chez Kazé.

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Jim

Erreur de débutant.

:wink:

Jim

J’ai lu hier le tome 2 présent dans ma collection, et édité par Kami en 2005, dans la foulée de la réédition du premier, soit donc près de dix ans après l’édition Delcourt. Sur bédéthèque, je note d’ailleurs une différence de pagination entre les deux éditions du premier tome, suffisamment marquante pour me faire lever le sourcil : je me demande si, en ayant un tome 1 Delcourt et un tome 2 Kami, je n’ai pas un ou deux chapitres qui passent à la trappe. L’édition Kami, malgré quelques défauts (dont certains sont évoqués plus bas), propose des rabats de jaquette qui resituent les auteurs et expliquent que le scénariste est inspiré de Tolkien et de Donjons & Dragons. Je vois aussi une autre influence pour ma part (voir plus bas là aussi), mais c’est peut-être ma culture comics qui me fait songer à des liens qui n’existent pas.

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L’histoire m’a paru confuse, plus que pour le tome 1, et ce n’est pas seulement dû à la narration un peu foutraque de Yamada : ce dernier, en effet, semble surtout s’intéresser à l’aspect illustratif de son travail, l’enchaînement des cases (mais quelles cases !) et le placement des bulles n’aidant pas toujours à la lisibilité de l’ensemble. Rajoutons une traduction qui me semble moins souple que celle de Delcourt, et une police de lettrage avec des « i » à empattement qui sont du pire effet, et on obtient un certain inconfort de lecture. Rien de rédhibitoire, bien sûr : le tome se lit assez bien, et une fois qu’on a passé un premier petit tiers particulièrement bavard, où les héros se perdent dans des parlottes sans fin, et qu’on entre dans le vif du sujet, ça devient très chouette.

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Nous retrouvons tout un aréopage de personnages hantant les cours royales, certains qu’on a déjà vus et certains qui s’imposent pour cette seconde partie. Désormais, tout le monde est bien au courant que les démons rôdent (et ils sont d’un assez grand gabarit ma foi) et qu’il faut préparer la riposte. On assiste donc à quelques considérations sur la constitution d’un groupe de guerriers, sur les négociations royales afin de signer des alliances face à un ennemi commun (cette partie politique est assez prometteuse, mais peu exploitée à mon goût), ainsi qu’à une remise au centre de l’action de Dame Flaus, une prêtresse guerrière au passé incertain (on apprend qu’elle est adoptée), vers qui se tournent certains soupçons contrebalancés par des défenses vigoureuses : cela permet de montrer que même au sein d’une cour censément unie, les dissensions et les visions divergent (ce qui fait beaucoup). La suite de l’intrigue démontrera que les inquiétudes à l’encontre de Flaus ne sont pas tout à fait infondées. Le scénario, qui emprunte à plein de classiques, ne sera pas sans rappeler aux lecteurs de comics quelques ressorts du cross-over Inferno qui a marqué l’univers des mutants chez Marvel. Vu les dates (je crois que les premiers romans situés dans l’univers de Lodoss, qui forment la base de cette franchise, sont sortis en 1988), je me dis que c’est peut-être pas innocent.

Graphiquement, malgré des pages souvent trop éclatées (ça marche du feu de dieu sur les séquences de baston, beaucoup sur les scènes de dialogues, où Yamada aurait dû adopter une narration plus ordonnées), c’est une pure tuerie. Le dessinateur recourt souvent à un artifice consistant à ne pas dessiner l’ensemble de la case, laissant une partie suggérée (sous l’effet de la poussière ou de la lumière, par exemple). Il navigue ainsi dans des eaux précédemment fréquentées par Victor de la Fuente ou Alex Niño. Entre autre. C’est assez formidable, un vrai festival d’images incroyables. Les deux derniers tiers de l’album, consacrés à la guerre proprement dite contre les démons (et à la révélation de l’identité de l’ennemi) composent un tourbillon de visuels forts, avec un sens de la composition assez réussie. On a vraiment l’impression que Yamada a rongé son frein lors des séquences de blabla, pour se lâcher complètement quand les lames sont tirées.

Jim

Est ce que le futur roi ennemi bascule du côté obscure dans cette histoire ?

Y a effectivement une histoire de côté obscur, ouais…
:wink:

Jim

Je ne savais pas que c était en deux tomes, du coup je suis vraiment tenté, ayant le premier !

Merci

Bon trouvé à 8 euros.

Cool.