CINEMA, THEÂTRE & BLOCKBUSTERS (Discussion générale)

[quote=« n.nemo »]les comics comme atelier recherche et développement. C’est peut être comme cela que des dir de com vendent ça à des financiers.
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C’est comme cela que Paul Levitz vendait la soupe chez DC, c’est comme cela aussi qu’il « protégeait » Vertigo.
Cette approche permet de conserver à la bande dessinée sa position de pionnier (à défaut de leader), c’est-à-dire de structure qui montre la voix, qui défriche, qui cartographie.
Cependant, chez DC depuis le départ de Levitz, chez Marvel, ou ailleurs, il est légitime de se poser la question. Quand JMS a changé les pouvoirs de Spidey et s’est débarrassé des lance-toile, on y a vu, à juste titre je crois, l’influence de la version de Sam Raimi. Donc ouais, l’influence de l’audio-visuel sur le papier ne date pas d’aujourd’hui (les Wonder Twins, Reptil ou Harley Quinn sont des personnages venus des dessins animés, par exemple), mais il semblerait que ça s’accélère et que ça s’intensifie.
J’y vois pour ma part, à l’instar de ce que fait remarquer Ben Wawe, un indice clair du glissement d’activité, les enjeux principaux de Marvel se situant désormais sur grand (et petit) écran. D’une certaine manière, c’est ce qui se passe chez Disney, donc l’activité BD est quasiment inexistante aux États-Unis. Mais bon, traditionnellement, Disney ne vient pas de la BD. Ce n’est pas le cas de Marvel.
Après, dans ce mouvement, on peut remarquer (c’est ce dont parle Nemo, je crois) que certains créateurs cherchent des pistes « nouvelles », ou à tout le moins abandonnées depuis quelque temps. C’est Fraction avec ses Inhumains, c’est Lemire avec Frankenstein ou la Justice League Dark. Des auteurs qui exploitent des gisements un peu délaissés, afin de raviver des concepts endormis. C’est là que se trouve l’équilibre, je crois, entre la force de persuasion du cinéma et la capacité à entreprendre de la BD.

Jim