CIVIL WAR II #0-8 (Brian Michael Bendis / Marquez)

Attention avec les TPB VF.
Il y a Civil War et les conneries faites autour.
Faut juste s’arrêter à Millar et McNiven.

Ouais et puis plein de deluxe, de redeluxe etc etc. C’est la poule aux oeufs d’or pour Panini. C’est compréhensible parce que l’œuvre à en soi un pitch assez marquant pour titiller n’importe qui.

Cela dis pour l’avoir relu il y a pas longtemps ça n’en reste pas moins moyen voire médiocre. En fait si le début est vraiment bon en terme d’exposition, de monté en puissance et de présentation de l’enjeu et des camps, le récit se casse vite la gueule. Je situerais la bascule au moment où Spider-man révèle son identité devant les médias. A partir de là on sent que la série principale dépend de plus en plus des ties-in (l’existence de la prison pour super-pouvoirs est évoqué jamais montré, elle est pourtant importante en terme de symbole) et on sent bien que Millar ne sait pas comment vraiment finir son histoire. C’est expédié en plus d’être ridicule.

Merci de vos précisions, les types, j’en prends bonne note. :wink:

C’est vrai que Sylvain pointe du doigt une énorme incohérence.

“Les gars on a tous failli mourir (TOUT a failli mourir) mais on va vite se chamailler comme avant.”

Sur le principe, il devrait y avoir une grosse période Bisounours avant que les problèmes reviennent.
Même les méchants devraient se calmer.

C’est comme une dispute de couple, une fois l’abcès crevé, tu vas pas relancer la machine pour une chaussette rouge oubliée dans une lessive de blanc…

Je pense que vous idéalisez drôlement la capacité de l’humanité à ne plus se déchirer après une crise.

Si on admet que Civil War II sera l’équivalent dans l’idée que le premier (ce qui, j’espère, ne sera pas le cas) je n’y vois vraiment pas d’incohérence. D’une part on (enfin je parle pour moi) ne connait pas le contexte de base post Secret Wars (je sais pas si cela se trouve tout le monde a oublié) et il faut prendre en compte le hiatus initial de 8 mois entre la fin de cet event et les début des nouvelles séries.

Pas faux.
Néanmoins ce recyclage (rien que le recyclage de titre) fait peine à voir.

Honnêtement, s’il y a oubli général au terme de Secret War, Marvel pourra se mettre son univers au cul. Pour moi, ce sera plié.
Parce que mon plaisir de lecteur dépend de la continuité, de la construction de personnages sur la durée.
Alors le bouton “Ta gueule, c’est magique”, là, on peut dire que je suis trop vieux pour ces conneries.

Et s’il n’y a pas oubli, même huit mois après SW (l’excuse un peu facile pour ne pas gérer l’après big event… là encore, une fois, c’est intéressant… deux fois quasi de suite, c’est abuser), un autre Civil War, ça me les broute menu.

y a bien eu reset après aoa.

Mais annulé non ?

[quote=“Blackiruah”]

Mais annulé non ?[/quote]

Et après on se veut “user friendly” avec les “nouveaux lecteurs” ? Quelle bonne blague!

Hm j’ai l’impression que je fais un quiproquo. aoa = Age of apocalypse ? Y’a eu un reboot après Onslaught et non AOA mais ça a été vite annulé. Parle-t-on de ceci ?

c’est que dans l’esprit sw est un vaste aoa.

Que la fin de sw entraine l’annulation des deux dernières années des vengeurs comme la fin d’aoa annulait la fin de la quête de legion ce serait possible. Je vois d’ailleurs pas vraiment comment faire autrement.

Faut un bouton reset quelque part, sinon ce qu’ont vécu les héros est trop extrême pour pouvoir reprendre leur vie comme avant.

rien que docteur strange n’apparait pas du tout aussi noir qu’il l’était devenu.

Un Reset ? Ils ont juste repris avant la quête de légion là où les prémices d’AOA étaient posées et ça ne concernait que les séries X.
HoM c’était la même chose. Age of X idem …

Pour moi ce ne sont pas de vrais reset, ce sont des voyages temporaires où l’objectif est de revenir et d’empêcher l’élément déclencheur de la trame temporelle en question.

et bien, on ne sait pas encore en vf ce qui a tout déclenché. Mais pour la religion des black swan c’est du à la naissance de rabum alal, soit lorsque fatalis va dans le passé avec l’homme molécule.

C’est le lieu/temps d’une possible annulation du coup.

Après le reset c’est tout aoa qui est annulé. Ici ça pourrait être toutes les incursions qui seraient annulées en annulant leur cause initiale.

Ben, s’ils font ça, dans leur cul, comme déjà dit.
La formule est peu subtil, mais tordre un univers dans tous les sens parce que l’on sait que l’on a une porte de sortie, en matière de scénarisation ou de construction, ça ne l’est guère plus.
Ce serait vraiment prendre les lecteurs pour des jambons. Avec ce genre d’approche, tu peux tout faire et ne rien assumer. Alors, pourquoi s’intéresser à ce que vivent les personnages puisque rien ne compte vraiment ?

^^

c’est un peu le genre qui veut ça aussi.

je préfère un reset élégant à une reprise des affaires courantes post génocide.

Je dirais plutôt que c’est devenu une solution récurrente pour le genre, comme s’il n’était plus possible de raconter une bonne histoire sans tout mettre dans la balance, et tout jeter aux orties une fois que c’est fait.

Ne lis pas ce paragraphe, Jack. :slight_smile:
Je ne fais pas de comics. Donc, on peut toujours arguer que je m’exprime sur un autre terrain. Mais en BD franco-belge, j’ai conscience qu’à partir du moment où je fais monter les enjeux, mais que je n’en assume pas les conséquences, je casse la confiance du lecteur. On peut conclure une histoire aux conséquences dramatiques et prendre un nouveau départ une fois la conclusion amenée, sans nier pour autant le vécu des personnages.

D’ailleurs, pour moi, la question n’est pas de savoir si ce qu’ont vécu les personnages est trop extrême. La question est : à quoi sert de faire vivre des situations extrêmes aux personnages si c’est pour en arriver là ?

En fait, le problème est plus général. On en revient aux morts tout aussi nombreuses que temporaires, à la duplication des grandes figures jusqu’au délire. Même si les intrigues qui les mettent en scène sont paradoxalement bonnes (pour Thor ou Spider-Man par exemple), on en arrive à un grand n’importe quoi, avec un univers fourre-tout, ou l’essence d’un personnage, sa spécificité, passe plusieurs fois à la photocopieuse. Jusqu’à épuisement du toner (ça marche particulièrement avec Thor :mrgreen:).

C’est tout de même un vrai sujet.

[quote=“sylvain cordurié”]Ne lis pas ce paragraphe, Jack. :slight_smile:
Je ne fais pas de comics. Donc, on peut toujours arguer que je m’exprime sur un autre terrain. Mais en BD franco-belge, j’ai conscience qu’à partir du moment où je fais monter les enjeux, mais que je n’en assume pas les conséquences, je casse la confiance du lecteur. On peut conclure une histoire aux conséquences dramatiques et prendre un nouveau départ une fois la conclusion amenée, sans nier pour autant le vécu des personnages. [/quote]

Mais je suis parfaitement d’accord.

Cela dit, rien que le fait qu’il y ait un concept temporel, le fameux huit mois plus tard, prouve qu’il doit se passer quelque chose à un moment donné. Pour résumer, je ne crois pas au Deus Ex Machina total (mais il m’est déjà arrivé de me tromper).

Cependant, je précise que la majorité des joueurs dans Secret Wars ne sont que des facsimilés de nos héros (c’est d’ailleurs un des gros problèmes de la saga qui gâche énormément le plaisir de voire se rencontrer plusieurs versions du même personnage puisqu’elles ne sont, en définitif, même pas les versions parallèles que nous connaissons; elles ne possèdent pas leur histoire contrairement à Spider-Verse par exemple).

Après, si on en arrive à un coup de baguette magique, je dois avouer que ça me laisse de glace. De toute manière, je doute que ce que je désire de l’après-Hickman, c’est-à-dire un procès en bonne et due de Tony Stark et de son élite, un repenti, une patate dans la tronche, une prise de conscience ou même, soyons fou, une persévérance du mauvais coté de la barrière, bref des conséquences en somme, soient programmés par l’éditeur.

Tant qu’ils continuent de publier le Thor de Jason Aaron, je reste content. Que veux-tu, je suis quelqu’un de simple (ou qui ne regarde plus de trop près, au choix).

[size=85]De toute manière, je préfère The Paybacks.[/size]

[quote=“Lord-of-babylon”]

, je vais jeter un coup d’œil, ça été publié comme Original Sin par Panini une série de magazines dédiés uniquement à l’événement ?

Cela dis pour l’avoir relu il y a pas longtemps ça n’en reste pas moins moyen voire médiocre. En fait si le début est vraiment bon en terme d’exposition, de monté en puissance et de présentation de l’enjeu et des camps, le récit se casse vite la gueule. Je situerais la bascule au moment où Spider-man révèle son identité devant les médias. A partir de là on sent que la série principale dépend de plus en plus des ties-in (l’existence de la prison pour super-pouvoirs est évoqué jamais montré, elle est pourtant importante en terme de symbole) et on sent bien que Millar ne sait pas comment vraiment finir son histoire. C’est expédié en plus d’être ridicule.[/quote]

Pour moi, lorsque Spidey se démasque, c’est vraiment une bascule intéressante dans la mesure où un héros très important entraîne toute l’histoire dans une autre dimension : tout à coup, la situation qui était déjà délicate devient délirante, tu sens que Parker se trompe et va le payer cher.
D’ailleurs, les épisodes de “Spider-Man” à cette époque, par JMS et Garney, sont formidables et aboutissent à une situation extrême (May qui se fait flinguer sur ordre du Kingpin, Parker qui pète les plombs… Bon, après Joe Q, Mephisto, pour tout régler, c’est du grand n’importe quoi, que n’a d’ailleurs pas voulu cautionner JMS).
“CW” a plein de grands moments comme ça, qui manquent aux events suivants (en tout cas ceux que j’ai lus - je me suis arrêté à “Fear Itself” où le projet de Fraction a vraiment été trop parasité par l’éditorial) : on s’en souvient d’ailleurs autant pour le point de départ (la catastrophe déclenchée par les New Warriors, la loi sur le recensement) que pour ces espèces de ponctuations (le clone de Thor, la mort de Black Goliath, la dérouillée du Punisher par Captain America…).
En ce qui concerne le dénouement, par contre, c’est vrai qu’il est un peu expédié, avec une prise de conscience de Captain America un peu maladroite (“bon sang, je suis en train de détruire New York et la communauté des super-héros !”). Même si je comprends qu’il était légitime que la mort de Captain America soit écrite par Brubaker dans la série dédiée au personnage, je crois que si ça avait été intégré directement au dernier épisode de “CW” , le final aurait été plus puissant et naturel.
Je n’ai pas l’impression que Millar ne savait pas comment conclure, plutôt que la vraie fin de “CW” - la mort de Cap - lui a échappé. Mais je crois de toute façon qu’il avait prévu beaucoup plus grand, plus long (12 épisodes comme “COIE”, pour montrer plus de choses, mais il a coupé pas mal parce que McNiven était trop à la bourre et plein de séries étaient impactées.

Je ne suis pas sûr ! Il n’a pas vraiment montré par la suite, que ce soit chez Marvel ou dans son Millarverse, qu’il écrivait de longs arcs !
Mais l’argument McNiven tient quand même la route, si ce n’est que tout le monde aurait forcément impacté d’un raccourcissement de dernière minute !