En complément du thread Comics & Médias, l’idée m’est venue de créer un autre topic ayant pour objectif de répertorier les multiples clins d’œil référentiels adressés au lectorat, que ce soit dans les comics ou ailleurs (cinéma, télévision) par le biais des adaptations ou d’oeuvres qui n’ont pas grand-chose en commun, si ce n’est leur lien avec la culture populaire. Que ce soit pour rendre hommage, divertir ou surprendre, les exemples ne manquent pas, et cela pour le plus grand plaisir des fans à même de les dénicher.
Dans le cinquième épisode du cycle mythique de Walter Simonson sur Thor, le fils d’Odin adopte une nouvelle identité terrienne sous le nom de Sigurd Jarlson, l’occasion pour lui de porter des lunettes et de travailler dans le bâtiment.
Afin de voir si ce déguisement fonctionne, Nick Fury lui propose de se mêler aux journalistes présents sur place. Il ne tarde pas à bousculer l’un d’entre eux, un certain Clark, qui l’espace d’un instant, en voyant ce grand blond baraqué, croit reconnaître un confrère habitué tout comme lui au port de la cape.
Lors de l’arc « Days of Future Present », un de ces crossovers inter-annuals typiques de la fin des années 80 et du début des années 90, la pause repas de Rachel Summers est brièvement interrompue par une bande de malfrats, dont les trognes sont plutôt familières pour tous les fans inconditionnels du premier RoboCop.
Dans cette scène, il ne manque guère que le personnage de Leon Nash, campé par l’acteur Ray Wise, plus connu pour sa participation à Twin Peaks, qui réunit d’autres acteurs aperçus dans le chef-d’oeuvre de Verhoeven, qu’il s’agisse de Miguel Ferrer ou encore Dan O’Herlihy.
Dans Star Wars #79, Lando Calrissian et Chewbacca sont toujours à la recherche de Han Solo. Lando s’invente alors une nouvelle identité pour passer inaperçu…et son « Capitaine Drebble » ressemble beaucoup à un certain Albator !
Durant l’arc inaugural des Fantastic Four de Scott Lobdell et Alan Davis (période « Heroes Return »), le plus célèbre des reporters belges fait une apparition remarquée lors d’une manifestation.
Clark Kent est en infiltration dans l’univers Marvel depuis longtemps. Une enquête approfondie pour ce journaliste habitué au terrain.
Par exemple, on le repère dans un épisode d’Excalibur, le 8 je crois, dessiné par Ron Lim.
Et il va jusqu’à s’immiscer dans les locaux du Daily Pl… Bugle, à l’occasion de Marvel Team Up#79, l’un des plus beaux réalisés par le formidable tandem Claremont / Byrne, qui retrouve ici l’encreur Terry Austin (tandis que Spidey rencontre Red Sonja).
Perdu dans Bleecker Street, le Green Lantern Kyle Rayner demande son chemin à un habitué des lieux (dans un autre univers)…Wong, le serviteur du Dr Strange (Green Lantern vol.3 #57).
En croisière entre deux bastons avec les Daemonites, le robot Spartan fait le zouave pour faire rigoler son « love-interest » Voodoo, membre comme lui des WildC.A.T.S. ; à l’arrière-plan, un couple en lune de miel se demande s’il ne s’agit pas là d’un… mutant.
Il s’agit bien évidemment de Scott Summers et Jean Grey des X-Men, fraîchement mariés chez Marvel.
Quelques années plus tard, les deux équipes se rencontreront pour de bon, à l’occasion de la mini-série crossover « WildC.A.T.S./X-Men ».
« S.O.S. Mutants » : durant l’ère Silvestri des « Uncanny X-Men », peu de temps avant « Inferno », Chris Claremont introduit une nouvelle équipe de « chasseurs de mutants », le M-Squad, qui rappelle furieusement une autre équipe de chasseurs, mais de fantômes ceux-là… les fameux Ghostbusters.
Et ça se finira d’ailleurs très mal pour eux, dans un ascenseur « hanté », sous le regard cruel d’une Madelyne Pryor déjà largement corrompue…
Evoquons maintenant un des « easter eggs » les plus évidents de la franchise mutante : ça commence toujours dans « Uncanny X-Men », toujours sous l’ère Silvestri. Claremont introduit une jeune mutante asiatique, Jubilee, qui ne va pas tarder à s’imposer comme le side-kick de Logan/Wolverine en personne…
A l’occasion de ses premières apparitions, elle aborde un look un peu anonyme, vaguement « punkisé »…
Quand Jim Lee reprend le titre en main, il ne tarde pas à attribuer à la nouvelle venue un costume propre (dans « Uncanny X-Men 257 »)… dont le code couleur rappelle fortement celui du plus célèbre des side-kicks.
D’ailleurs, à l’occasion du méga-event inter-maisons d’édition « DC vs Marvel », Robin (à l’époque Tim Drake, dans un costume un brin différent) et Jubilee finiront par se rencontrer et même fricoter un peu ensemble, les jeunes coquinous.
Jim Lee semble décidément déjà obsédé par DC Comics, car un peu plus tard (dans « Uncanny X-Men 270 ») le dessinateur glisse un petit clin d’oeil à la concurrence, via le nom de l’entreprise qui semble avoir contribué à la construction de la Salle des Dangers ; ça c’est du placement de produit.
X-Men (et garde-robe) toujours : dans le #155 par Claremont et Cockrum (1982), Kitty est laissée seule en otage avec Diablo / Nightcrawler dans un vaisseau shi’ar. Elle fait quelques essais avec la technologie locale, dont une habilleuse automatique :