Comment devenir vendeur en comic-shop ?

Bonjour à tous :smiley:, je suis actuellement au lycée et plus tard, j’aimerais travailler dans un comic-shop (ou librairie bd). Par contre, je trouve peu d’informations sur ce métier. Donc, en avez-vous (études, points forts, points faibles…) ?
Merci d’avance :slight_smile:

Le mieux, c’est de faire une formation en vente (en alternance, avec apprentissage dans un comic-shop serait l’idéal)… mais ce n’est pas indispensable : dans le domaine, les connaissances du sur le sujet sont indispensables, et même, à mon avis, plus importantes que la formation (il faut juste savoir bien se vendre quand on se présente).
L’avantage de la formation par alternance, c’est que ça peut te mettre un pied dans une boutique, et ça peut les motiver à te prendre à la fin de ta formation… Le plus dur étant de trouver la boutique en question.

Si c’est pour ouvrir ton comic-shop, le passage par une formation en vente me paraît quasi indispensable (ainsi qu’une bonne motivation, et des fonds).

Tori.

Et aussi bien apprendre à connaître les différents acteurs du métier (éditeurs, distributeurs, etc …)

Sinon question revenus, on peut bien gagner sa vie ou c’est plutôt moyen ?
Et les études, c’est principalement de l’économie ?

Si tu cherches à bien gagner ta vie ce n’est clairement pas une voie que je te conseillerai…

comme vendeur, ce sera payé à peu près comme n’importe quel vendeur en librairie : smic ou à peine plus.

comme gérant, c’est pire, ça dépend des résultats de la boutique, dont il est probable que la première année, tu ne puisses même pas te payer.

Je vous remercie pour vos réponses :smiley:
N’hésitez pas si vous avez d’autres choses a préciser, je suis a votre écoute.

Tiens je crois que j’ai entendu cette question chez comixity je crois.

En tout ca, devenir vendeur de comics aujourd’hui est assez difficile puisque ça reste un marché de niche.

Si tu veux montrer une boutique, fais d’abord une étude de marché sur le lieu où tu veux ouvrir une boutique, car à Paris il y a eu une victime (Arkham) alors que c’était une boutique réputée. Ca montre que c’est certainement bouché dans la plus belle ville du monde et ffaut voir si c’est intéressant d’ouvrir dans une grande ville ou dans une agglomération.

Sinon je t’invite à contacter des boutiques de comics pour t’informer sur la distribution des comics VO via Diamonds qui a l’air d’être assez particulière et très restrictive pour des nouveaux clients. Bref de ce que j’en ai tiré c’est difficile de s’en sortir tout seul, donc rensigne toi bien.

Arkham est pas la première du genre à fermer dans le Cinquième, en plus. On se souvient aussi de Gaël et de Mondes Mutants (c’est déjà plus vieux, ça).

Effectivement, j’ai bien écrit à Comixity :unamused:. Ils sont super sympa, Florent (de l’équipe) m’a envoyé un lien: leslibrairessecachentpourmourir.over-blog.com/article-book-store-idol-123009495.html. J’ai pu y voir que le salaire pouvait varier entre 1000 € et 2000 €. Qu’en pensez-vous ?
Personnellement, je pensais que ce serait assez facile d’ouvrir un comic-shop parce qu’il y en avait peu (j’y croyais pas pour Arkham, en plus ils avaient un bon blog :open_mouth: ), mais je me rend compte que non. Au pire, je peux aller dans un qui existe déjà ? (même si je pense que ça fait un peu ‘‘le mec qui s’incruste’’…)
Par contre, c’est quoi ‘‘Diamonds’’ ?

Je vois que t’es de Seine et Marne, j’y ai passé une grande partie de ma vie là bas, par exemple, il y a eu un album à Senart qui a ouvert et ça marchait pas très bien (j’avais discuté avec le gérant), les gens préfèraient aller prendre leurs comics/mangas/bd au Virgin plutôt qu’autre chose…

Diamonds : c’est **LE **distributeur de comics VO. Si tu veux vendre du comics VO, eh bien c’est à eux qu’il faut les commander et apparemment, au départ c’est assez difficile au début.

Après oui, chez comixity, ils t’avaient conseillé aussi de voir le métier des responsables des sections BDs dans les grandes enseignes. Ca peut être intéressant car ils gèrent les commandes, conseillent et même parfois se permettent de faire des p’tites folies (à la FNAC Vélizy, y’avait le watchmen, les walking dead et le killing joke en VO).

Après oui les salaires de 2000€, ça doit être le top du top du vendeur. Je ne le demanderai pas à mon vendeur perso, c’est un peu trop perso, mais je sais qu’il marche sufisament pour vivre correctement, mais ça fait 20ans qu"il est sur le circuit et il a pas mal galéré au début donc faudra batailler si tu pars dans cette aventure. Mais après tout c’est le prix pour vivre de sa passion non ?

Pour compléter ces infos, je te conseillerais de te renseigner sur l’I.N.F.L. (institut national de formation des libraires, ou quelque chose comme ça). C’est une formation pour les personnes intéressés par la création de leur propre librairie (ou comic-shop, par extension), avec des notions d’économie, de droit, etc…entièrement tournées vers l’acitivité “libraire”.
Pour le salaire, sachant que les conventions collectives du secteur sont alignées sur celle de la grande distribution, ne t’attends pas à des tombereaux d’or (et c’est un euphémisme). Quant à monter ta propre structure, c’est une démarche intéressante en termes d’autonomie, et couillue par les temps qui courrent, mais comme l’a dit Alex, attends-toi à ne pas pouvoir te dégager un salaire dans les premiers temps.
Mais bon, tu es au lycée donc jeune, le marché aura peut-être le temps de se rétablir un peu d’ici que tu débarques dans la vie active, qui sait…

L’I.N.F.L. se situe à Montreuil ?

Tiens, un sujet concocté par nos soins qui pourrait éventuellement t’orienter :
france-comics.com/rubrique.p … brique=547

Ah bah tiens je réfléchissais à faire une rubrique dans ce genre, mais en plus court avec photo et tout. Je les lirai un de ces quatre ^^

Super !
Tu les a faites récemment ?

Si tu regardes la date de publication et le bandeau en haut du site, je pense que c’est suffisamment récent, oui ! :wink:

C’est peut être un peu hors sujet (« enfin, oui et non », comme il le dirait lui-même), mais le Kabraire parle dans le poste. Et sans filtre (et sans bescherelle - c’est vraiment le meilleur dans sa catégorie), comme il sait le faire (d’ailleurs, nous pourrons voir à la fin de l’interview qu’il a réussi à fatiguer ses trois interlocuteurs).

Alors, ce n’est pas parce que c’est lui, mais j’ai trouvé ça vachement intéressant (sauf sur le préjugé - je le reconnais bien là - sur les acheteurs d’occasion … viens avec moi, les prochaines fois, tu verras que nous sommes pas des marchandeurs de souk et qu’on respecte le lieu de travail d’autrui ! Non mais !)

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Il y a quelques erreurs (ou plutôt des approximations)… Je n’ai pas encore tout lu, je reviens plus tard pour préciser (mais pas dans l’immédiat : je suis dans le train et ce n’est pas forcément le lieu le plus pratique pour faire des réponses suffisamment construites).

Tori.

Du coup, quelques corrections/précisions (et des trucs avec lesquels je suis en désaccord) :

Parce que la BD, c’est de vrais livres avec des images en plus, c’est pour ceux qui manquent d’imagination.

Ce n’est pas pour ceux qui manquent d’imagination : ça la fait travailler différemment, plutôt.

l’image pour attardés, c’est bon pour les vieux et particulièrement les vieilles mégères, la BD permet aux enfants et même aux adultes d’apprendre plein de choses de manière moins rébarbative

C’est vrai pour la BD franco-belge… Le manga traîne encore pour certains cette image de BD pour attardés, malgré la reconnaissance un peu plus importante qu’il y a quelques années.

Je n’y arrive pas, je mets au défi n’importe quel libraire spé bd ou non de pouvoir y arriver. En BD le nombre de nouveautés est proche des 6 000 BD par an.

Parmi ces 6000 nouveautés, il y a aussi des suites de séries… Dans ce cas, l’intérêt que le libraire les lise est moindre. Parvenir à lire tous les one-shots et les tomes 1, c’est déjà un exploit (mais moins impossible). En revanche, c’est vrai que c’est toujours agaçant de ne pas pouvoir répondre aux clients qui te demandent ton avis sur le titre qui sort le jour même (les éditeurs ne te fournissent pas systématiquement des épreuves non corrigées ! Tu dois donc souvent attendre d’avoir reçu les volumes pour les lire… Et tu n’en as, en général, pas le temps entre le moment où tu ouvres tes cartons et le moment de la mise en vente).

Le rôle du diffuseur est de distribuer les BD, de te les faire parvenir et de te les reprendre, quand tu peux les renvoyer.
Le commercial des maisons d’éditions n’existe plus, le commercial est souvent (hormis Glénat) un représentant du distributeur : MDS, Makassar, Interforum…

Alors, là, il y a une petite confusion/approximation…
Le diffuseur ne distribue pas : ça, c’est le distributeur qui s’en charge.
En fait, pour reprendre la phrase, ce serait plutôt :
"Le rôle du distributeur est de distribuer les BD, de te les faire parvenir et de te les reprendre, quand tu peux les renvoyer.
Le commercial des maisons d’éditions n’existe plus, le commercial est souvent (hormis Glénat) un représentant du diffuseur : MDS, Makassar, Interforum…

Par exemple, La Diff est un diffuseur (et organe de Hachette), mais présente des titres distribués par différents distributeurs (je n’ai pas d’éditeur en tête, et leur site web est en travaux, donc je ne peux pas donner d’exemple, malheureusement).
Hachette est un distributeur, mais les offices sont présentés par de nombreux diffuseurs (pincipalement Glénat, Delsol et La Diff)
Un exemple : Panini est diffusé par Delsol et distribué par Hachette.

Les jours d’office en BD sont le mercredi et le vendredi. Le libraire les reçoit généralement la veille pour pouvoir faire la mise en place, sauf pour certains gros titres comme Astérix ou c’est le même jour pour tout le monde sinon amende

L’office Interforum, c’est le jeudi… Et la phrase de Kab n’est pas très claire : pour un gros titre comme Astérix, le libraire le reçoit aussi en avance… Et, techniquement, le libraire risque une amende également s’il met en vente n’importe quel titre avant sa date officielle (dans les faits, il n’y a pas tellement de risque… Et s’il ne le fait pas, les gens achètent chez son concurrent qui le fait, malheureusement)… Mais pour les gros titres, les éditeurs sont bien plus vigilants (c’est d’ailleurs pareil pour les jeux vidéo : quand un jeu Pokémon, FIFA ou autre grosse licence sort, les magasins ont plutôt intérêt à respecter la date de sortie).

S’il n’y avait pas cette possibilité de retour, les libraires et donc le marché ne pourraient absorber tant de nouveautés par an.

Et, aussi, les libraires prendraient des quantités plus faibles, pour ne pas risquer de se retrouver avec des tonnes d’invendus sur les bras.

Enfin la clientèle d’occasion reste des plombes à farfouiller, se croit au souk en voulant négocier une BD annoncer 6€ à 2€. Sans compter ceux qui pensent que leur BD vaut 30€ quand elle en vaut 2 maximum.

Ah, et ceux qui pensent qu’ils ont un trésor entre les mains, alors que tu en as déjà quinze exemplaires que tu n’arrives pas à vendre… ~___^
Bon, cela dit, je ne suis pas aussi virulent envers ceux qui achètent d’occasion (il faut dire que j’en fais moi-même partie, même si je privilégie souvent le neuf quand c’est possible).
En revanche, je rejoins Kab sur un point : gérer l’occasion, c’est assez lourd (et comme lui, les gens qui te demandent en occasion le truc qui vient de sortir (voire qui n’est pas encore sorti, d’ailleurs) m’insupportent).
Quant à ceux qui négocient, il n’y a pas que pour les acheteurs d’occasion : on a régulièrement des gens qui demandent si on leur fait un prix s’ils prennent plusieurs livres (et pas forcément beaucoup, en plus : j’ai eu le cas de quelqu’un qui voulait que je lui fasse une remise s’il m’achetait trois manga !)… Il faudrait vraiment une campagne de pub massive pour le prix unique du livre !

Il faut ajouter à ça, le prix. Ta BD en crowfoundng c’est pas 15€, c’est 30 voir 40

Pas forcément… Sur Coq-Man et Poussin, par exemple, j’ai 4 BD pour 55€ et on peut obtenir le tome 3 pour 15€ (Un peu de pub pour cette campagne ne fait pas de mal…) :

On parle souvent de BD vendu à 200-300 pelos

C’est, malheureusement, de moins en moins vrai. Si ça restait un truc de niche, je comprendrais, mais on commence à voir des éditeurs bien établis s’en servir comme d’un moyen d’avoir des précommandes et une avance de fonds… Pour moi, ça devrait rester pour des petites structures ou de l’auto-édition.

Roman graphique ne veut rien dire en France

Merci, Kab.

Techniquement je vends pas en ligne : tu peux commander et venir chercher le bouquin en boutique. Je n’ai pas les ressources nécessaires pour faire de l’envoi.

C’est vrai que pour faire de la vraie vente en ligne, il faut une personne qui s’y consacre, sinon, ça prend du temps sur le travail de libraire. Sans compter que ce n’est pas facile d’être compétitif sur les frais de port.
La précommande via un site, ça permet que la personne soit certaine d’avoir son volume quand elle arrive en boutique (ou de lui dire quand venir, si le volume n’est pas en stock), et qu’elle ne se déplace pas pour rien (enfin, façon de parler : on ne se déplace jamais pour rien en librairie ! ~___^), et avoir une vitrine sur l’internet est indispensable à l’heure actuelle. Le FB permet que les abonnés soit avertis des nouveautés quand elles arrivent (et peut aussi leur permettre d’en faire mettre de côté avant leur passage, aussi).

En tout cas, c’est vrai que certaines questions étaient vachardes.

Tori.

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