COSMOPOLIS (David Cronenberg)

J’ai vu dangerous method justement dernièrement, je dis justement puisque c’est précisément ce film qui m’a redonné envie de voire des films.
J’ai vraiment adoré les acteurs et été emballé par la justesse du propos.

J’ai pas vu spider et history tout comme les promesses m’avaient laissé un peu sur ma fin. Je suis de ceux qui ont préféré fight club à existenz, je le dis comme cela puisque dans certains milieux philo-gaucho on peut opposer les deux selon leur sous texte politico-existentialo-marxiste.

Mais comme toi Zombie les tous premiers et spécialement festin nu pour moi ont fait date.

D’ailleurs, j’y pense que maintenant mais n’oublions pas scanners que j’ai longtemps considéré comme un xmen officieux, et je me souviens maintenant avoir déploré le choix de singer pour réaliser les xmen, arguant justement que je ne voyais que cronenberg pour s’en charger.

Si c’était arrivé à l’époque, on aurait peut être aujourd’hui un avengers réalisé par un verhoven.

ou plus aucun film de super heros…

Ah ? je ne savais pas ça ! ^^ Étonnant !
Sinon, j’aime aussi Fight Club. En fait J’adore Fight Club. Mais je lui préfère eXistenZ ([size=85]sans entrer dans des débats politico-existentialo-marxiste, je trouve qu’il y a là plus de réel matière qui donne à réfléchir que dans Fight Club que je considère comme de l’entertainment très réussi… J’aurais jamais pensé que ces films puissent être comparé tant leurs sujets principaux semblent différents -et sans parler des réals, comparé Fincher et Cronenberg, ça me serait jamais venu à l’esprit ! o0 Mais pourquoi pas ! ^^ Et sas parler de réflexion, le cinéma de Cronenberg me parle plus que celui de Fincher qui est un très bon cinéaste que je suis et aime, mais la comparaison entre les deux, c’est comme comparer Tim Burton et David Cronenberg pour moi, ça n’a pas lieu d’être.[/size])

Bon bah, j’essaierai de zieuter A Dangerous Method, alors !
Curieux, c’est un film qui ne m’attire pas spécialement suite aux bande annonces que j’en ai vu. M’enfin, ça va, j’ai pas besoin de ça pour me replonger dans la filmo de Crocro ! :wink:

[quote=« n.nemo »]D’ailleurs, j’y pense que maintenant mais n’oublions pas scanners que j’ai longtemps considéré comme un xmen officieux, et je me souviens maintenant avoir déploré le choix de singer pour réaliser les xmen, arguant justement que je ne voyais que cronenberg pour s’en charger.

Si c’était arrivé à l’époque, on aurait peut être aujourd’hui un avengers réalisé par un verhoven.

ou plus aucun film de super heros…[/quote]

Honnêtement, je verrais pas Cronenberg sur des blockbusters, il ferait surement du super boulot en terme de mise en scène, mais je doute qu’il puisse avoir les coudées franches sur de tels projets (sans parler de l’envie…).
[size=85]Ce que j’aime bien chez Crocro, c’est ses obsessions, son univers à lui qui peut bien entendu se mêler à ceux de Burroughs, Ballrd ou même d’une série B des années 60 ! ^^[/size]

On a eu Scanner ([size=85]qui ont eu des suites… Hmmm regardables !^^[/size]) et Robocop pour Verhoeven, moi ça me suffit ! :slight_smile:
[size=85]Pas besoin que ce soit une licence Disney ou Time Warner (ezt heureusement d’ailleurs !).[/size]

AHHHH je fond, je fond, je me meurs.

Je trouve fight club totalement pertinent de bout en bout, sur pratiquement tous les sujets qu’il aborde : le rapport homme/femme, le rapport au corps, à la consommation, l’impasse social qu’il décrit, l’enjeu de la rébellion, la relation à soi et à l’agressité…
Le nombre de phrase culte dans ce film est démentielle, et son humour…

Vraiment je ne me lasse pas de ce film.

Si en plus tu réinterprètes les propos des perso en prenant en compte la véritable nature de la relation tyler/jack la lecture des sous textes ce démultiplie

Et si enfin tu mets en parallèle l le film et le livre tu ne peux que être passionné je trouve par les changements qui ont été opéré.
Drame tragique dans le livre et conte moderne dans le film…

Je suis d’accord avec tout ce que tu dis.
Je considères Fight Club comme un très bon film.
Après, pour moi effectivement ça reste de l’entertainment, mais c’est pas un gros mot non plus ! Et ya pas de mal à s’amuser ! :mrgreen: :wink:

[quote=« Zombie »]

On a eu Scanner ([size=85]qui ont eu des suites… Hmmm regardables !^^[/size]) et Robocop pour Verhoeven, moi ça me suffit ! :slight_smile:
[size=85]Pas besoin que ce soit une licence Disney ou Time Warner (ezt heureusement d’ailleurs !).[/size][/quote]

je suis d’accord aujourd’hui mais à l’époque je militais tout seul dans mon coin pour la respectabilité des comics alors cronenberg sur x men ça le faisait.

Et comme je déteste cordialement singer et son chef décorateur, alors j’aurais préféré n’importe qui à eux

[quote=« Zombie »]Je suis d’accord avec tout ce que tu dis.
Je considères Fight Club comme un très bon film.
Après, pour moi effectivement ça reste de l’entertainment, mais c’est pas un gros mot non plus ! Et ya pas de mal à s’amuser ! :mrgreen: :wink:[/quote]

mais dans cette optique, qu’est ce qui n’est pas juste de l’entertainment au cinema ?

quoique non, là dessus, je n’ai pas trouvé le film pertinent ! :wink:
Mais, c’était bien traité et fun.
[size=85]Sinon, j’ai jamais lu l’auteur du roman et ses bouquins.[/size]

Hmm…
Au hasard ([size=85]je suis fourbe !^^*[/size]), Level Five de Chris Marker ?
[size=85]Ce n’est qu’un exemple, hein ! ^[1]
[size=85]
Wé c’est bref (et fourbe, donc), mais ça me prendrait trop de temps, d’expliciter plus ce point de vue, désolé. :confused: Vois ce film (et tous les Chris Marker, tu verras, et rapelles toi surtout le fond de l’air est rouge ! :wink: )[/size]

Après, oui, tout n’est qu’entertainment, et c’est mieux pour que le message passe, mais je ne considère pas Fight Club comme un film à message même si bien entendu il en contient.
[size=85]Après Le Journal de Bridget Jones, y a aussi un message, et il est puant… ! XD[/size]


  1. /size ↩︎

je viens de jeter un coup d’œil, ça a l’air bien barré en tout cas.

A voir à l’occasion alors

1996, surtout !!! [size=85]Je l’ai vu à l’époque en salle -maintenant, ça parait évident, ça l’était moins à cette époque.[/size]
[size=85]Mais bon Chris Marker (90 ans quand même, aujourd’hui !) a toujours très bien compris ses époques et celles à venir ! [/size]

C’est là qu’on voit qui pense la SF et surtout son présent tout en ayant toujours en compte le passé ([size=85]ça vaut pour le net, aussi[/size]) ! :wink: [size=85] Et bon la SF ne se construit pas sur rien, non plus. ^^[/size]

Edit: au fait N.Nemo,c’était quoi ton pseudo sous l’ancien SP, j’arrive pas à faire le lien ([size=85]enfin, tu comprend ce que je veux dire !^^[/size])! :wink:

C’est normal je devais avoir 2 messages à mon actif sous le nom de lobohighwalker si je me souviens bien.

[quote=« n.nemo »]J’ai vu dangerous method justement dernièrement, je dis justement puisque c’est précisément ce film qui m’a redonné envie de voire des films.
J’ai vraiment adoré les acteurs et été emballé par la justesse du propos.
[/quote]

Et le jeu de mâchoire de Caillera, il ne t’as pas fait flippé ?

:o

Si y’a des trucs intéressants dans ce film (la confrontation des différentes écoles/égos), je trouve malheureusement que le film ne mène pas bien loin.
Et la forme est tellement classique qu’elle n’arrive pas non plus à relever le propos du coup.

Et le jeu de mâchoire de Caillera, il ne t’as pas fait flippé ?

.[/quote]

Oui son jeu de machoir, très très bien.

[quote]
Si y’a des trucs intéressants dans ce film (la confrontation des différentes écoles/égos [/quote]

Bah ça c’est déjà beaucoup, non?

aragorn en Freud ça m’a conquis directe.

Pour un sujet aussi complexe et intéressant, je trouve que non.

ah, oui?

et bien comme toi mais à l’invers, je trouve que pour un sujet aussi complexe et intéressant, c’était au contraire très bien rendu.

J’ai aimé la figure lumineuse d’un Jung grand bourgeois qui cherche à s’extraire des marécages de l’inconscient dans lesquels navigue Freud qui creuse laborieusement son chemin, lui qui se trouve toujours dans des bureaux sombres et sans espace.

J’ai aimé la subtilité avec laquelle était rendu la position freudienne. Lors de la première scène de repas entre Freud et Jung, ce dernier se ressert plusieurs fois et Freud interprète : « ne vous retenez pas ma famille a l’habitude d’entendre parler de sexe ».
Simple, juste, correspondant bien à l’image que je me fais de Freud.

Les envolés mystiques de Jung chaque fois qu’est abordée la question de son transfert et la part qui joue sa sexualité. Sa libido qui s’envole quand la figure de Freud est remise en cause, « mais alors », dit il à Sabina, « vous dites l’inverse de ce que dit Freud », image suivant il la fesse avec vigueur.

L’idéal du bien d’un Jung qui veut guérir là où Sabina lui dit de penser à lui, qui se maltraite comme il l’a maltraité elle…

C’est rare un film sur ce sujet, sur la psychanalyse en générale, qui en plus en épouse les contours, je n’ai pas boudé mon plaisir.

Vu COSMOPOLIS hier soir.
Bon, j’ai envie de dire que ce n’était pas un film à faire. D’abord, parce que le matériel de base (une suite de rencontres et de dialogues le long d’un trajet en limousine au travers de la ville de New York) convenait bien à la forme du roman, mais sans doute pas à celle du cinéma. Faire bouger l’immobilité ne constitue pas du cinéma et cette suite de dialogues philosophiques, pour interessant qu’ils puisssent parfois être, se montrent abscons et ennuyeux la plupart du temps. Ensuite, parce qu’au final, le sujet en lui-même a finalement déjà traité il y a des décennies. Montrer le vide existentiel d’un golden boy et sa plongée dans la violence et la mort, Brett Easton Ellis l’avait fait il y a des années avec AMERICAN PSYCHO. DeLillo et Cronenberg ne font au final que faire éclore les graines de la destruction du capitalisme qu’avait extrait Ellis. Car au final, si il faut trouver un véritable intérêt à ce métrage, c’est son ambiance de fin du monde, ou en tout cas, de fin d’un monde. Ce coté anticipation, qui passe par le décor (l’intérieur de la limo ressemble à un vaisseau spatial) et l’environnement (les émeutes), est donc la forme qui permet de cacher l’impression de déjà-vu(/lu) du fond.

Un mot de Cronenberg sur son prochain projet, MAPS TO THE STARS :

collider.com/maps-to-the-stars-cronenberg-pattinson-mortensen/169757/

[quote=« l’archer vert »]Vu COSMOPOLIS hier soir.
Bon, j’ai envie de dire que ce n’était pas un film à faire. D’abord, parce que le matériel de base (une suite de rencontres et de dialogues le long d’un trajet en limousine au travers de la ville de New York) convenait bien à la forme du roman, mais sans doute pas à celle du cinéma. Faire bouger l’immobilité ne constitue pas du cinéma et cette suite de dialogues philosophiques, pour interessant qu’ils puisssent parfois être, se montrent abscons et ennuyeux la plupart du temps. Ensuite, parce qu’au final, le sujet en lui-même a finalement déjà traité il y a des décennies. Montrer le vide existentiel d’un golden boy et sa plongée dans la violence et la mort, Brett Easton Ellis l’avait fait il y a des années avec AMERICAN PSYCHO. DeLillo et Cronenberg ne font au final que faire éclore les graines de la destruction du capitalisme qu’avait extrait Ellis. Car au final, si il faut trouver un véritable intérêt à ce métrage, c’est son ambiance de fin du monde, ou en tout cas, de fin d’un monde. Ce coté anticipation, qui passe par le décor (l’intérieur de la limo ressemble à un vaisseau spatial) et l’environnement (les émeutes), est donc la forme qui permet de cacher l’impression de déjà-vu(/lu) du fond.[/quote]

Tout à fait d’accord sur cette critique.

La seule scène qui est un intérêt est celle de la discussion philosophique alors que la limousine se trouve en pleine émeute, qui vaut surtout pour son ambiance surréaliste plus que pour le contenu en soit de la scène.

Le reste est assez vide et plus le film avance, plus il devient ennuyeux.

L’acteur principal est quand même bon, mais ça ne fait pas un film.