La Cucaracha Comédie musicale Court métrage américain Réalisé par Lloyd Corrigan Scénarisé par Lloyd Corrigan, Carly Wharton, John Twist et Jack Wagner Avec Steffi Duna, Don Alvarado, Paul Porcasi… Année de production : 1934
La cucaracha, la cucaracha Ya no puede caminar Porque no tiene, porque le falta Una pata para andar
Les procédés de colorisation au cinéma ont connu plusieurs étapes, les premières remontant au temps du muet, avec des résultats plus ou moins satisfaisants. Le « Procédé N°4 », appelé « Technicolor Trichrome », a été mis au point en 1928 mais les studios n’étaient pas toujours convaincus, la principale critique étant que les couleurs étaient encore trop saturées. C’est Walt Disney qui a utilisé en premier cette technique pour les débuts des cartoons Silly Symphonies…et pour les productions en prises de vues réelles, c’est un court métrage qui a été développé pour servir de première démonstration de cette évolution du Technicolor.
La Cucaracha est sorti dans les salles en 1934…et le choix d’une comédie musicale n’est pas étonnant tant il s’agissait de l’un des genres les plus populaires à l’époque. Mais sans sa place dans l’histoire de la couleur au cinéma, La Cucaracha aurait été vite oublié. L’intrigue qui tourne autour des amourettes d’un chanteur et d’une danseuse est très classique et les gags qui mettent en vedette un producteur de spectacles exubérant m’ont fait à peine sourire. Le numéro musical principal est plutôt bien orchestré…mais pour le reste, ce court métrage d’une durée de 20 minutes ne fait pas partie du haut du panier des musicals des années 30…
The House I live In Court métrage américain Réalisé par Mervyn LeRoy Scénarisé par Albert Matz Avec Frank Sinatra… Année de production : 1945
Sorti la même année que Escale à Hollywood, sa première collaboration avec Gene Kelly, The House I live in est un court métrage dans lequel Frank Sinatra joue son propre rôle, ce qui était le cas dans toutes ses premières apparitions au cinéma entre 1941 et 1944. Après une session d’enregistrement, Frank sort du studio pour faire une petite pause cigarette. Il surprend alors une bande de gamins qui s’en prennent à un autre enfant juste parce que ce dernier est juif. Frank rassemble alors ces petits c…, bref ces sales gosses et leur apprend une leçon de tolérance, en chanson bien entendu…
Réalisé par Mervyn LeRoy (Le Petit César, Les 4 Filles du Docteur March…), The House I live in présente un message sincère contre l’anti-sémitisme…même s’il y a quelques maladresses dans le discours et que la chanson est tout de même très datée et n’échappe pas à un côté sirupeux avec le ton de crooner de Frank Sinatra.
Créé trois ans plus tôt, le titre a été vraiment popularisé par la version de Sinatra avant de connaître plusieurs reprises. Frank Sinatra a continué de l’inclure dans son répertoire, le chantant notamment plusieurs fois à la Maison Blanche pour des occasions spéciales.
Peanuts in Space: Secrets of Apollo 10 / Snoopy dans l’espace : Les Secrets d’Apollo 10 Court-métrage américain/canadien Réalisé par Morgan Neville et Behzad Mansoori-Dara Avec Jeff Goldblum, Ron Howard… Année de production: 2019
Apollo 10 est un vol spatial habité qui s’est déroulé en mai 1969, la mission « F » du programme qui consistait en une répétition générale pour préparer le futur atterrissage lunaire. Le module lunaire avait été surnommé Snoopy car le célèbre beagle était l’une des mascottes de la NASA. Charles Schultz avait même signé des dessins liés à la mission.
En 2019, il y a eu plusieurs programmes pour célébrer le cinquantenaire d’Apollo 10, dont le court-métrage Snoopy dans l’espace : Les Secrets d’Apollo 10, qui mélange animation avec les Peanuts et prises de vues réelles avec Ron Howard et Jeff Goldblum dans leurs propres rôles (avec un Goldblum toujours aussi savoureux en tant qu’« expert auto-édité »).
En neuf minutes légères et divertissantes, les auteurs explorent le mystère de la possible participation de Snoopy et ses amis au programme spatial avant de revenir sur le véritable impact de Charles Schultz et de ses créations parmi les membres de la NASA. Une évocation certes assez courte (le sujet aurait mérité un peu plus) mais le ton employé est bien adapté à ces personnages et le visionnage donne le sourire.