DAR L'INVINCIBLE II : LA PORTE DU TEMPS (Sylvio Tabet)

MV5BZmZlMDkxZTgtNTJiYS00NzBkLTllOTMtMjVkNzA5NTIxNTNkXkEyXkFqcGdeQXVyNjExODE1MDc@.V1_FMjpg_UX1000

REALISATEUR

Sylvio Tabet

SCENARISTES

R. J. Robertson, Jim Wynorski, Sylvio Tabet, Ken Hauser et Doug Miles

DISTRIBUTION

Marc Singer, Wings Hauser, Kari Wuhrer, Sarah Douglas…

INFOS

Long métrage américain
Genre : aventures/fantastique
Titre original : Beastmaster 2: Through the Portal of Time
Année de production : 1991

Sorti en 1982, Dar L’Invincible de Don Coscarelli n’a pas été un grand succès mais le long métrage a acquis un statut culte au fil de ses sorties en vidéo et de ses multiples rediffusions à la télévision. Don Coscarelli n’en a pas vraiment profité puisqu’il a décidé de vendre rapidement ses droits sur le personnage suite à sa très mauvaise expérience de travail avec son producteur, le libanais Sylvio Tabet. Comme il l’a révélé dans une interview, Tabet a exercé un contrôle strict dans quasiment tous les domaines, laissant un Coscarelli frustré par l’expérience. D’après lui, c’est comme si Sylvio Tabet avait voulu réaliser le film…et il en a finalement eu l’occasion avec Dar l’Invincible II : La Porte du Temps.

La filmographie de Sylvio Tabet en tant que producteur est très éclectique. On le retrouve notamment sur des comédies françaises comme Le Pion et Liberté, égalité, choucroute, l’érotisme cotonneux et juvénile de David Hamilton (Bilitis)…et aussi Cotton Club de Francis Ford Coppola et Faux-Semblants de David Cronenberg. Il a attendu neuf ans pour monter le projet Dar L’Invincible II et comme il voulait vraiment le mettre en scène cette fois, il a joué un mauvais tour à Jim Wynorski (Chopping Mall), qui a signé les premières versions du scénario et à qui il avait promis le poste. Avec Dar l’Invincible II, Sylvio Tabet a fait ses premiers pas derrière la caméra…ainsi que les derniers, ce qui n’était franchement pas une grande perte pour le 7ème art…

MV5BMmVmMWRkZjctNmU4NC00YTUxLTg0NzUtMmRmZWVmZDIyZGI3XkEyXkFqcGdeQXVyMjUyNDk2ODc@.V1_FMjpg_UX1000

À l’âge de 43 ans, le corps musclé et constamment huilé, Marc Singer reprenait le rôle du Maître des Animaux en affichant un air éberlué pendant quasiment tout le métrage. Le respect d’une continuité avec le premier volet ne fut pas une priorité : le tigre Ruh a changé de couleur et le furet Podo (à moins que ce soit Kodo) a mystérieusement ressuscité pour reformer son duo avec son compère Kodo (ou c’est peut-être Podo). Dar se découvre un autre demi-frère sorti de nulle part (chaud lapin, le roi Zed) en la personne de Arklon, un seigneur de la guerre bien décidé à conquérir le royaume (ou plutôt un désert peuplé de quelques figurants en haillons) laissé à l’abandon après la mort de son géniteur.

Arklon est joué par l’éternel second rôle Wings Hauser, en totale roue libre et mode vilain très vilain au rictus carnassier (« mouahahah, c’est lui le maître du monde »). Il est aidé par la sorcière Lyranna, campée par Sarah Douglas (Ursa dans les Superman de Donner et Lester), qui lui révèle l’existence d’un portail vers un autre univers appelé Los Angeles où il trouvera l’arme ultime, le « détonateur à neutrons ». Car si le titre parle d’une porte du temps, le monde de Dar se révèle être une dimension parallèle à la Terre où se déroulera la deuxième partie de l’histoire.

MV5BNWFjZWVhODEtZjM4My00NmM0LWFlMDUtYjJmZWU1NDhhNmQzXkEyXkFqcGdeQXVyMjUyNDk2ODc@.V1_FMjpg_UX1000

Avec l’aide d’une insupportable terrienne, Dar va donc s’efforcer d’empêcher son maléfique demi-frère de détruire les deux mondes. La vision de ce Conan blondinet déambulant en plein L.A. avec ses animaux crée le décalage mais les situations se prêtant à l’humour sont le plus souvent convenues et un brin consternantes par moments (le meilleur gag étant peut-être celui où les héros passent devant un cinéma où se joue Dar l’Invincible II : La Porte du Temps…quelle mise en abyme !). La réalisation est indigente, les effets spéciaux sont médiocres…mais la présence de ce sympathique grand bénêt musculeux avec sa petite troupe à poil et à plumes contribue à faire de ce Dar l’Invincible II un nanar gentillet (avec deux sacrées tronches du bis dans des petits rôles, Robert Z’Dar et Michael Berryman).

Marc Singer a ressorti son pagne et sa perruque une dernière fois en 1996 pour le téléfilm Dar l’Invincible III : L’Oeil de Braxus. Il a ensuite interprété un rôle différent, Dartanus, dans la saison 3 de la série inspirée par les longs métrages, Beastmaster - Le Dernier des Survivants.

1 « J'aime »

L’invincible ?

Tori.

Mais non. C’est le russe.

Ah, Zdarsky !

Tori.