CHOPPING MALL (Jim Wynorski)

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REALISATEUR

Jim Wynorski

SCENARISTES

Jim Wynorski et Steve Mitchell

DISTRIBUTION

Kelli Maroney, Tony O’Dell, John Terlesky, Russell Todd, Barbara Crampton, Paul Bartel, Dick Miller…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur/science-fiction
Année de production : 1986

Les affiches de Chopping Mall (celle ci-dessus et une autre à l’illustration en grande partie identique malgré quelques petites différences) ne sont pas si représentatives du contenu du film (mais l’accroche est amusante). Elles donnent l’impression qu’il s’agit d’un slasher avec une sorte de cyborg en guise de tueur. Or si l’histoire parle bien de robots tueurs, ceux-ci ne ressemblent pas du tout à l’aperçu donné. Chopping Mall a en fait connu une première exploitation sous le titre Killbots avec une affiche qui dévoilait l’apparence des robots. Mais personne n’a été voir le film…

Comme Roger Corman (producteur exécutif non crédité…c’est sa femme Julie qui s’est occupé de la production pendant le tournage) croyait au potentiel commercial de la chose, il a fait retirer les copies, modifier le titre et la campagne de promotion. Et c’est donc sous le titre Chopping Mall que le deuxième long métrage de Jim Wynorski a été plus rentable, au cinéma et surtout en vidéo. Pour la petite histoire, c’est le concierge de Concorde Pictures, la boîte des Corman, qui a trouvé le titre et le jeu de mots entre Shop (magasin) et Chop (couper en morceaux).

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Chopping Mall est né parce que le distributeur Vestron a commandé à Julie Corman un film avec un tueur dans un centre commercial. Avec son ami Steve Mitchell (un nom que les lecteurs de comics connaissent puisqu’il fut encreur, et aussi occasionnellement scénariste et dessinateur, pour Marvel et DC pendant trois décennies), Jim Wynorski (The Return of Swamp Thing) s’est alors inspiré d’une vieille série B de S.F. (Gog, sortie en 1954) pour son scénario : un grand magasin s’équipe d’un nouveau système de sécurité ultra-moderne, trois robots/veilleurs de nuit programmés pour neutraliser d’éventuels malfaiteurs. Mais après un orage qui a détraqué leurs systèmes, les machines deviennent incontrôlables…

Et c’est justement cette même nuit que trois couples de jeunes employés ont choisie pour rester après la fermeture et s’offrir du bon temps. Niveau caractérisation et interprétation, ça ne vole pas haut et les clichés ne manquent pas (tout comme les plans sur les petites culottes et les seins de ces dames). L’amateur de bis reconnaîtra les jolis visages de Kelli Maroney (vue dans La Nuit de la Comète l’année précédente) et surtout de Barbara Crampton, passée à la postérité du genre grâce à ses rôles dans Re-Animator et From Beyond.

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Mais dès que les « killbots » sont à l’écran, Chopping Mall se révèle assez divertissant. Le bisseux Jim Wynorski profite des possibilités d’un décor bien connu (c’est le même centre commercial que dans Commando par exemple) pour régler courses poursuites et affrontements, dans la limite du tout petit budget (moins d’un million de dollars). C’est léger en gore (avec juste une tête qui explose…on est loin du jeu de mot du titre), moins en rayons lasers, et aussi crétin que fun.

Des fidèles de Roger Corman font aussi une apparition : Paul Bartel et Mary Woronov (La course à la mort de l’an 2000), Mel Wells (La Petite Boutique des Horreurs) en cuisinier cradingue et l’indispensable Dick Miller en agent d’entretien qui sera l’une des premières victimes des robots.

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