DAREDEVIL : BORN AGAIN (Saisons 1-2)

Je trouve cela tres pertinent, mais est ce que tu tiens compte, alors, du fait que dd arrive comme tete de pont d un ensemble de séries qui vont avoir pour but de converger ensemble dans une nouvelle serie encore ?

Des perso sont immédiatement penser pour faire le lien entre toutes les series, pour rester dans une analyse tres terre à terre. Claire temple assure alors dans les series la fonction qu assurait la scene post générique dans les films.

Tout depend, des lors, si on voit le mcu comme la suite logique de multiple itérations passées d intrications de fictions, ou si l on insiste sur la coupure que représente le fait de concevoir l univers comme immédiatement partagé et non dans une construction au fur et à mesure du partage.

Selon la reponse, on considera le mcu comme poursuivant et developpant les experimentations de star trek ou on considerera star trek comme un proto univers partagé.

Hé ben, tout cela pour une série moisie… Le film Daredevil est vachement mieux je trouve !
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Bien sur et c’est en effet important. Toutefois la seule volonté de la chose ainsi que l’absence d’audience et d’impact sur le reste de la production télévisuelle (sans même parler de la qualité des produits finis) me font quand même relativiser la portée de tout cela. Et, pour revenir au départ, de ne pas voir en Daredevil une oeuvre historiquement importante au sein de la fiction télévisuelle. Peut-être est-ce même, la preuve de l’impasse de cette approche.

Ok.
Homeland, c’est panier 1 pour moi.

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J entends bien et il serait, en effet, difficile de nier que ni l impact du mcu en série, ni son succès sous cette forme ne sont comparables au triomphe qu il a pu remporter au cinéma.

C est bien d ailleurs pour cela que je dois faire tout un detour par le mcu en général pour justifier ce point (l importance de dd) qui ne semble pas vraiment corroboré par les faits.

Tout ce passe d ailleurs, il me semble, comme si la hype de l epoque n avait jamais existé.

Et je dirais que c est là aussi l un des effets du à suivre/monde partagé et qui rend très difficile son maniement et peut etre son impasse : l excitation liée à un univers partagé tient aussi au fait que chaque episode est et n est pas à la fois l objet de l excitation. C est un rien qui circule sous chaque élément de l univers partagé qui harponne en fait le desir du spectateur. Chaque élément est à la fois le tout, il le represente, mais est aussi totalement dispensable dans la serie. Tout collectionneur collectionne en fait le rien, de la même façon que l anorexique le mange. Le lecteur de super slip à suivre, lui, le lit.

Pour peu que ce rien se dissipe et chaque élément perd de sa brillance et devient dechet, objet de dégoût.

On l a tous expérimenté à un moment ou un autre dans notre vie de lecteur de superslip. Les recits ne sont pas forcément moins bon mais la magie n opere plus et ce qui nous comblait, nous revulse ou nous indiffere. On doit alors faire une pause qui sera peut-être sans fin comme le à suivre qui nous passionnait l.instant d avant. Ca se retourne. Ou ca n a jamais existé.

Donc le à suivre/univers partagé peut suciter des engouements enorme et des rejets tout aussi puissant et massifs.

Il me semble que c est ce qui est arrivé au dceu.

Pour l instant le mcu cale. Certains pensent que ce n est que temporaire, d autres sont plus dubitatifs.

Mais le à suivre/univers partagé sur le modèle mcu n a certainement pas dit son dernier mot parce qu il correspond à l ere du temps. Parce que l ere du temps et le à suivre sont, à mon avis, une seule et même chose. Certains l ont appelé fin de l histoire par exemple.

Hehe

En couple ?
Comme tu y vas.
Ils sortent ensemble.
Et de toute façon, le staff du MCU a clairement décidé d’oublier cette amourette.
Ça va avec la reprise en main des séries Marvel qui vise à changer d’approche en s’orientant vers des prods plus classiques, avec des saisons et tout et tout.

Sinon, DD, sur Netflix, c’était l’équivalent d’Iron Man au ciné.
Mais chaînes différentes obligent, c’était aussi le bordel.

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Sourire.

Que sylvain et moi soyons d accord sur quelque chose devrait tous vous y faire longuement reflechir.

Clin d’œil

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C’est vrai. On a raison. Forcément

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C’est de l’ironie ?

Signe d’apocalypse ?

Je ne sais pas de quoi c est un signe mais ça doit en être un.

ils peuvent décider ce qu’ils veulent, mais si l’univers était partagé, une petite phrase explicative permet tout à fait de remédier au problème.

Iron Man a eu un impact, j’attend encore celui de DD. Mais peut-être qu’il faut attendre 10 ans de plus.

« Votre manque de foi me consterne »

En lui même, il fait un score honorable mais il n a pas d impact si ce n est la promesse que constitue la scène post générique, celle du à suivre/univers partagé qui se concretise dans ses effets d entrainement avec avengers dont le succès impressionne.

La promesse, c est aussi celle de dd.

Et c est cette promesse qui fait tout l impact, en fait. Un rien.

mais tu peux pas comparer l’impact d4iron Man a celui de DD. Les avengers n’a pas eu le même impact que les Defenders, Iron Man n’a pas eu le même impact sur le MCU que DD, sans parler des acteurs.

En termes d’échelle, bien sûr que ce n’est pas comparable.
Mais d’un point de vue mécanique, c’est la même chose.

Le succès d’Iron a permis de dérouler le MCU sur grand écran.
Le succès de Daredevil sur Netflix - que tu aimes ou pas, ce fut un succès - a débouché sur Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist + The Defenders. Soit de quoi alimenter les fans de Marvel en street level heroes sur la seule plateforme qui en proposait.

Sans l’arrêt du partenariat entre Netflix et Disney, Netflix aurait sans doute élargi l’offre.

Bien sûr, on peut m’objecter que Arrow et The Flash faisaient aussi le job.
Mais que ce soit à l’écriture, dans la caractérisation ou dans la réalisation, les séries de la CW ont toujours été un cran nettement en dessous (si The Defenders a été mal traité, que dire de Crisis on Infinite Earths).

Je fais une exception pour Superman & Lois.
Pour moi, c’est une réussite, même si l’approche est très familiale. mais là, au moins, la forme et le fond se rejoignaient.

Oui quand même ! Même si j’avais pas trouvé ca nul au ciné à l’époque.

Bien sur, ca n a pas rencontré le même succès.

Mais les series marvel ont servi aussi d argument avec les series star wars pour vendre disney plus.

L arrivée de l acteur de Murdock dans nwh a fait son petit effet egalement.

Ca n a pas ete un echec non plus, loin de là.

Si l articulation ciné/serie a ete plombé par l affaire kang et l echec de marvels, le principe d articulation d un univers qui se decline au ciné et en serie n est pas abandonné pour autant, comme on peut le voir pour Dune ou le batman de Reeves. Cela se standardise même.

Des coches ont été loupé à l epoque de netflix mais imagine un film avengers qui serait comme un event et dans son mois de lancement plusieurs mini series qui seraient comme les numeros speciaux rattachés à l event.

Imagines le potentiel narratif que represente une histoire se declinant simultanément au ciné et en streaming.

Je suis sur que ca peut exciter l imaginaire de scenaristes et faire baver d envie des producteurs anticipant le succès.

Là aussi, on peut faire l archeologie de cette articulation, avec par exemple Matrix.

Mais le mcu a cette organisation d histoire individuelles qui peuvent se recouper car partageant le même espace simultanément, ce qui peut d ailleurs poser des difficultés de cohérence là aussi inedites.

Avec le mcu et c est le chemin qu il prenait en introduisant kang en serie, series et films etaient mis au même niveau d importance dans la narration. C est d une ambition folle, si on prend le temps d y reflechir un peu. En tant que lecteur de comics, on baigne dans cette façon de raconter des histoires et je crois qu on peut, en conséquence, ne plus se rendre compte à quel point cela est du jamais vu, ni à quel point c est cela qui nous a aussi, o combien, happé dans ces histoires de superslip. Le dispositif narratif, lui-même. Une histoire incomplete par nature, parce composée de milles fils différents qui s entrecroisent et qu on ne peut pas tous les suivre. Ca crée du manque, du désir, ça harpone.

Reste que la scène post générique et claire temple, d une certaine manière, sont porteurs des leur introduction de ce dispositif narratif.

Pour l instant le mcu cale, mais c etait bien l optique avec kang.

Et ce dispositif d articulation, cette facon de raconter une histoire composée de multiple histoires individuelles qui se deploient sur différents support et qui se reunissent puis se disjoignent, jamais encore vraiment déployer, je le vois mal disparaître une fois qu on en a eu l idée et l ambition.