Ecoute tu explique qu’on oublie dans l’équation La Guerre des Mondes. Je t’explique juste que non, que, justement, ce film est la fin d’une époque. Ensuite c’est quoi ce délire de parler de « chute » ? T’a vu les scores de Top Gun : Maverick et des différents M : I depuis 2005 ? Ca va, comme chute. Tous les acteurs aimeraient un truc comme ça. Reprenons, tu dis que Cruise a de tout temps été dans un cadre de film mélangeant cast/histoire/marque adapté. Ce qui est faux (et tu le montre ensuite). Pour ma part il y a une césure à partir de 2005 où, ensuite, il se recentre sur des formules et des marques et malgré des échecs, nul n’a parlé de chute.
C’est à dire que je n’en parle pas, donc je ne vois pas comment tu peux déterminer que je ne reconnais pas les qualités d’un mec que je considère comme un des plus grands acteurs de son époque. Désolé mais encore une fois tu démontres une capacité à extrapoler une critique négative d’une analyse « froide ». J’expliquais qu’on peut analyser la carrière de Cruise en deux périodes, j’ai jamais dis que l’une était mauvaise ou pas. La Guerre des Mondes (chef d’oeuvre gravé en lettre de feu sur la fesse gauche, au passage) à mon sens est un marqueur. Il porte le film ? Oui en terme artistique. Sur le plan de la promotion, il est évacué et Spielberg décide de ne plus travailler avec lui.
Sauf que c’est toi qui parle à la base d’un homme dépassé par la technologie quand il s’agit de faire des films et c’est là dessus que je ne suis pas d’accord. Parce que, allons plus loin en fait, parce que je pense que le désaccord se situe la. Tu dissocies technique/technologie de l’artistique. Ce n’est pas mon cas. Le cinéma (peut-être plus que n’importe qu’elle art en dehors, peut-être, du jeu vidéo) est un art indissociable de son évolution et de son approche technologique. C’est des avancés techniques qui ont permis l’avancée artistique. Et, de fait, il m’apparait impossible de juger des réalisateurs profondément technicien (Lucas, Cameron, Zemeckis, Kubrick, Wells, Jackson, Annaud et j’en oublie un paquet) en dissociant l’artistique et la technique. C’est mettre de coté la moitié de leur travail.
D’ailleurs on ne parlait pas de la qualité intrinsèque de ces films mais de savoir quel réal peuvent, aujourd’hui, porter un projet sur leur nom. Et je rejoins Kab, quelque soit ce qu’on pense du travail artisticotechnique (^^) de Lucas (parce qu’en fait c’est toi qui déboule en te basant sur un jugement artistique alors que la discussion ne portait pas la dessus), je suis persuadé que si le gus décidait de revenir à la réalisation il monterait un film sans problème. Déjà parce qu’il emmerde le monde et fera un film dans son coin avec sa thune. Allez savoir si cela se trouve dans 20 ans on découvrira qu’il a fait plein de film expérimental comme il kiffe, tranquille dans son coin
Je me gardais la petite cerise pour la fin, parce que bon l’amoureux en moi de tonton Steven ne peut pas laisser passer cela sans rien dire
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1941 (le film, pas la date) : Steven s’entiche d’un jouet créé par des ingénieurs français et déjà utilisé dans le cinéma européen. Malgré l’échec du film, la performance de la caméra donnant des plans jamais vu alors va l’ancrer définitivement à Hollywood. Son nom : la Louma
Fin 1991 (la date, pas le film, il y en a pas d’ailleurs) : En plein production d’un petit film avec des dinosaures et sur lequel le concepteur d’effets spéciaux Phil Tippett veut tout donner (comme une sorte d’apothéose de sa carrière), Spielberg fait un tour chez ILM et se fait happer par deux geeks qui lui montre une démo informatique montrant un T-Rex en train de marcher. Il les encourage à faire plus et face à la deuxième démo (un T-Rex en train de chasser), il décide dès lors d’intégrer toutes cette technologie à son film au détriment du gros travail déjà engagé de Phil Tippett (« You’re out of a job » / « Don’t you mean extinct ? »). Le film est bien sur un échec et personne n’utilise les effets numérique depuis.