DAREDEVIL : BORN AGAIN (Saisons 1-2)

Ha oui le film réalisé par un mec totalement inconnu. De 2005. Le film dont la promo le voit péter une durite en direct chez Oprah. Donc non on l’oublie pas. C’est justement la fin de cette première période.

Alors quand on écrit que Lucas est dépassé par la technologie en se basant sur son ressentie vis à vis d’une oeuvre artistique alors qu’on parle d’un mec qui imaginait le montage numérique en 77 et la concrétisé 20 ans à l’occasion d’une prélogie honni, après je dirais qu’on se plante en beauté.

Ca intéresse peut-être que les professionnels de la profession mais fondamentalement ca fait que sans cela les films que kiffe les pas professionnels de la profession n’existeraient pas. Rien que dans les conditions qualitative de visionnage déjà.

Quand tu t’y mets, tu es d’une plus grande mauvaise foi que moi.
C’est méritoire, parce que ce n’est pas facile.
Sans compter ton don pour ne rebondir que sur ce qui t’arrange.

On se fout de savoir si La guerre des Mondes précède sa chute… encore que dans son cas, la chute contrôlée, il maîtrise. Peu d’acteurs ont su rebondir comme lui après un délire qui aurait coulé bien des carrières.

Oui, Spielberg a réalisé La Guerre des Mondes. Mais Cruise est pendant cette période son chouchou. Et il porte parfaitement le film.
Tu peux à la fois louer Spielberg - qui, lui, n’a pas contribué aux avancées techniques majeures de son médium ou à l’expérience en salles, mais qui marquera autrement l’Histoire du cinéma (au sens faire des films qui comptent, pas des catalogues du champ des possibles) que le sieur Lucas - et reconnaître les qualités de Cruise (pour qui je n’ai aucune sympathie, mais quel acteur !).
Toi qui trouves que je ne comprends souvent rien à rien…

Lucas, il a créé un univers - ce pour quoi il restera dans les mémoires, sans oublier le premier Indiana Jones… réalisé par un mec qui sait tenir une caméra, au passage) que d’autres ont mieux développé que lui.

Je ne parle pas de son apport technique. Si tu veux faire de lui le troisième frères Lumière ou le Steve Job du cinéma, éclate-toi. Ce-n’est pas-mon-sujet.
Là, on parle de la qualité intrinsèque de ses films.

Sinon, pour en revenir au sujet, le quatrième épisode de Daredevil tient ses promesses.
Tendu sans une seule baston, mais travaillant la construction de ses personnages.

L’épisode 1 justifiait largement les craintes émises ici ou là.
Mais plus on avance, plus ça monte en puissance, plus ça sonne juste.
Les acteurs prennent plaisir à incarner leurs personnages.

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Ecoute tu explique qu’on oublie dans l’équation La Guerre des Mondes. Je t’explique juste que non, que, justement, ce film est la fin d’une époque. Ensuite c’est quoi ce délire de parler de « chute » ? T’a vu les scores de Top Gun : Maverick et des différents M : I depuis 2005 ? Ca va, comme chute. Tous les acteurs aimeraient un truc comme ça. Reprenons, tu dis que Cruise a de tout temps été dans un cadre de film mélangeant cast/histoire/marque adapté. Ce qui est faux (et tu le montre ensuite). Pour ma part il y a une césure à partir de 2005 où, ensuite, il se recentre sur des formules et des marques et malgré des échecs, nul n’a parlé de chute.

C’est à dire que je n’en parle pas, donc je ne vois pas comment tu peux déterminer que je ne reconnais pas les qualités d’un mec que je considère comme un des plus grands acteurs de son époque. Désolé mais encore une fois tu démontres une capacité à extrapoler une critique négative d’une analyse « froide ». J’expliquais qu’on peut analyser la carrière de Cruise en deux périodes, j’ai jamais dis que l’une était mauvaise ou pas. La Guerre des Mondes (chef d’oeuvre gravé en lettre de feu sur la fesse gauche, au passage) à mon sens est un marqueur. Il porte le film ? Oui en terme artistique. Sur le plan de la promotion, il est évacué et Spielberg décide de ne plus travailler avec lui.

Sauf que c’est toi qui parle à la base d’un homme dépassé par la technologie quand il s’agit de faire des films et c’est là dessus que je ne suis pas d’accord. Parce que, allons plus loin en fait, parce que je pense que le désaccord se situe la. Tu dissocies technique/technologie de l’artistique. Ce n’est pas mon cas. Le cinéma (peut-être plus que n’importe qu’elle art en dehors, peut-être, du jeu vidéo) est un art indissociable de son évolution et de son approche technologique. C’est des avancés techniques qui ont permis l’avancée artistique. Et, de fait, il m’apparait impossible de juger des réalisateurs profondément technicien (Lucas, Cameron, Zemeckis, Kubrick, Wells, Jackson, Annaud et j’en oublie un paquet) en dissociant l’artistique et la technique. C’est mettre de coté la moitié de leur travail.

D’ailleurs on ne parlait pas de la qualité intrinsèque de ces films mais de savoir quel réal peuvent, aujourd’hui, porter un projet sur leur nom. Et je rejoins Kab, quelque soit ce qu’on pense du travail artisticotechnique (^^) de Lucas (parce qu’en fait c’est toi qui déboule en te basant sur un jugement artistique alors que la discussion ne portait pas la dessus), je suis persuadé que si le gus décidait de revenir à la réalisation il monterait un film sans problème. Déjà parce qu’il emmerde le monde et fera un film dans son coin avec sa thune. Allez savoir si cela se trouve dans 20 ans on découvrira qu’il a fait plein de film expérimental comme il kiffe, tranquille dans son coin

Je me gardais la petite cerise pour la fin, parce que bon l’amoureux en moi de tonton Steven ne peut pas laisser passer cela sans rien dire :shark: :

1941 (le film, pas la date) : Steven s’entiche d’un jouet créé par des ingénieurs français et déjà utilisé dans le cinéma européen. Malgré l’échec du film, la performance de la caméra donnant des plans jamais vu alors va l’ancrer définitivement à Hollywood. Son nom : la Louma

Fin 1991 (la date, pas le film, il y en a pas d’ailleurs) : En plein production d’un petit film avec des dinosaures et sur lequel le concepteur d’effets spéciaux Phil Tippett veut tout donner (comme une sorte d’apothéose de sa carrière), Spielberg fait un tour chez ILM et se fait happer par deux geeks qui lui montre une démo informatique montrant un T-Rex en train de marcher. Il les encourage à faire plus et face à la deuxième démo (un T-Rex en train de chasser), il décide dès lors d’intégrer toutes cette technologie à son film au détriment du gros travail déjà engagé de Phil Tippett (« You’re out of a job » / « Don’t you mean extinct ? »). Le film est bien sur un échec et personne n’utilise les effets numérique depuis.

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Il n empeche, l esthétique prelogie, pour froissante qu elle soit pour les spectateurs de la trilogie et j en suis, s est imposée avec le temps et ses propres spectateurs.

Il y a là comme une confirmation retroactive de sa pertinence, ce qui est meritoire.

Lucas avait certes les moyens de l imposer jusque dans les comics mais pas qu elle trouve preneur, ce qu elle a fait in fine.

J en viens à considérer que la postlogie aurait du proposer un mix des deux esthétiques, ce que l on retrouve un peu dans la ville casino du 8.

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Je respecte ton avis, mais la question est qui peut monter un projet sur son nom seul et pour moi quand je cite ces réalisateurs là, c’est qu’ils seront les réalisateurs dudit projet pas juste un prête nom pour exécutif ou le type fait pas grand chose.

Lucas, car justement s’il vient avec un nouvel univers, c’est jackpot pour les exploitants derrière et Cameron parce qu’aucun de ces derniers films à fait en dessous de 2 milliards ?
La qualité importe peu pour ceux qui prêteront l’argent pour faire un film, la rentabilité sera ce qui compte seulement et ces deux là sont à mon avis les plus à même.

J’aurais dit oui, mais le sacrifice de Tenet m’a fait réfléchir et du coup je l’ai pas mis dedans

ben non on parlait de gens qui ont la capacité à porté et faire des films sur leur noms, pas de leur qualités. Où alors on a changé de sujet en cours ?

Je viens de le voir, ça reste prévisible et sans surprise. C’est bien joué, mais je me fais royalement chier…

Moi, je parlais ça.
Après tout, tout le monde digresse par rapport au sujet de ce thread. Pourquoi je ne le ferais pas ? :slight_smile:

Le pas de côté sur les apports numériques et la technologie qui rend l’expérience des spectateurs en salle bien plus tripante, ce sont Lord et nemo qui l’ont initié.

J’ai répondu. Mais le sujet depuis le début de mon intervention, c’est la qualité de la filmographie de Lucas.

Tu parles de réalisateurs pouvant monter un film sur leur seul nom.
Tu crois que Lucas a encore ce pouvoir-là ? Moi pas.
Même Spielberg - trois fois hélas - je ne suis même pas sûr qu’il l’ait, pour peu qu’il refasse un film.

Cameron l’a, mais il est totalement investi dans Avatar et ne fera rien d’autre avant longtemps…
Pour Ridley Scott, ça devient compliqué.
Clint Eastwood l’a eu et en a fait un magnifique usage (quel dernier tiers de carrière !)

Mais parmi les réalisateurs plus jeunes…
Sûrement Nolan, peut-être Mangold ou Villeneuve.
Honnêtement, je n’en sais rien.

Sinon, pour faire court, Lord, oui, je dissocie la technique/technologie de l’artistique.

Il est évident que les films que tu cites - et d’autres - reposent sur une évolution de l’animatronique, de la 3D, des caméras, des moyens de prise du son, de la photographie, d’outils de postproductions divers et variés… même l’usage des drones…
Mais - et c’est un gros mais - toute la technologie du monde dans les mains d’un tâcheron, ça ne fera jamais un bon film.
Alors, oui, je place l’artistique devant. Parce que c’est la vision artistique, sa justesse, qui rend n’importe quel outil pertinent. Les plus récents comme les plus anciens (je pense à la manière dont Coppola a fait son Dracula).

L’outil est au service de l’imagination, de l’inspiration, du propos mainstream ou intimiste d’un auteur.
Quand il fait Ready Player One, Spielberg injecte un savoir-faire et un supplément d’âme dans ce qui aurait pu n’être qu’une bouillie numérique entre les mains de quelqu’un de moins talentueux.

Ce qui est vrai pour le cinéma l’est d’ailleurs pour quasi toutes les formes d’expressions artistiques.

On peut retourner dix fois la crêpe dans la poêle, je vois les choses comme ça.
Désolé si on n’arrive pas à me convaincre du contraire.

Passe à autre chose. :slight_smile:

Tu es un être à part. Au-dessus de tous. On ne peut s’attendre à de telles bassesses venant de toi.

Détrompe-toi.
Je suis vil.
So eviiiiil. :ogre:

Ainsi naquit sEvil_Cordurie

De là à me rebaptiser. :upside_down_face:

Et puis… ceux qui me connaissent savent que je suis une crème.
Certains ne vont pas y croire. Et pourtant…

Entière la crème j’ai l’impression ^^!

Je suis un pur produit de Normandie.

L’épisode 4 tient bien sa place de chapitre de « mi-saison » (ou presque vu qu’elle est composée de neuf épisodes). Le rythme n’est peut-être pas soutenu (ce qui n’arrangera pas les avis de ceux qui trouvent la série plan-plan…ça se vérifie aussi dans les avis ci-dessus entre les tonnes de posts hors-sujet) mais pour ma part je ne m’ennuie pas, notamment grâce à des acteurs impliqués. J’ai bien aimé l’idée de suivre Murdock dans son travail quotidien, une nouvelle affaire à priori « anodine » après la tension du procès de Hector Ayala…mais elle aboutit à une discussion très intéressante et lourde de sens entre l’avocat et son client. Pendant ce temps, Wilson Fisk doit faire face à toutes les obligations de sa fonction de maire et certaines ajoutent même une étonnante touche humoristique, sans en faire trop et en appuyant bien sur le fait que l’ancien Caïd n’est pas vraiment adapté à toutes les fonctions de son nouveau rôle. L’apparition attendue d’un autre personnage des séries Netflix ne débouche pas sur une grosse scène d’action mais sur un dialogue lourd de sens entre deux hommes brisés. Tout ceci est vraiment bien interprété et intense sans échanger des coups et faire couler le sang. Les dernières minutes démontrent bien ce qui était facilement devinable : Matt n’a pas mis complètement son autre identité au placard et Fisk…restera toujours Fisk. Une présence menaçante dans les recoins les plus glauques de New York prépare efficacement l’une des prochaines intrigues…je ne connais pas ce méchant car sa création est récente et je le découvrirai donc par l’intermédiaire de la série dont deux épisodes seront diffusés la semaine prochaine…

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Epaisse ou liquide ?

Cela ne nouuuus regarde pas !

Très bon 4e épisode, sans action physique mais avec beaucoup d’intelligence, de finesse et d’intensité dans les échanges.
Le titre évoque le système défendu par Matt et rejeté par Wilson, et l’on voit combien tous deux ont du mal à avancer dans ces règles auxquelles l’un veut croire et que l’autre doit tolérer pour espérer atteindre ses objectifs. Les passages de Fisk et l’administration sont ridicules et ceux de Matt sont crispants, mais les deux ont des scènes fortes (Wilson qui voit en Daniel un double possible, Matt qui prend acte que son « miracle » judiciaire est abusif et n’est pas une solution). Cela débouche sur des digues qui rompent, chacun confirmant qu’ils ne savent pas s’ils vont tenir. Matt l’assume le mieux avec une confrontation très juste, très bien écrite et très bien jouée, Murdock et Castle semblant plus proches que jamais.
Le final est lourd mais prévisible et réussi, sombre pour Wilson, inspirant pour Matt et glaçant pour ce vilain nouveau terrifiant. Avec toujours une réalisation fluide, des passages régulièrement en plein jour et une bonne gestion du juridique et de l’administratif.
Je suis fan !

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Au moment des reshoots, l’argument avancé était que la première version de Born Again était plus une série juridique que super-héroïque et que Matt ne mettait pas son costume avant le quatrième épisode. Ça ressemble quand même pas mal à ce qu’on a là finalement, je me demande a quoi cette première mouture ressemblait, il n’y avait peut-être pas White Tiger et les flics fan du Punisher.

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