Ce qui est d’autant plus cocasse quand DeFalco tient ce genre de propos (la dernière phrase de ce paragraphe) :

Ce qui est d’autant plus cocasse quand DeFalco tient ce genre de propos (la dernière phrase de ce paragraphe) :

je pense que Jim Lee et Xmen 1 casse déjà l’evolution… decimation c est un autre cassage
Aussi parce que Marvel a mis les moyens en matière de communication.
C’est sa première « grosse » série.
Oui : la grosse locomotive mutante commençait à donner des signes de faiblesse en plus de tourner en rond dans son coin, et ça faisait longtemps que les Fantastiques n’étaient plus le moteur. Marvel cherchait un truc fédérateur. Ils l’avaient depuis des décennies, ils l’ont rallumé.
Mais il est là dès le premier arc, il me semble. Il ne reste pas.
Les premières réunions (avec les dialogues ratés en plus) sonnent vraiment sur le ton de « qu’est-ce que je fais là ? »
Dans ce cas, on peut revenir à la base du problème et dire qu’il a écrit de la merde.
Je n’y crois pas une seconde. L’absence d’indices, par exemple. Les fameux dialogues entre Peter et Jessica (la seconde semblant ne pas reconnaître le premier) lors de la réunion du groupe sonnent faux : soit il a déjà le truc en tête et dans ce cas il est incapable d’en faire un indice, soit il connaît mal le passé des personnages… et personnellement je penche pour la seconde solution).
Oui, un précédent marquant, c’est le passage de Bendis à Brubaker puis de Brubaker à Diggle sur Daredevil. Rare, effectivement.
Preuve que Bendis a fait des changements cosmétiques sans rien en tirer. Lui qui écrit des dialogues à rallonge, il n’est pas parvenu à faire sentir des choses.
Moi, dans ma bibliothèque, je peux.
Jim
Haha.
Bah oui là ce n est pas pareil.
Ce n est tout de même pas qu une affaire de com, sinon la serie phare de marvel serait aujourd’hui les inhumains.
Oui. Et donc pour toi, c est cette allumage qui a cassé le jouet ?
Oui.
Voilà, ça, si tu veux mais ce n est pas la même chose que le bien trop inexacte «bendis a fait les défenseurs»
Avec l épaule d electro, on voit trop que c est un skrull.
Référence à ce tres bon dialogue de spidey au debut de la série.
Clin d’œil
Ca c est sur mais on ne peut plus parker des avengers et mettre 10 ans de coté… comem Hickmann…
Non moi je pense que le lectorat n aime pas trop les avengers… Certes il y ala com’ mais ca devient la premiere série Marvel et dés qu il revient à une forme plus avengersque avec Thor/IM et Cap… les ventes chutent…
C est désolant mais le public a du etre corrompu par des années de lecture de Mutants, de Jeph Loeb avec Jim Lee, Mcfarlane ou je ne sais quoi… c est la seule explication qui me vient à l esprit
Il y a un.paradoxe aves les vengeurs : les plus puissants heros de la terre, et on te sort un ramassis de seconds couteaux la plus part du temps.
Ça a son charme, mais c est assez singulier : decouvrez manta le nouveau vengeur ! Et bientôt le retour de swordsman et triathlon…
Ca dépend aussi de ce que tu mets dans le mot puissant.
Oui.
Ce que je soulignais est qu entre la fonction au sein de marvel et l histoire de l équipe, son traitement, il y a toujours eu un écart.
D ailleurs bendis dans séparation met cette réflexion dans la bouche des persos : l idée des vengeurs etait plus sympa que d en faire partie et que, pour le lecteur semble t il, de les lire.
Il est vrai que la transition avec claremont fut sans préavis, mais ils ont su rebondir, même si pour un temps le surplace fut la norme.
Pour les vengeurs et l apres heroes reborn, il y a un run hommage, mais ça patine assez jusqu’à bendis et après lui c’est la formule à pitch qui s impose rompant définitivement le feuilleton.
Il me semble que nous avons à faire à deux courants majeurs : la reinterpretation de concept qui relève de l ère prismatique et le recit univers où l histoire porte sur l univers marvel dans son ensemble plus que les equipes qui le peuplent.
Dans les deux cas, ce furent de puissant attrape-lecteur, et dans les deux cas cela fragilisa le feuilleton serie par serie.
Prenons les choses dans l’autre sens : ça ne marche pas tout le temps.
Mais là, le cocktail est favorable : auteurs phares, grosse promo, série fondatrice et jamais interrompue.
C’est deux choses : l’idée conne de Millar de vouloir mettre les personnages connus de force dedans, et l’absence de plan et d’élan chez Bendis.
Et personnellement, même si je comprends l’aspect financier de la chose, je crois que la volonté de penser les intrigues à l’échelle des univers entiers est également une manière de casser les jouets. Cette structure en méga-histoire qui se déplie (c’est plus une BD, c’est une carte Michelin) a prouvé qu’elle crée des récits qui restent dans les mémoires, et qu’elle attire de nouveaux lecteurs, mais cela dilue l’intérêt des personnages, qui deviennent des fonctions anonymes dans un vaste récit mobilisant toute l’énergie. En gros, y a plus la place pour les personnages. Brubaker s’en est sorti, sur Captain America, de cette situation, mais Bendis n’est pas Brubaker.
Ou plus précisément : la série est intéressante quand le groupe est mû par les seconds couteaux et que les intrigues trouvent une identité loin des héros principaux.
Ce qui est paradoxal : la série a été fondée sur un méchant de Thor, s’est articulé sur les exigences des membres principaux (notamment le départ de Hulk), s’est refondée avec l’arrivée des nouveaux membres alors que Cap affronte un ennemi de sa propre « rogue gallery »… Mais voilà, la série, notamment grâce à Roy Thomas, a trouvé son identité. Et depuis, c’est quand les seconds couteaux apportent leurs bagages que c’est meilleur. Les Krees et les Skrulls viennent d’ailleurs (de Fantastic Four, de Captain Marvel), Englehart met en avant Wanda et Vision, Stern développe She-Hulk et sa Captain Marvel et articule des intrigues autour de personnages secondaires comme Vision. La période Harras est plus intéressante quand il articule ses intrigues autour de Sersi et du Black Knight que lorsqu’il ramène Kang. Etc…
Bendis tente d’articuler ça, mais il cherche surtout à plaquer ses grandes idées, ses intrigues tombées dans la soupe comme un cheveu gras. Danny Rand est ridicule, Clint Barton est ballotté… Le seul truc qu’il développe sur la longueur, c’est le couple Luke / Jessica, mais ça, il l’avait lancé avant.
Clairement.
Moi, j’avais déjà lâché le navire.
Complètement.
Et les personnages, aussi, je crois. Puisque l’on ne fait pas référence au boulot des prédécesseurs, et donc on ne fait pas allusion aux réussites, aux échecs, aux traumatismes ou aux idéaux du personnage. Les exemples que je citais concernant les passations sur Daredevil ou Batman, obligent les auteurs à gérer la situation en cours. Rien que ça, c’est le signal replaçant le personnage au centre de la logique.
Celle du feuilleton, comme tu dis.
Jim
Il est très bien Stingray, dis donc.
Bah, ne doutais tu pas du statut d auteur populaire de bendis, quelques messages plus haut ?
Sourire.
Hehe.
Joli
Vraiment, je ne trouve pas. Avec un certain déséquilibre en fonction des persos, de civil war à siège, surtout la période post secret invasion, le dynamisme, le stress, la détresse jusqu’à la victoire finale fut palpable. Je fus à l epoque très client.
Oui, mais est ce que ce fut si populaire que ça ? Est ce que cette engouement fut partagé ?
Fred rappelle à raison qu à chaque fois qu une tentative de retour à ces persos et à cette ambiance fut tentee, que ce soit par bendis, slott, waid, cela ne prit pas.
Seule la version big guns et la version que tu appelles defenders ont rencontré un succès et encore aujourd’hui d ailleurs, même si relatif.
Là encore, je ne trouve pas. Il y a une thématique : bendis sans doute impressionné par sa propre audace de révolutionner les vengeurs, en plus de considération plus intime, ne cessa dans ses vengeurs de traiter de l hubris pour les personnages de s approprier le nom de vengeur. Il le traite avec stark, avec osborn et avec luke. Mais aussi avec echo, clint, avec strange, avec novhar, avec Carol etc.
Qu on y adhere ou non, qu on trouve cela bien fait ou non, le propos est bien là. C est un thème historique de la serie, et il n a jamais été aussi creusé que par bendis.
Les personnages ne se demandent pas ce qu ils foutent là, ils croulent sous le poids du nom.
Plus d efforts pourraient etre fait dans ce sens, certes.
Mais que ce soit, new x men, immortal hulk, ou krakoa, les batmans de morrison et de snyder, les gl de johns qui decollent avec le one year later, difficile de ne pas reconnaître que la formule reinterpretative, avec une coupure nette au lancement semble rencontrer son publique.
Et ce fut aussi le cas quelque part pour le dd de miller, le thor de simmonson comme tu le rappelais.
D où a t il encore une armure d ailleurs ? N a t elle pas cramé dans armor wars ?
Et là, tu as perdu la génération Z…
Parce qu’ils vont avoir du mal à voir le rapport avec ça :
Tori.
Et tout un champ conceptuel s elancant à partir de la difference entre la carte et le territoire qui s effondre.
Une carte ? Quelle carte ? C est une voix qui me dit tourne à gauche ou à droite !
De la différence entre le stimuli et l espace ! Va falloir ramer pour en faire une philosophie.
L espace ? La voiture ?
Je doutais de son côté vendeur.
Si tu fais une équation entre populaire et vendeur, alors oui, je doutais.
Il accumulait les bonnes critiques, mais avait-il engrangé un gros succès ? Je vois surtout Ultimate Spider-Man, qui associait succès public et critique.
Moi, tous les mois, j’étais consterné.
J’ai arrêté à chaiplukel changement de série chez Panini. J’ai été l’un des premiers sur les forums à dire que je trouvais ça nul, et bizarrement, j’ai tenu quand même assez longtemps.
Et me perdre.
Tous ces trucs qui encombrent mes étagères et que je ne relirai pas…
Comme disait Artemus Dada : « la carte n’est pas le menu ! »
Jim
Je n y arriverais jamais à retenir quoi du nom ou de l adjectif s ecrit avec « que » ou « c ».
A chaque fois, je me dis que c est le contraire de ce que j ecrirais naturellement. Et fatalement, je m embrouille.
Et pas le dernier, fut un temps c etait tire à vue sur ceux qui appreciaient.
Sourire
Est ce que cela survivra à une relecture dans dix ans ?
Est ce que la brillance d un run ne tient qu’à l intérêt qu on y met nous même au moment de sa découverte ?
L interet passé, le run perd il inexorablement de sa superbe ? Du moment qu il ne dit plus ce qui se passe au présent, garde t il encore un intérêt ?
Il n y a guère que les dd qui gardent pour moi une certaine fraîcheur. Le reste, je survole au mieux.
C’est parce que tu t’es émancipé du genre.
![]()
C’est venu après. Je me souviens avoir donné mon avis sur les trois premiers épisodes, avoir critiqué les dialogues, la construction, la caractérisation, et m’être pris une volée de bois vert. Les plus gentils me reprochaient d’attaquer trop tôt et de ne pas laisser le temps au récit de se développer et au scénariste celui de construire son projet.
C’est l’éternelle question. Et il existe des prestations qu’on a mal reçues à parution et redécouvertes par la suite. Mais là, quand même, il va me falloir plus que vingt ans. Mais c’est un peu comme la prélogie Star Wars : on sait que c’est de la merde, mais on finit par supporter, parce qu’on a eu pire depuis, et parce que de toute façon ça n’abîme les choses qu’on aime dans la série.
Jim
Là par contre je suis pas d accord… jamais rien ne prend.
L entree en resistance apres civil war ou pendant dark reign est a peine esquissé… on se demande quasiment pas qui est un skrull tellement ca tombe vite…
Rien n est developpe, ca parle mais ne dit rien… du vide…
Je chroniquais alias mensuellement sur un site et je voyais que malgre le fait que ce soit bien, il y avait parfous un numero qui ne servait a rien mais avengers c est des arcs entiers…