Dernières lectures mangas

PSYREN 1-2 : Annoncé comme une grosse licence, j’y ai jeté naturellement un coup d’œil. Pour l’instant c’est bien sans plus. Les deux tomes forment une bonne introduction mais on y trouve quand même des défauts. Déjà la répétition. 2 voyages et on se retape les idiots qui veulent bien croire au déplacement instantané mais pas le voyage dans le futur ! J’ai trouvé ça assez lourd donc j’espère que ce ne sera pas toujours le cas. Ensuite, je regrette d’avoir déjà un long passage d’entrainement dès le début. J’aurais préféré découvrir un peu plus le monde de Psyren ! Pour ça il faudra attendre le 3e tome. Du coté des bons points, on peut citer Psyren qui est original, un ton assez sérieux malgré les quelques pointes d’humour et les scènes d’actions qui sont très bien rendues ! Au final, ces tomes titillent ma curiosité et j’espère que ce monde sera bien exploité.

PLUTO 5-8 : post571592.html#p571592

NARUTO 53 : enfin un tome plus intéressant ! On quitte provisoirement l’ambiance des précédents volumes et ça fait du bien. Ne voir Bee qu’un chapitre m’a soulagé car je ne supporte vraiment pas le personnage. Et on a le droit à un passage fortement attendu : le fameux déchainement de Kyubi à la naissance de Naruto. On évite le pathos (ouf!), ça reste assez sobre et ça fait plaisir de voir Sasuke bébé xD Ce flashback est rafraîchissant et j’attends le prochain volume avec impatience !

MIRAI NIKKI 11 : avant dernier volume très bon pour attaquer la dernière ligne droite ! Tous les éléments secondaires sont éliminés au profit des révélations. Et quelle révélation ! La solution choisie par l’auteur pour justifier tous ces évènements me convient tout à fait et me rend encore plus curieux. La n°9 fait un retour surprise en fin de volume, j’ai hâte de savoir pourquoi !

BAKUMAN 7 : post571593.html#p571593

FULLMETAL ALCHEMIST 25-27 : post571595.html#p571595

MAGI 1-2 : Après Psyren voilà une nouvelle nouveauté qui m’inspire. Jusqu’à maintenant, les nouvelles séries 2011 ne m’ont que très peu tenté et là ça change enfin. J’avoue que j’aurai préféré des noms différents pour les personnages car justement comme le dit l’auteur dans une de ses notes, ce n’est pas une adaptation des milles et une nuit. Et en plus ça fait très contraste avec Hugo… En dehors de ce détail, ces deux premiers tomes font une introduction efficace, qui échappe à la niaiserie (j’ai eu un peu peur en voyant la taille d’Aladin). Pour le dessin, rien à redire sauf les déformations humoristiques à travailler. La première aventure est finie et j’attends avec impatience la seconde !

BLOODY MONDAY 6 : post571596.html#p571596

SOUL EATER 16 : Un bon tome d’introduction pour le nouvel arc de la série ! On nous épargne la phase d’entrainement interminable pour se lancer dans le vif du sujet. L’auteur nous livre enfin un beau combat avec Maka et Soul ! C’est dommage qu’encore une fois, on ne fasse qu’entrevoir Crona mais bon c’est pour le prochain tome !

THE SWORDSMAN 3 : post571597.html#p571597

ARATA 7 : Toujours aussi bien et j’y trouve pas le coté répétitif de beaucoup de shonen. Même si au final il s’agit toujours d’amitié et d’asservissements, l’auteur arrive à faire en sorte qu’on ne s’en lasse pas (du moins pour le moment). De nouveaux persos apparaissent, d’autres partent, le renouvellement est une bonne chose. L’intrigue avance bien et la partie monde réelle, même si elle ne représente que 10% du tome, contribue parfaitement à l’histoire. Vivement la suite !

RAINBOW 18 : une fois n’est pas coutume, ce tome est parfaitement bien mené ! Enfin, la mort d’un membre du groupe aurait pu ajouter encore plus au drame. Mais je ne suis pas déçu pour autant, les sensations sont bien retranscrites et une fois de plus j’attends la suite avec impatience ! Je préférais quand les tomes sortaient par 3 !

FAIRY TAIL 1 : post571598.html#p571598

KEN ICHI 1 : kenichi-le-disciple-ultime-volume-1-kurokawa-t18096.html

EYE SHIELD 21 1 : eye-shield-21-volume-1-glenat-t18095.html

ALIVE LAST EVOLUTION 14-15 : encore deux tomes assez divertissant même si je trouve toujours les scènes de l’armée moins intéressantes. L’action est toujours fluide et le scénario avance assez vite. Le tome 15 nous révèle une information importante sur les porteurs avec un fragment du coeur et cela risque de compliquer la suite des évènements. J’ai maintenant rattrapé mon retard et j’ai du mal à réaliser que je vais devoir subir le rythme de parution lent pour les 6 derniers volumes…

PANDORA HEARTS 8 : post571600.html#p571600

DOSSIER A. 1 : post571601.html#p571601

Nous fermons ce topic désormais et nous vous demandons de vous rendre directement sur les topics des critiques de volumes ou, si le topic n’existe pas, directement sur la fiche volume afin de réaliser vos critiques et vos avis.

Merci de votre compréhension :wink:

Récemment trouvé pour une bouchée de pain dans une solderie, Amo, Chasseuse de dieux a attiré mon attention. Un rapide feuilletage m’a fait entrevoir un dessin fouillé et généreux, où les décors et les effets pyrotechniques m’ont un peu évoqué Otomo. Donc hop, embarqué.

Et franchement, c’est très sympa. On suit les pérégrinations de deux jeunes chasseurs, Manza le garçon et Amo la fille, qui ramène au village du gibier régulièrement. Amo est bien meilleure que Manza, mais il ne faut pas que le village le sache puisque les femmes ne sont pas autorisées à chasser. Dans ce monde, la vie animale est supervisée par une déesse, Yamagami, qui un jour envoie deux salamandres géantes. L’une d’elles s’empare de Manza, dont la déesse s’éprend, et Amo tue la deuxième avant de se mettre en quête de son ami, prête à relever tous les défis.

C’est donc un récit de quête, mais qui déjoue et pervertit les codes. Amo n’a qu’un but, n’en change pas, et en gros son apprentissage reste technique, mais ne modifie en rien son caractère : pas de révélation à soi-même, quoi. De même, les rencontres en chemin ne lui apportent rien et souvent les protagonistes ne durent pas. Cependant, au fil de son périple, d’étranges pouvoirs, de plus en plus puissants, apparaissent chez Amo, en qui tout le monde voit un demi-dieu (car elle se fait passer pour un garçon).

Ses capacités ne lui facilitent cependant pas la tâche. Fille de la campagne, elle n’est pas armée contre les conspirations politiques et les batailles entre factions. Non pas que ça l’intéresse vraiment, mais il arrive un moment, quand elle s’éloigne de la nature et s’enfonce dans la citadelle sacrée, où elle ne comprend plus et ne maîtrise plus la situation, qui la dépasse.

C’est plein de surprises, avec de bonnes bastons et une lisibilité constante. Ça parle, sans en faire le sujet principal du récit, de discrimination, de misogynie, d’écologie, de politique.

Graphiquement, c’est riche et détaillé, très soigné. Je ne sais pas trop quelle influence japonaise je pourrais citer afin de donner une idée mais, m’y connaissant davantage en matière de comics, je dirais que la minutie du trait, les effets de matière et les rendus des explosions m’ont fait penser à des illustrateurs comme Dustin Weaver, Nick Bradshaw ou encore Ryan Stegman.

Bref, une excellent surprise, un gros album de six cents pages avec une chouette reliure, qui propose une longue aventure et une fin qui tient à la fois du rêve et de la boucle temporelle. Un récit sur l’obstination, l’amour et le refus de l’oubli, ainsi que sur l’affirmation de soi.

Jim

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Ah, merci.
Les retours que j’en avais eu étaient plutôt mitigés voire négatifs, alors que le titre me tentait bien. Et comme il était sous film, je ne l’avais même pas lu.

Tori.

Après, tu connais mes goûts et mon peu d’appétence pour les quêtes, et c’est justement la manière dont l’auteur (dont je n’ai rien lu par ailleurs, donc je n’ai pas d’avis) pervertit les codes qui me plaît. Pas de constitution d’équipe, pas de métamorphose intérieure (seulement extérieure), une sorte d’avancée comme un bulldozer en se moquant de tout ce qui se passe autour… j’aime bien.
Et les cliffhangers de chaque épisode sont plutôt sympas. Je soupçonne qu’il ait eu plus de choses prévues car on sent que quelques fils d’intrigue sont plus ou moins délaissés en route, mais entre le dessin fouillé et généreux et un personnage central obstiné et teigneux, ça a emporté mon adhésion.
J’espère que les quelques pages postées t’aident à avoir un avis.

Jim

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J’ai profité de quelques bonnes pioches dans les bacs de soldes de Noz pour découvrir Nine Lives Man, une série compilée en one-shot chez Paquet et signée Chang-Sheng.

Le début est un peu confus mais peut se résumer ainsi : un graffiti représentant le chiffre 9 réveille dans l’esprit d’un personnage les souvenirs de vies antérieures. Ces images d’existences précédentes le mettent sur la piste d’un couple de terroristes masqués qui projettent de faire exploser la ville (ce qu’ils parviennent à faire et à quoi il assiste avant de mourir). Puis l’on saute à son incarnation suivante, et il devient évident que l’astuce du récit est de postuler que les réincarnations ne se déroulent pas selon un ordre chronologique : en gros, la vie suivante ne débute pas obligatoirement quand la vie précédente s’arrête.

Sur ce postulat (qui pourrait séduire un Shiyamalan, pour situer), on suit les différentes incarnations, qui effectivement ne se déroulent pas dans un ordre chronologique. L’ordre qui importe dans le récit, c’est comment les souvenirs s’accumulent dans une vie et sont réveillés, à la vue du symbole, dans la vie suivante. Il s’agit donc d’une enquête, d’un suspense où la personnalité passant d’une vie à l’autre s’éveille avec plus ou moins de bonheur et met à profit les informations accumulées.

L’ensemble est plutôt prenant, la tension monte vite (une fois passée cette période de flou qui, somme toute, plonge le lecteur dans la même confusion que celle qui frappe le héros), la succession de réincarnations est bien troussée et réserve son lot de surprises, même si la fin est plutôt décevante (je m’attendais à d’autres révélations), comme souvent dans des récits où le mystère est plus fort que sa résolution. D’un point de vue narratif, en matière de construction, on peut penser à Urasawa, à qui l’auteur emprunte des cases symétriques, des gros plans sur des visages surprises, ce genre de choses, avec cependant un dessin plus laborieux et plus raide. Il y a aussi quelque chose de Tsutsui, notamment dans ses deux méchants masqués ou son suspense manipulateur à décor urbain (ah, les plans sur les échangeurs d’autoroute).

Bref, une bonne surprise, et un one-shot certes épais mais qui ne tire pas à la ligne, bien conscient des limites de son postulat de base, qui est d’autant plus efficace qu’il ne traîne pas.

Jim

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J’avais oublié que c’était de Chang Sheng.
Il faut que je fasse un tour dans mon Noz, des fois qu’il y en ait un exemplaire aussi. Je ne pensais pas qu’ils faisaient des soldes !

Tori.

Toujours chez Noz, et toujours chez Paquet, j’ai trouvé L’Épiphanie de l’Architecte, un récit de fantasy au dessin très vivant. Raymond Kwong et Chi-Kit Kwong sont Chinois (je ne sais pas s’ils sont frères), et le style graphique ainsi que la composition des planches piochent, à mes yeux, autant dans les mangas que dans les comics.

Le récit débute à la fin d’un conflit ayant opposé deux cités. L’une a été vaincue, terrassée, occupée et détruite, et l’autre exploite les dernières miettes, réduisant à néant les dernières traces de civilisation. Mais il reste la Bête protectrice, animal fabuleux qui protège la cité, tandis que les shamans protègent la bête. Et il reste une shaman, qui part en quête de l’Architecte, persuadée que les secrets qu’il détient pourraient servir contre l’occupant.

C’est plutôt pas mal, avec un cheminement physique et psychologique, des personnages attachants, de belles idées (la création, notamment architecturale, se fait par la musique), et des pages d’action plutôt réussies. Rien de révolutionnaire, on est ici dans un registre balisé où l’écriture n’est guère subversive (même si la fin a son parfum de désespoir et de « so what »), mais ça fonctionne, c’est cohérent.

Au-delà, il y a une vraie réflexion sur ce qui fait l’identité d’une culture (ce qu’on partage entre nous mais aussi avec l’ennemi, ce qui nous distingue de l’ennemi mais nous distingue aussi entre nous), renforcée par la figure d’une vraie méchante, la Reine-Mère, qu’on ne voit peut-être pas assez, pour arriver à la conclusion que la culture, ce n’est pas les pierres, les murs, les bâtiments, mais ceux qui y vivent. En ce sens, la fin peut paraître nihiliste mais, sous un autre angle, elle est également chargée d’espoir.

Jim

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Ils sont apparemment bien frères (certains sites américains parlent des « Kong brothers »), le lien de parenté apparaît d’ailleurs plus flagrant quand on sait que le prénom chinois de Raymond est Chi-Ho : certaines familles chinoises aiment bien conserver le même premier idéogramme pour les prénoms (un exemple est dans Dragon Ball, où SON Go-Kū prénomme ses fils Go-Han et Go-Ten).

C’est souvent le cas dans les BD de Hong Kong.
Le fait que Chi-Kit Kwong ait vécu aux États-Unis amplifie peut-être l’influence des comics.

Bon, demain, je passe chez Noz.

Tori.

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Héhéhéhé

Jim

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Et moi et moi je pleure parce que j’ai pas Noz à Paris et dans la région parisienne…

Il n’y en a pas à Paris, mais il y en a en région parisienne :

Tori.

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