DOCTEUR STRANGE : les grands moments

Couverture de Doctor Strange #59, scénario de Roger Stern, dessin de Dan Green, encrage de Terry Austin :

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Jim

Doctor Strange par Paul Smith :

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Le Black Knight et le Doctor Strange par Brett Breeding :

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Et à la régie ?

Chris Samnee :

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Pin-up d’Art Adams dans Doctor Strange Classics #3, 1983 :

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Bill Sienkiewicz

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Dan Brereton

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Hehe

Barry Windsor-Smith (1983) :

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J’aurais préféré les X-Men et « uncanny » : Strange est son nom et non un qualificatif, contrairement aux autres.

Tori.

Marshall Rogers

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Mike Mignola

Clea pas Mike McKone :

Jim

Docteur Strange - Danse Macabre

Stephen semble avoir un petit souci, ces mains abîmées dans le passé par un tragique accident semble le faire souffrir et l’empêche d’exercer sa profession de héros occulte. Il est tellement gêné qu’il ne semble plus pouvoir effectuer certains sorts compliqués. Il se décide à consulter un des plus brillants chirurgiens du monde le docteur Keith Wilmott, mais le neurochirurgien a perdu confiance en lui après le décès d’un de ses patients. Parallèlement, la ville est le théâtre de crimes étranges liés à la magie. Strange enquête mais ne trouve aucune piste habituelle. Son amie Topaz est convaincu par une copine d’essayer un truc de méditation Zen (Topaz est un récepteur mystique très puissant). Elle accepte finalement de tenter l’expérience mais la séance ne semble pas aussi innocente qu’il n’y parait et elle tombe sous l’influence d’une secte satanique. Elle finit par l’attaquer car elle est victime d’un démon, le combat s’emballe et Strange réussit à la sauver mais elle se fait enlever par des membres de la secte. Bien déterminer à arrêter cette folie, le détenteur de l’oeil d’Agamotto réussit à faire un prisonnier dans la bataille. Ce dernier ne survit pas à l’interrogatoire de notre ex. chirurgien mais il donne quand même un indice suffisant pour qu’il puisse sauver sa belle. Le combat qui s’ensuit fait rage mais le maître des arts mystiques mérite bien son titre et réussit à vaincre. Mais une dernière surprise l’attend car le vrai cerveau de cette machination apparaît et il s’agit de Dormanu.

Dan Jolley, Tony Harris et Ray Snyder sont les trois scénaristes de cette mini qui sauve le Docteur Strange des oubliettes. L’intrigue est sombre et l’on peut voir le sorcier suprême en bien mauvaise posture se posant des questions sur son avenir. On se doute qu’il y a une forte puissance maléfique derrière tout ça. Dommage car l’ambiance qui se dégageait, est agréable et les dernières pages de fin montre la réelle histoire intéressante de l’arc mais cette dernière est complètement occultée par une autre plus conventionnelle. Les dialogues sont bons et le ton sonne juste, malheureusement l’intrigue n’est guère originale.

Tony Harris est le dessinateur de deux épisodes sur 4. Son trait très sombre est en parfaite adéquation avec l’ambiance noire donnée par l’équipe scénaristique, l’encrage de Ray Snyder y est pour beaucoup aussi, les cadrages sont sympas, la mise en page est claire et facile à lire, les petites touches de décors mystiques en surplus sont très agréables, bref le dessin apporte un plus indéniable à l’histoire.

À partir #3 Paul Chadwick (le créateur de Concrete) prend le relais au niveau dessin. Même si j’aime beaucoup la série Concrete, je trouve que le dessin plus léger et moins sombre de Chadwick nuit à l’histoire et du coup on se sent moins captivé par ce qui se passe, plus détaché et la faille du scénario classique nous apparaît alors. Il est triste qu’un artiste comme Paul n’ait pu assombrir son trait pour coller à l’ambiance donnée précédemment.

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Oui assez quelconque pour un personnage qui jusque là avait quand même pas mal de bons runs…
S en suivra les desasteres des minis de JMS et Waid hereusment séparée par la mini de Vaughan avant le lancement des séries suite au film.
Pour l instant on ne retrouve pas la magie des séries classiques du bon docteur

Troisième volet du recueil Tales to Astonish de 2018 :

Jim

Frank Miller fête ses 66 ans aujourd’hui.

Jim

Le défilé de Halloween de Rutland : interlude

En 1972, les amateurs de comics, de super-héros et de parade de Halloween ont sans doute déjà lu Avengers #83 et Batman #237. Si c’est le cas, ils savent, comme les curieux sur ce forum, que Rutland, bourgade du Vermont, est désormais connue pour sa parade déguisée, organisée chaque année par Tom Fagan. Mais dans les pages de Marvel Feature #2, daté de mars 1972 (donc sorti au tout début de l’année), le scénariste Roy Thomas va apporter une idée nouvelle qui sera reprise par ses successeurs.

Tout commence en pleine nuit. Les textes off de cet épisode intitulé « Cauchemar sur le Mont Chauve » sont explicites dès la première page : nous sommes à Rutland, dans le Vermont, au pied de la Bald Mountain. Le regard des habitants se tourne, inquiet, vers la silhouette sombre qui sort de la brume. Et pendant ce temps-là, des adorateurs dansent et chantent au sommet du mont, attendant l’arrivée d’un seigneur maléfique… qui s’avère être Dormammu, l’un des ennemis de Doctor Strange.

Ce deuxième numéro de Marvel Feature présente en effet une nouvelle aventure du Sorcier Suprême et de ses alliés d’infortune assemblés sous l’étiquette fluctuante des Defenders. Le numéro précédent avait abrité une aventure où les héros affrontaient l’Omegatron, et le suivant sera l’écrin pour un récit où ils affrontent Xemnu.

Ces trois épisodes sont illustrés par Ross Andru, en pleine forme, et si le précédent chapitre était encré par Bill Everett, celui-ci est embelli par Sal Buscema, qui livre un travail formidable mais tire l’esthétique générale vers son propre style. Au point que certaines planches ressemblent davantage à ce qu’il pourrait faire en solo. Le résultat, à mes yeux, est formidable : c’est agréable, limpide, expressif, les caractéristiques du trait de Ross Andru, certaines exagérations sur les visages en trois quarts par exemple, sont atténuées ou transformées dans un style plus souple.

Une fois le prologue passé, bien entendu, nous nous rendons à Greenwich Village, plus précisément chez le Doctor Strange, cœur et âme de l’équipe des Défenseurs. Le Sorcier Suprême a identifié Dormammu comme la menace à venir, et décide de recruter de l’assistance. Mais les fanatiques à chasuble que l’on a vus au début de l’épisode projettent un sort qui éloigne son double astral de son corps physique, qu’ils emportent.

Wong tente de résister mais il est molesté et assommé par les assaillants, qui prennent la fuite. Quand il revient à lui, le serviteur zélé découvre la présence de Cléa qui complète l’appel de Stephen et parvient à contacter Namor et Hulk.

C’est alors que l’histoire fait une bifurcation et revient à Rutland. On y retrouve Tom Fagan et son équipe, affairés à la construction des chars pour le prochain défilé. Ils reçoivent la visite de Roy et Jeanie Thomas, qui s’étonnent des lumières étranges et de la brume inquiétante qui entourent le mont la nuit.

Tom décide alors de raconter l’histoire du mont, dans une planche mise en valeur par son découpage en gaufrier, ce qui la rend particulière dans l’ensemble des pages du numéro (d’autant que l’encrage de Sal Buscema laisse apparaître des ombres à la Wally Wood qui renforcent le contraste). Il raconte des histoires de fantômes, de disparitions, de feux de forêts inexplicables, ce qui ne manque pas de troubler le scénariste et son épouse.

Pendant que Tom finit de raconter l’histoire du Mont Chauve de Rutland et que les premiers festivaliers commencent à envahir les rues, Namor et Hulk, répondant à l’appel de Cléa (auquel ils réagissent parce qu’ils ont vu le visage de Doc Strange), se rapprochent de New York.

En haut de la montagne que Tom, Roy et Jeanie regardent de loin, les fanatiques garent leur voiture et posent le corps inconscient de Strange dans un petit chalet, en attendant la cérémonie de la nuit à venir : les choses se précisent, et l’on comprend que l’enveloppe charnelle du Sorcier Suprême est destinée à abriter l’essence de leur maître Dormammu.

À New York, Cléa et Wong retrouvent Namor et Hulk. Détail logique mais néamnoins amusant, la magicienne choisit de faire adopter au quatuor un profil bas, en déguisant Namor et en rendant à Banner sa forme humaine sous hypnose. Si l’on peut comprendre qu’elle cherche à éviter d’attirer l’attention (d’autant qu’ils vont prendre un bus), ils projettent de se rendre dans une ville peuplée ce jour-là de gens déguisés au milieu desquels des super-héros, à défaut de passer inaperçus, seraient pris pour des cosplayeurs particulièrement doués. Un comble donc d’adopter des tenues civiles passe-partout.

Pendant qu’ils roulent, les fanatiques préparent le corps de Strange pour la possession. C’est un moyen de détourner l’injonction l’empêchant de se matérialiser sur Terre.

L’heure tourne. À peine descendus du bus, les héros en civil décident d’aller voir cette montagne de plus près. Et effectivement, ils arrivent au moment où un portail s’ouvre en direction de Dormammu. Le corps de Strange lévite face à l’ouverture.

C’est là que Cléa comprend l’astuce de Strange, dont le corps astral ne s’est plus manifesté depuis l’enlèvement : il s’est réfugié dans le corps de Wong. Libéré, le Sorcier Suprême peut donc affronter Dormammu directement, à l’occasion d’un duel aux proportions cyclopéennes.

Bien entendu, s’il se charge de Dormammu, ses alliés s’occupent de la valetaille, et à la fin du combat, le sommet du mont est soufflé. L’épisode se conclut alors que la poussière retombe et marque un tournant dans la perception de Rutland : allant au-delà de la simple blague, du pur clin d’œil pour amateurs de culture pop, Roy Thomas choisit de donner une réalité intra-diégétique à Rutland, de dépasser l’aspect méta, d’en faire un lieu en soi, avec les mêmes fonctions dans l’univers Marvel que, par exemple, le Mont Wundagore.

L’idée sera reprise par la suite, notamment dès Avengers #119 : dans cet épisode, quand Mantis est assaillie par une onde d’énergie mystique, ses équipiers se demandent si ce n’est pas la faute des deux adversaires qu’ils viennent d’affronter, de Loki, qui s’est trouvé à Rutland dans Thor #207 ou de Dormammu qui s’y montre dans Marvel Feature #2. La nature mystique et maléfique de la région de Rutland sera donc, ensuite, exploitée dans Justice League of America #145, Freedom Fighters #6 ou Defenders #100. Un tournant, quoi.

Jim

Le défilé de Halloween de Rutland, première partie : Avengers #83
Le défilé de Halloween de Rutland, deuxième partie : Batman #327
Le défilé de Halloween de Rutland, interlude : Marvel Feature #2
Le défilé de Halloween de Rutland, troisième partie : Amazing Adventures #16, Justice League of America #103, Thor #207
Le défilé de Halloween de Rutland, quatrième partie : Avengers #119

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