Rien reçu pour l’instant… Merci pour le relais.
Tori.
Rien reçu pour l’instant… Merci pour le relais.
Tori.
je l’ai reçu par la bande aussi.
J’avais dit que ça serait pas long.
Un peu HS mais tout de même :
Oh je n’irai pas pleurer pour Rakuten. C’est la plateforme que j’ai fini par détester plus que ses concurrents…
Rien à voir avec le marché du comics mais il y a dans cet article consacré à la restructuration sanglante de X-Box quelques échos à d’autres marchés culturelles
« L’empire est devenu impossible à gérer » : le pari risqué de Xbox pour assurer sa survie
extraits :
Pour Julien Pillot, enseignant-chercheur en économie à l’Inseec Grande Ecole, le modèle s’est heurté aux réalités de la création vidéoludique : « L’idée, c’est de faire du Netflix : on ne vend plus la propriété du jeu, mais son usage. Le problème, c’est que cette course au catalogue géant coûte infiniment plus cher dans le jeu vidéo que ce que Netflix dépense déjà, de façon astronomique, pour le cinéma. » L’équivalent des blockbusters, les jeux « AAA », exige des temps de développement bien plus longs qu’au cinéma et des budgets qui dépassent allègrement les 200 millions de dollars.
En proposant toutes ses exclusivités dans le Game Pass dès le premier jour de leur sortie, Microsoft a mécaniquement tari ses ventes directes à plein tarif, se privant au passage des plus importants revenus d’un jeu, ceux générés à son lancement, sans que cela ne fidélise assez d’abonnés permanents pour amortir des investissements massifs. Conjugué à l’explosion du prix du matériel pour le consommateur, à la stagnation du parc de consoles Xbox Series X et S ainsi qu’à une inflation des productions, l’équation financière est devenue intenable pour Microsoft.
Désorganisation
Alors, faute de croissance suffisante, la nouvelle direction taille dans les coûts d’une structure devenue démesurée au fil de ses coûteuses acquisitions. Dans ses notes de cadrage, Asha Sharma a déploré une organisation comptant jusqu’à quatorze niveaux hiérarchiques et des équipes plateformes gonflées de 40 % par rapport au début des années 2020. « L’empire est devenu trop grand et impossible à gérer », résume Joost van Dreunen, professeur à la New York University Stern School of Business et spécialiste de l’économie du jeu vidéo.
Cette paralysie décisionnelle trouve, selon le chercheur, son illustration la plus saisissante avec la franchise Fallout. En 2024, son adaptation en série télévisée par Amazon remporte un succès public mondial. « Mais après avoir regardé la série, le public n’avait nulle part où aller à part les anciens jeux [dont le dernier épisode canonique remonte à 2015]. Je ne pense pas que ce soit le signe d’un manque de créativité, mais plutôt de la désorganisation », avance Joost van Dreunen. En juillet 2026, l’annonce d’un nouveau jeu se passant dans cet univers postapocalyptique s’est révélée douce-amère : la production a été confié à Obsidian Entertainment (Fallout 3 : New Vegas), un studio racheté par Xbox en 2018, qui fait justement partie de ceux concernés par les coupes dans les effectifs.
Cette aversion au risque contrevient d’ailleurs aux fondamentaux de l’édition dans une industrie culturelle. Qu’il s’agisse de jeux vidéo, de films ou de livres, les éditeurs sont incapables de prévoir les goûts, changeants, du public. La règle consiste donc à mutualiser le risque : publier un maximum de titres en espérant que ceux qui connaissent le succès parviendront à couvrir les pertes des œuvres moins bien reçues.
Le choix de Xbox d’assécher sa diversité se concrétise par la décision d’exclure du groupe des studios salués pour leur singularité, mais aux succès commerciaux modestes. Ninja Theory (Hellblade II), Compulsion Games ou Double Fine (Psychonauts, Kiln), achetés entre 2018 et 2019, se voient poussés vers la sortie. Les conséquences se font sentir jusqu’au sol français : le sort des Lyonnais d’Arkane Studios, créateurs de Dishonored, est aujourd’hui en discussion pour redéfinir ses liens – voire acter sa séparation – avec Microsoft, alors même que ses équipes développent Marvel’s Blade.
En même temps, ça, c’était un peu se tirer une balle dans le pied…
Tori.
Ouais. Comme si on proposait directement un film gros budget sur sa plate-forme de SVOD ou ses comics directement en TPB
Si j’étais prof dans mon métier, le JV serait un cas d’école pour les décisions totalement aberrantes des patrons de l’industrie.
Ils se sont fourvoyés avec les chiffres du Covid et le mirage du jeu service c’est délirant. Je veux bien que les financiers c’est le mal mais qui a pu croire que lancer des jeux AAA à 1 ou 20 millions étaient la norme à suivre !?
Idem pour l’abonnement et je pense qu’ils suivent la même pente avec le full demat.
Et quand on voit que la PDG de Microsoft est nommée expert travail à la cour suprême US… lol.
Je te dirais les mêmes qui pense qu’il faut mettre 300 millions pour un blockbuster
On les mêmes qui se pignolent sur le techno-fasciste propriétaire de X
Pour les comics, c’est un poil différent : il faut quand même passer à la caisse, ce n’est pas noyé dans un abonnement que tu as déjà payé.
Tori.
Oui
Ce que je vois c’est surtout l’idée de sabrer des marches sur lequel l’éditeur (JV ou BD) ou le producteur n’a pas le contrôle total et ne récolte pas l’entièreté de la recette
Ca existe avec unlimited et i finiteais a l heure actuelle je vois mal ses services cou rir les frais au niveau des floopies