GONE GIRL (David Fincher)

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[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

3 octobre 2014 (USA)
8 octobre 2014 (France)

REALISATEUR

David Fincher

SCENARISTE

Gillian Flynn d’après son roman Les Apparences

DISTRIBUTION

Ben Affleck, Rosamund Pike, Missi Pyle, Neil Patrick Harris, Tyler Perry, Scoot McNairy, Kim Dickens…

INFOS

Long métrage américain
Genre : drame/thriller
Année de production : 2013

SYNOPSIS

Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise, ils quittent Manhattan pour retourner s’installer dans la ville du Missouri où Nick a grandi. Mais le jour de leur 5ème anniversaire de mariage, Amy disparaît et Nick retrouve leur maison saccagée. Lors de l’enquête tout semble accuser Nick. Celui-ci décide, de son côté, de tout faire pour savoir ce qui est arrivé à Amy et découvre qu’elle lui dissimulait beaucoup de choses…[/quote]

Le premier visuel :

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il est toujours dans ma pal mais j’ai apprécié les 2 premiers romans de Gillian Flynn

Et de 3 ! Après The Social Network et Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Trent Reznor et Atticus Ross composent la musique du nouveau film de David Fincher.

[quote]Trent Reznor

and yes, Atticus and I are scoring David Fincher’s upcoming Gone Girl![/quote]

La première bande-annonce :

La nouvelle bande-annonce :

J’ai vu le film, toujours très bien réalisé par David Fincher qui continue avec une réal sobre, mais maîtriser de bout en bout. Le vrai plus de ce film reste encore une fois le scénario, bluffant, avec de nombreux retournements de situations, des personnages alambiqués, une grosse critique des médias et de leur façon de traité les affaires criminels et tourner ainsi l’opinion publique en faveur ou défaveur de quelqu’un, un Ben Affleck en forme, mais ce n’est rien comparé à une Rosamund Pike excellente de bout en bout.

Un bon thriller, très efficace, qui aurait tout de même mérité un petit 10 min de moins sur la fin, mais qui reste tout de même très bon surtout grâce à l’histoire de Gillian Flynn

c’est bien de le préciser :smiley:

ben c’est vraiment ce qui m’a marqué, ce scénar de fou. En plus pour le coup j’en ai un peu marre de voir les gens s’extasier sur Fincher un très bon réal, même excellent, mais c’est quand même con de zappé que ce n’est pas lui qui écrit ses histoires. Certes il choisit bien et sait les rendre sublimes, mais faut pas oublier la scénariste.

Je te rejoins Kab.

Truc de fou à tout point de vue.

Le film s’emballe à point nommé, c’est bien construit comme screenplay. C’est à peine croyable de vivre ça pour le spectateur… etc.

Je conseille aussi.

J’ai aussi reconnu pas mal d’acteurs de séries comme Neil Patrick Harris, Kim Dickens et aussi Carrie Coon des Leftovers.

Alors je serai quand même nettement moins enthousiaste que vous tous.

Bon, c’est un film sympa. Bien filmé, avec de bons acteurs, un certain soin accordé à l’image et aux détails (malgré un grand nombre de faux raccords, ce qui ne fait jamais sérieux…), et assez bien dialogué.
Après, le film ayant été vendu en partie comme un thriller, il est quand même sérieusement décevant à ce niveau. La première partie (le drame proprement dit et le début de l’enquête) est redoutablement efficace, avec une belle montée de la tension. L’illustration sonore, à base de sifflements, de ronflements, de bourdonnements, qui sont presque omniprésents sur la fin, est également très habile Depuis Nine Inch Nails, il n’a pas oublié les sonorités industrielles). Mais une fois que c’est éventé (et la vérité est assez prévisible, tellement téléphonée par l’absence lourdement notée dans les dialogues de l’indice déterminant mais hélas manquant), ça redevient très banal.
Et une fois qu’on a donc la vision de l’autre côté, les péripéties s’enchaînent sur un mode “how convenient” qui auraient d’ordinaire mérité à l’auteur d’être recalé. Le pognon dans la ceinture banane, sans déconner ? C’est cohérent avec le personnage, avec son sens de la préparation ?
À partir de ce moment, tout passe par des raccourcis rapides, à peine portés par les post-its multiples qui laissent entendre qu’un plan B et peut-être un plan C et un plan D accompagnaient de tout temps le plan A. Mais c’est pas clair, c’est traité à la va-vite, c’est assez peu raccord avec la définition des personnages (et là, on a passé l’exposition depuis longtemps), et c’est plus un déferlement de coups de théâtre à trois sous qu’une réelle construction.
J’ai donc passé la deuxième moitié du film en me disant que toutes ces bidouilles, ces fausses coïncidences fortuites, arrangeaient bien la scénariste romancière. Et j’ai été très déçu.
D’autant que le film accélère, mais que ça ne donne l’impression d’une accélération de l’action, mais seulement d’une précipitation dans le débit narratif, comme pour rattraper le temps perdu. Ce film (trop long : 2h25, purée…) a le tort d’afficher avec franchise et candeur les dates, et donc le déroulé de l’action. Et si l’on passe une heure et des brouettes à couvrir une semaine, ça se précipite ensuite, donnant l’impression non pas que les événements se bousculent mais que le film doit rattraper le temps perdu.
Maladroit.

Du coup, le véritable intérêt du film n’est pas l’enquête ni même le suspense, explosés à plusieurs reprises, mais le portrait d’une société du spectacle et de l’image qui a envahi l’imaginaire. La société de la télévision, de l’info en continu, des talk-shows et des mises au piloris sur la place publique, des selfies et des personnages de fiction.
Après tout, c’est un film qui s’ouvre sur la dichotomie entre le personnage de fiction et sa source d’inspiration dans le monde réel, et qui se termine sur une cérémonie de retrouvailles mitigée de séance de dédicace, annonçant que nous mangeons de la mort jusque dans nos fictions pour enfants (ce que nous savons, Fincher ne fait que nous le rappeler).
C’est ce portrait de l’Amérique (de l’Occident, de nous…) de l’image qui est saisissant. Les voyeurs, les curieux, les journalistes, les policiers, les gens qui sautent aux conclusions, qui accordent leur crédit aux apparences et aux gens bien nés, prompts à préférer une fille de la bourgeoisie de New York à un cul-terreux du Missouri. Ce portrait-là, il est efficace, il est subtil, il est bien géré, il est également bien illustré par des images au cordeau, et il laisse une impression d’angoisse inextinguible.
Ça rentre particulièrement bien dans la thématique de Fincher sur l’image de soi. L’image que l’on renvoie aux autres, et l’image qu’on a de soi-même. Quelque chose qu’il traîne dans tous ses films, qui sont autant de miroirs.
Mais le thriller proprement dit, il demeure quand même un peu naze.
Tant mieux, ce n’est pas le cœur du film.

Jim

J’avais beaucoup aimé le bouquins (je suis dans ma phase thriller) et j’avoue que le film ne m’a pas décu ! Il respecte très bien le bouquin et Fincher réussi toutefois à y laisser sa patte personnelle. Bref, je recommande !

Je fais partie de ceux qui ont apprécié.
Le scenario est captivant et très bien ficelé. De gros moments de doutes et de questionnements interminables, de quoi nous embrouiller le cerveau. Quelques défauts certes mais on les oublie vite.
Un bon David Fincher comme à l’accoutume : les longs plans sur les visages, l’insistance sur les regards, les contrastes entre les blancs et les fonds sonores lourds… Un réalisateur à qui le scenar’ va comme un gant. D’ailleurs, il est vrai que si on ne sait pas que le film est une adaptation tout porte à croire que ça vient de lui.
Un bon casting dont deux acteurs géniaux: Ben Affleck qui est totalement convaincant avec son personnage de mari complètement paumé mais pas si stupide que ça et Rosamund Pike. Quel jeu… Un seul mot: épatante. Elle m’a bluffé tout au long du film. Rien à redire, elle a parfaitement joué son rôle de petit monstre au visage d’ange. Si le but était de nous faire flipper, bravo, car sur le coup ça à totalement marché avec moi. J’ai adoré

Au départ on a un personnage extrêmement sûre de lui, qui maitrise totalement la situation, tellement bien que s’en est énervant. Elle est très intelligente, elle a l’habitude d’inventer des histoires, et on comprend vite que même sa propre vie est une histoire ; mais ensuite tout bascule. Bien que très futé, elle commet quelques erreurs après tout elle reste humaine. Même si on s’y attend un peu (attention un peu de spoil!) on lui pique sa maille, et la c’est un peu la panique, elle perd pied, et oui rien ne fonctionne comme elle le prévoit. A partir de là en ce qui me concerne la suite du film m’a totalement surprise. Mon coté naïf s’est éveillé, pour moi il était clair que la méchante allait être arrêté mais non…Elle fini par « reprendre » le contrôle et se débrouiller pour ficeler une autre échappatoire.

Il est vrai qu’au vu du personnage cela peut paraître totalement ridicule mais même ça, ça fonctionne. Sa banane toujours auprès d’elle : c’est plutôt bien réfléchie même si c’est cliché. On ne sait jamais, s’il faut s’enfuir à toute vitesse autant avoir le minimum nécessaire sur soit. Pour ma part ça reste un détail cohérent qui montre son sens de la préparation.

Oh ça pour être long, il est long et on le sent bien passer, assis sur le fauteuil… Pénible par moment. Mais même ça j’ai l’impression que c’est volontaire.
Avec une histoire pareille, on arrive au terminus, en se disant « tout ça pour ça ? ».
Au final, on a le sentiment de s’être fait avoir et par le scenario et par cette attente interminable… Pour « rien ». A croire que ça fait aussi partie du jeu.

[quote]Et si l’on passe une heure et des brouettes à couvrir une semaine, ça se précipite ensuite, donnant l’impression non pas que les événements se bousculent mais que le film doit rattraper le temps perdu.
Maladroit.

Du coup, le véritable intérêt du film n’est pas l’enquête ni même le suspense[/quote]

Moi j’ai ressentie tout l’inverse justement. J’ai eu l’impression que le film s’accélèrerait tout comme les actions, comme si tout partait en c**** (cacahuètes :mrgreen: ). On ne sait plus trop ou donner de la tête, on se pose pas mal de questions à savoir comment ça va bien pouvoir se terminer, sans oublier la groooosse ampleur que cela prend avec les médias comme tu dis. Si bien qu’il est vrai qu’a ce moment on oublie complètement le plus important : l’enquête. Chose qui, en y repensant, m’a légèrement déçue d’ailleurs. Malgré toutes les incohérences saisies pas l’inspectrice même elle, finit par abandonner la partie, c’est vrai que c’est dommage…

[quote]Mais le thriller proprement dit, il demeure quand même un peu naze.
Tant mieux, ce n’est pas le cœur du film.[/quote]

Hum… C’est la deuxième fois que j’entends ça… Mais du coup dans quelle catégorie tu l’aurais placé si ce n’est celle-ci ? On retrouve quand même certaines lignes d’un Thriller : On a du suspense, on à l’enquête (au début en tout cas), on a la victime, le mobile qu’est la vengeance… Après, c’est une description rapide de ce qu’est pour moi un « Thriller ». Je ne suis pas trop adepte de ce genre de film, peut-être que comparer à d’autre, principalement les véritables amateurs, le résultat sera loin de leur attente.

C’est un peu comme Zodiac. C’est un polar, certes, mais qui parle de l’Amérique. Et au final, l’enquête journalistique, on s’en fout un peu, je crois, ce qui compte, c’est la réflexion sur l’image, sur la réputation, sur les fantasmes, sur l’imaginaire.
Là, c’est un peu pareil. L’aspect thriller, il se délite complètement dans la seconde partie du film. La succession des péripéties, téléphonées et capillotractées, ruine un peu l’efficacité de la méticuleuse manipulation qui a précédé.
Mais en soi, je crois que ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est que Fincher en profite pour dresser le portrait d’une Amérique du spectacle, celle des personnages de fiction qui formatent la jeunesse qui les lit, celle des prédicateurs télé qui font le procès de leur tête-de-turc hebdomadaire, celle des emballements médiatiques, celle de la fascination pour la mort, celle du “on bouffe des morts”.
Je lisais en diagonales les notes wikipédiesques sur Gillian Flynn. Et les commentateurs disent qu’elle s’intéresse aux familles dysfonctionnelles et aux mécanismes de destruction et de pourrissement dans les couples. Là-dessus, Fincher a bien retranscrit le truc. Et lui, il arrive avec son interrogation sur le rôle de l’image, l’image publique, l’image privée, l’image que l’on donne de soi, l’image que l’on a de soi-même. Du coup, avec un roman qui dissèque la structure familiale et un film qui autopsie la société du spectacle, on a un thriller qui a cessé d’être un thriller.

Jim

PS 1 : Bon, le coup des post-its “kill self” multiples laisse peut-être entendre qu’elle avait prévu plusieurs portes de sortie, y compris si les choses tournaient aussi mal qu’elles ont tourné. Mais c’est pas fluide, dans la narration.
PS 2 : J’ai trouvé le film particulièrement misogyne. Notamment dans la description des femmes fortes de la télé, en particulier le personnage incarné par Sela Ward : des femmes fortes qui ne peuvent exercer leur pouvoir que par l’humiliation, la femme se devant soit d’être une mante religieuse soit d’être une victime. J’ai pensé un temps que j’exagérais, mais apparemment, le commentaire a été fait pour les romans eux-mêmes, comme quoi, j’avais pas tout à fait tort.

J’ai appris un nouveau mot :laughing:

D’accord, expliqué comme ça je saisi plus la nuance. Entre outre on fait passer un film dénonciateur, qui traite un peu de dysfonctionnements familiaux, qui « dresse le portrait d’une Amérique du spectacle » comme tu dis, pour un thriller à part entière… Hum… Je vois. Forcément, à sa sortie, ça attire un peu plus de monde :wink:

Pas faux.
Pour les Post-it personnellement je ne m’y suis pas trop attardé. Pour moi c’est un détail important qu’on survole à peine finalement, on y fait un bref coup d’œil puis il part vite aux oubliettes. Je ne dis pas qu’il aurait fallu y consacrer une grande partie mais ça reste un détail qui a mon sens n’a pas été convenablement exploité.

C’est vrai qu’en y repensant c’est le cas. Moi c’est plus le personnage de Missi Pyle (la présentatrice blonde) qui m’a agacé à ce niveau.

Incidemment, la promo et la bande-annonce vendent cela comme un thriller. Ce que je trouve ingénieux et légitime. Et ce qui permet d’avoir une lecture à tiroirs du film.

La caméra insiste dessus. Du coup, je me suis posé la question, et la seule réponse que j’ai trouvé, c’est qu’elle n’avait pas encore déterminé le dénouement de l’histoire. Que c’était encore “in progress”, en quelque sorte. Et que le coup de théâtre ne fait que précipiter quelques options.
Mais même dans cette perspective, je trouve ce coup de théâtre quand même bien pratique, quoi.

C’est vrai qu’en y repensant c’est le cas. Moi c’est plus le personnage de Missi Pyle (la présentatrice blonde) qui m’a agacé à ce niveau.

La brune qui claque des doigts pour faire obéir son assistant soumis, ça glace le sang, aussi.

Jim

[quote=“Jim Lainé”]La caméra insiste dessus. Du coup, je me suis posé la question, et la seule réponse que j’ai trouvé, c’est qu’elle n’avait pas encore déterminé le dénouement de l’histoire. Que c’était encore “in progress”, en quelque sorte. Et que le coup de théâtre ne fait que précipiter quelques options.
Mais même dans cette perspective, je trouve ce coup de théâtre quand même bien pratique, quoi.[/quote]

Oui pourquoi pas, mais du coup pour un personnage qui est censé bien avoir prévu son plan et qui maitrise la situation avant l’imprévu, ça sonne faux… Quel est l’intérêt d’insister dessus si en fin de compte ça n’apporte pas grand chose.
Oui bien pratique parce qu’on peut se débarrasser de ce détail aussi vite qu’il n’est apparu.

:laughing: Oui c’est vrai bien vu, comme on le montre, madame est “surbookée”, elle n’a pas tout son temps :mrgreen:

Ouais, sauf que, à partir de ce moment, j’ai pas arrêté de me dire “oh pitié, encore un cliché, on va rien nous épargner”. Et j’ai trouvé cette partie assez médiocre, et trop rapidement traité. Entre la révélation de la manipulation et le retour fracassant, j’ai trouvé l’intrigue d’une grande faiblesse.

Jim

Oui je partage cet avis, c’est vrai qu’à partir de la c’est un peu le bordel… Comme je disais plusieurs choses sont laissées pour compte notamment l’enquête.

DadaKun

(Non je plaisante :mrgreen: )

[quote=“DadaKun”]
Avec une histoire pareille, on arrive au terminus, en se disant « tout ça pour ça ? ». [/quote]

Ben voila quoi, c’est clairement mon sentiment. Et pas dans le sens positif.

Pour moi ce film est raté. Je m’attendais à voir un thriller et je me retrouve en première partie avec effectivement un thriller avec une certaine montée en puissance du suspense (oui, c’est pas du top niveau non plus), et puis, bom, le twist, très prévisible (c’est pas comme si les flash-backs avec le journal intime ne mettaient pas la puce à l’oreille), j’ai pas été surpris, et on passe à la 2e partie du film avec une critique des médias de l’Amérique, un truc qu’on a déjà vu 100 fois également, Fincher enfonce les portes ouvertes en somme. C’est certes efficace, mais c’est du déjà vu. Et pour finir, une apothéose qui se finit très rapidement d’ailleurs, proportionnellement aux autres parties, en pseudo-guerre des Rose (dont il est même fait référence dans le film, des fois qu’on soit trop neuneu pour s’en apercevoir). Avec une conclusion qui peut certes étonner à certains points de vue, mais après tout ça on s’en fout un peu finalement. Ils peuvent même s’écharper au sommet d’un lustre à 10m du sol que j’attends déjà le générique de fin. J’aurais même préféré une fin plus couillue, à l’image du final de The Killing, tiens!

Après il y a toutes les incohérences. La banane pleine de fric, pitié quoi. Une grossesse jamais prouvée (on ne connait que la version de la fille, ça fait un peu léger quand même). Et l’appart plein de caméras, y a rien qui soit exploitable par les flics? Personne n’enquête sur le mort? Les flics qui abandonnent la partie un peu trop rapidement d’ailleurs, ficelle un peu trop facile pour la romancière (en gros, c’est pas son objectif). Personne ne se pose la question de la mise en scène du début? C’est plein d’incohérences dans la mise en scène, balayées donc par le retour de la miss, et les flics n’enquêtent pas plus que ça? La nana a quand même buté un mec, certes en position de légitime défense selon ses dires (et même le perso de Ben Affleck trouve que ça sent le moisi, elle trouve un cutter alors qu’elle est attachée, et le flic est trop con pour le souligner, encore une fois, facilité. Et même la femme flic a des doutes, le récit de la fille ne colle pas du tout, mais c’est pas grave, c’est une victime, on s’en fout, passons à autre chose voulez-vous? Je suis en train de me noyer dans mon propre scénar très élaboré…), mais il n’y aucune conséquence suite à son geste. Dans le Missouri, il y a la peine de mort, mais les flics sont trop cons pour mener une enquête correcte sur un vrai meurtre. A force de s’attacher au monde des médias, on en oublie l’essentiel qu’on balaie à coup de pompes dans le derrière.

Donc, je trouve ça très dommage. Ca manque pour moi de cohérence et l’excellente première partie ne suffit pas à gommer ces imperfections. Et le jeu des acteurs excellent non plus. Déçu.