HANTÉ t.0-4 (Bec, Marazano, Betbeder, Gnoni, Iovinelli, Mangin, Rusig, Runberg / Springer, Peynet, Biancarelli, Mottura, Jaouen, Droal, Gourhant, Alberti, Bocci, Armitano, De Rochebrune)

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La collection Hanté chez Soleil, supervisée par Christophe Bec en 2008, se donnait pour but de revisiter les lieux les plus célèbres abritant des fantômes et des spectres, et d’y placer des histoires innovantes.

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Le tome consacré à Mortemer, écrit par Valérie Mangin et illustré par Mario Alberti, réussit sans souci ce tour de passe-passe, notamment en proposant une idée bien SF expliquant la nature des fantômes.

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Le dessin d’Alberti, très hachuré et qui n’est pas, pour le coup, sans évoquer certaines illustrations de Barry Smith, convient très bien au récit, et aux apparitions de la « dame blanche » dans les décors de ce qui est réputé pour être l’abbaye la plus hantée de France.

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Sans doute le meilleur tome de la série.

Jim

C’est marrant, j’ai souvent vu des albums de cette collection, mais ça ne m’a jamais attiré !

J’en ai lu plusieurs (comme pour la collection « Serial Killers » chez Soleil également), mais je n’ai que Mortemer et le collectif d’introduction.

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Sur le principe, j’aime bien, c’est un sujet qui m’intéresse. Après, la réalisation varie selon l’inspiration et le talent de chacun des participants.

Jim

Mortemer

Approchez, approchez! Bienvenue à l’abbaye de Mortemer, l’un des lieux les plus hantés de France…Sa Dame Blanche et ses moines fantômes vous attendent pour un spectacle aussi macabre qu’inédit!Vous ne serez pas déçus: après la mort mystérieuse de ses parents, le séduisant Guillaume Deaubonne a transformé les sinistres ruines gothiques de l’abbaye en un grand parc d’attractions très rentable. Les spectres ont beau ne pas être d’accord, peu importe: les fantômes ne lui font plus peur depuis longtemps. d’ailleurs sa nouvelle petite amie, la belle et douce Céline, ne croit même pas en eux. Elle ne croit pas non plus en la terrible malédiction qui pèse sur le trésor perdu de Mortemer: quiconque le découvrira mourra dans l’année.

  • Éditeur ‏ : ‎ Soleil (25 juin 2008)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 56 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2302002245
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2302002241
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 621 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 23 x 1.1 x 32 cm

La collection Hanté chez Soleil, supervisée par Christophe Bec en 2008, se donnait pour but de revisiter les lieux les plus célèbres abritant des fantômes et des spectres, et d’y placer des histoires innovantes.

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Le tome consacré à Mortemer, écrit par Valérie Mangin et illustré par Mario Alberti, réussit sans souci ce tour de passe-passe, notamment en proposant une idée bien SF expliquant la nature des fantômes.

mortemerpagecouple

Le dessin d’Alberti, très hachuré et qui n’est pas, pour le coup, sans évoquer certaines illustrations de Barry Smith, convient très bien au récit, et aux apparitions de la « dame blanche » dans les décors de ce qui est réputé pour être l’abbaye la plus hantée de France.

mortemerpagechevalier

Sans doute le meilleur tome de la série.

Jim

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Tiens, tu as pris le Loudun.
Ton premier dans la collection ?

Jim

Oui. Et je pense que ce sera le seul. Aucun lien avec la qualité potentiel de l’album (j’en parlerai sûrement ce mois-ci).

Oui, je cuis curieux.

(Et si jamais tu croises le Mortemer, je te conseille de le prendre, mais ceci est une autre histoire…)

Jim

On verra.

Road to Halloween : Holy swimsuit

Et donc, loudun. Alors, même si vous vous en foutez, je vais quand même vous raonter l’histoire personnelle autour de cet album.
Je l’ai souvent vu chez Gibert, que ce soit en neuf ou d’occasion, quand j’y allais trainer mes guêtres régulièrement. Mais ça ne m’avait incité à aller plus loin, allez savoir pourquoi. Et donc, la raison pour laquelle Loudun attirait mon œil, c’est que ma famille maternelle est originaire d’une vingtaine de km de ce patelin, et que quand j’arrivais chez ma grand-mère, dans le dernier virage avant d’entrer dans le patelin, je voyais toujours le panneau directionnel indiquant « Loudun ».
Une quinzaine d’années après la parution de cet album, dans la froideur et l’humidité du Perche, une discussion avec mon beau-Père, puits de science historique, avec une mémoire des dates impressionnante, amène à parler d’Urbain Grandier. Comme d’hab’, il me demande si je connais l’histoire de ce drôle de curé, très beau, aimant les femmes qui lui rendaient bien visiblement, trop, même, et qui a fini au bûcher pour sorcelleries auprès des sœurs du couvent des Ursulines. Et puis, cette histoire a tranquillement infusé mon cerveau, et sur le chemin du retour, j’ai commencé à faire le lien entre ce que m’a raconté mon beau-père et cette BD, qui était resté enfouie dans mes souvenirs.
Et donc, action - réaction : la chasse fut ouverte (cf. la photo ci-dessus)

Et donc, je ne sais pas trop quoi penser de cet album. On est clairement dans la volonté de la véracité historique, le scénario de la BD reprend bien les événements évoqués dans le cahier supplémentaire, richement agrémenté de gravures et photos des lieux (photos datant du 21ème siècle, oserais-je préciser). Cependant, tout est fait pour penser qu’il y a réellement une possession, et il n’est aucunement précisé (ou alors, j’ai loupé le récitatif qui va bien) qu’Urbain Grandier avait des ennemis politiques et qu’il s’était fendu, notamment, d’un pamphlet contre Richelieu (et ça, on ne le sait pas dans la BD). Et donc l’accusation de Grandier indiquant que c’est une manœuvre politique tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, je trouve.
L’auteur s’est surtout concentré sur le fait que Grandier avait grandement aidé la population à lutter contre la peste et qu’il était homme à femme. Cela étant dit, dans la BD, on ne le voit pas traîner dans les Ursulines, ce qui est raccord avec l’Histoire. L’auteur ajoute vraiment du fantastique cru avec les religieuses et présente les exorcismes menés.
Donc, en soit, cette BD, qui est assez dense quand même, notamment via ses récitatifs, se lit très bien, mais manque de surprises, je trouve.
Je ne sais pas comment s’est réparti le travail entre Davide Furno et Paolo Armittano, mais je trouve que le dessin est très lié à la colo. Je serait curieux de voir le rendu final avant colo (avec une forte présence de rouge), car je ne trouve pas que l’encrage soit très présent. Cela dit, l’ambiance pour les scènes d’exorcisme est intéressante, au point que les côté nu et cru, pourtant pas cachés, ne sont pas vraiment là dans une volonté d’émoustiller.
Je trouve les pages plutôt jolies, pas vraiment dans un style classique de franco-belge, avec pas mal de cases par pages, qui n’oublie pas le storytelling.
Donc, c’est pas mal (parce que je n’ai pas souffert pendant ma lecture), mais sans vraiment de surprise. Mais pour expliquer les histoires de sorcelleries au 17ème siècle, c’est pas mal. Et puis l’histoire de Loudun, aussi (mais peut être en savais-je trop)

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