HULK PAR BRUCE JONES t.1-2 (Jones / Collectif)

Alors faudrait que je sorte mes Génération Séries de mes archives parce que c’est là que j’avais choppé ces infos. A une époque GS proposait un entretien avec un comédien de doublage à chacun de leurs numéros. Du coup c’était une mine d’or pour découvrir le métier.

Et c’est là que j’ai appris que le traduction, à une époque, fonctionnait par étape. La 1ère c’est la traduction même du texte, la 2ème (celle que je trouve fascinante) c’était celle d’adapter ce texte traduit pour la synchronisation des lèvres bien sur mais aussi pour trouver la tonalité juste pour les comédiens. C’était un deuxième travail de traduction et ça permettait de peaufiner le tout. Ce qu’expliquait le comédien alors c’était que la fin de ce poste d’adaptateur a fait perdre en qualité le travail de doublage.

Un autre truc auquel je pense et qui joue beaucoup sur la baisse de qualité c’est le fait d’être passé d’un travail de doublage où tous les comédiens étaient réunis et travaillé sur plusieurs épisodes à des sessions où un comédiens viens faire son job et repart. Il y a pas longtemps j’écoutais Roger Carel et Micheline Dax parler de leur travail sur le Muppets Show, un régal, ils expliquaient qu’ils travaillaient tous ensemble avec une bonne humeur communicative qui se retrouve dans la VF.

J’avoue ne rien connaître de cette affaire. Si tu as le temps d’élaborer, je serais ravi d’en savoir plus.

Si je me souviens bien c’était fin 94. Les comédiens de doublage s’étaient mis en grève pour demander une revalorisation de leurs travail. Ils étaient payé au cachet et estimaient (à raison à mon sens) qu’ils devaient touché une part sur les rediffusion et les ventes de VHS. La grève a duré 4 mois de mémoire et certaines séries fut stoppée temporairement (Dragon Ball Z par exemple).

Poivey était un des leader de ce mouvement et il en fit les frais après (c’est par exemple pour cela qu’il ne s’occupe pas du doublage de Bruce Willis dans Le 5ème éléments). Dans les conséquences positives, c’est à partir de là que furent obligatoirement rajouté les crédits mentionnant les comédiens de doublages et les traducteurs

(mais nib pour la requalification de leurs statuts en « artistes-interprètes » leur permettant de toucher des droits d’auteurs)