C’est avec une immense tristesse que nous apprenons aujourd’hui le décès de René Follet âgé de 88 ans. Grand auteur Belge avec qui nous avons eu la chance de publier Ikar avec Makyo au scénario mais aussi Plus fort que la haine et L’Affaire Dominici en duo avec Pascal Bresson.
Nos pensées les plus émues vont à ses proches ainsi qu’à sa famille.
Un dessinateur dont on reconnaissait vite le style, en particulier ses paysages maritimes.
Mais que j’ai connu à une période plus ligne claire avec Ivan Zourine et Edmund Bell
Un assez bel hommage, long article au-delà des clichés :
À défaut de pouvoir me replonger dans mes Astérix ou mes Oumpah-Pah (ils sont chez les parents sous la garde de Madame Mère, et par « sous la garde » j’entends que quand j’ai évoqué la possibilité de les déménager chez moi, elle a sorti son fusil), je vais me replonger dans les analyses qu’y avait consacré le Zouave intergalactique (il y en a pour trois pages) :
Lequel résumait bien la situation de ces dernières années, hélas, dans le dernier des billets en question (2018) :
s’appeler Uderzo, être un des meilleurs dessinateurs de son temps, et ensuite faire de la merde avec la série qui vous a rendu célèbre, comme ça les gens ne retiennent que le fait que vous étiez un peu gaga sur la fin et pas que votre dessin défonce tout le monde
En 2001, Albert Uderzo lance à Rennes « Astérix et la Traviata », à la Mairie de Rennes (l’album se passe à Condate - Rennes, donc).
Une gigantesque baston de Gaulois est organisée place de la Mairie. Albert Uderzo a demandé à ce que les auteurs de bande dessinée du cru soient invités au buffet. À cette époque, je suis, et pour 4 ans, sérigraphe-peintre dans une miroiterie. J’ai quasi renoncé à ce rêve de faire de la BD.
Mais allez savoir comment, je fais partie des invités.
Je lâche donc, le temps d’une pause déjeuner, ma tenue de peintre industriel, mon pistolet et mon masque de peinture, pour manger des petits fours en compagnie de mes camarades Marc-Antoine Boidin et Lionel Chouin. Nous mettions alors en place (enfin… surtout eux), le fameux atelier Pépé Pepe Martini qui existe toujours.
Bref, nous étions un peu à l’écart des élus et autre personnel en costume de la Mairie. Dans nos petits souliers, comme on dit.
C’est alors que Monsieur Albert Uderzo s’approche. Il nous salue et nous demande si nous sommes auteurs. Après nous avoir écouté bredouiller avec le sérieux d’un égal, Il nous évoque, tout bas, l’œil rieur de gentillesse, l’époque lointaine où, jeune dessinateur, la chaleur d’un atelier partagé, l’amitié des camarades leur tenaient lieu et place de chauffage.
Il nous dit aussi, qu’avec tous ces amis d’alors, partis déjà, il se sentait parfois comme un arbre au milieu de la clairière.
Puis il a accepté de signer au marqueur noir, mon exemplaire humide du fameux magazine Pilote (Mâtin ! Quel journal !) avec en couverture, Astérix en Hispanie.
Je vois trois sens à l’adjectif « grand ».
Les trois conviennent parfaitement à Albert Uderzo.
Pour lui rendre un hommage personnel, je vais relire Oumpah-pah et les premiers Astérix.
Un pan de mon enfance est parti… j’avais appris à lire avec Oumpah-pah
Et le communiqué de Glénat concernant le décès de Juan Gimenez :
C’est avec tristesse que nous apprenons le décès cette nuit de Juan Giménez emporté par le Covid-19 à l’âge de 76 ans en Argentine à Mendoza.
Ce dessinateur argentin s’installe en Europe en 1981 et publie chez Glénat son premier album en français, L’Étoile Noire. La même année, il collabore au film Heavy Metal produit au Canada en réalisant le storyboard, le concept-art et la mise en scène de la séquence Harry Canyon. En 1992, il collabore avec Alejandro Jodorowsky sur sa plus fameuse série, qui se terminera en 2004 après 8 tomes et un hors-série : La Caste des Méta-Barons. C’est notamment cette série qui fit de lui l’un des dessinateurs de science-fiction les plus admirés de la bande dessinée. Ses œuvres ont été exposées au Centre Georges Pompidou de Paris en 1997. Il dessine également la série Segments chez Glénat sur un scénario de Richard Malka. En 2015, il publie chez le même éditeur, l’un de ses albums les plus personnels, une somptueuse épopée de chair et métal, Moi, Dragon.
Nos pensées vont à sa famille et ses amis.
En fait, c’est ait de tête. Un personnage qui s’appelait Gangrène. Ce n’est certainement pas fidèle au personnage. Ce qui m’avait marqué, dans le décor Postapo, c’était une énorme silhouette de Bibendum complètement dévastée au milieu d’une décharge. (Hé, je suis de Clermont.)
Juan Gimenez, c’était un super dessinateur de récits de SF. Il a fait les beaux jours d’USA magazine. Les récits ont été regroupés dans des albums chez Albin Michel (Titatania, Mutante).
Sinon, il a signé les aventures de Léo Roa et le Quatrième pouvoir, un récit d’Heroic fantasy, Moi, dragon.
Son boulot le plus connu, c’est la Caste des Méta Barons avec Jodo.