JOHN DOE t.1-3 (Baloo / Alain Henriet)

Discutez de John Doe

Hilarante trilogie sur les mésaventures d’un tueur à gages, John Doe fonctionne selon les règles du vaudeville et de la course-poursuite, avec des méprises, des gags très visuels et un personnage d’autant plus drôle qu’il s’accroche à son sérieux dans une succession de bévues qui portent à rire.

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Le récit, endiablé sans pour autant se départir d’émotion, prend ses racines dans une petite production plus courte, également signée Baloo et Henriet, et intitulé Une pizza à l’œil. Ce récit, qui porte un titre polysémique (lisez, vous comprendrez), associe déjà le monde rugueux des tueurs à gages à un ton de comédie sans frein.

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Le principe est donc développé par les deux auteurs dans la collection “sang froid” de Delcourt, sous la forme de trois tomes. Le premier reprend plus ou moins le prétexte de la première mouture (à laquelle il emprunte son sous-titre), et les deux suivants développent l’univers notamment en ajoutant un nouveau personnage, une femme partageant la profession de notre John Doe éponyme et jouant le rôle d’énième grain de sable dans une mécanique que ce dernier espèrait pourtant bien huilée.

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Henriet y déploie son style limpide, qui fera des merveilles par la suite dans Golden Cup, Damoclès ou Dent d’ours. Alain travaille d’une manière maniaque, développant chacune des cases sur une feuille à part avant de procéder à divers agrandissements puis de composer sa planche à l’aide d’une table lumineuse, en vue de composer la page définitive. De l’extérieur, ça donne l’impression d’une méthode longue et fastidieuse, mais pour lui, ça ne le ralentit pas.

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Dernière anecdote : le look du héros est directement emprunté à celui du dessinateur.

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Une lecture agréable et une petite pépite de loufoquerie dans une collection d’ordinaire plus habituée à des intrigues sérieuses.

Jim