JOKER : THE WINNING CARD (Tom King / Mitch Gerads)

Non. C’est pour ça que je n’osais pas le dire.
Mais faire pire que ce qu’il a fait à Robin 2 ou à la fille de Gordon… tuer des petits enfants ?

Ah … et puis pourquoi le Joker de l’année 1 doit ètre identique au Joker de l’année X ?
Batman ne l’est pas, lui.

Celui où l’on voit dans sa saga de Batman ou dans le récit Arkham Asylum ?

Je n’ai pas encore commencé ses Batman…

Je parlais de ceux de son run des années 2000.

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Merci, je ne les ai pas encore lu. :wink:

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Mais quel look dans la fin de la première saga.

Il est très différent dans le dernier arc de batman and robin

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Super look, rien derrière.
Saw, quoi.

Meilleur, mais en personnage secondaire.

Pas faux

Le look face off de capullo etait bien tripé aussi.

Pas faux.

Mais belle tension avec Damian.

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Ouais, c’était cool. Et c’était bien qu’il soit le « point final » du grand méchant.
Comme dans Infinite Crisis, aussi.

Là, ça ne me revient pas.

Alexander Luthor Jr, qui s’est fait passer pour Lex pour mener la Société des Super-Vilains afin de réussir sur la Terre DC à obtenir ce dont il a besoin pour changer la Réalité et relancer le Multivers, avait écarté le Joker de ses plans, car trop instable.
A la fin, vaincu, Alexander fuit… mais le vrai Lex le retrouve, et laisse le Joker tuer Alexander. Dont l’erreur aura été de laisser le Joker de côté.

Tu résumes en une citation pourquoi je déteste ce cross-over et toute cette période.

Jim

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Ca me dit quelque chose. Mais peut-être est ce un trope reprit ici ou là

Meme les teen titans de johns ou les debuts au moins des outsiders ?

Tout n etait pas à jeter.

Les catwoman de brubaker, les checkmate de Rucka, c est aussi cette période, non ?

Tout, non, mais ça dégénère très vite. Le jeu de massacre commence à mes yeux avec Identity Crisis (dont j’ai déjà dit que la mécanique est bien huilée, la caractérisation réussie, les dessins formidables : c’est la volonté de tout casser qui est patente). Et petit à petit, ça s’impose : tout ce qui est cool, merveilleux, sympathique, souriant, lumineux, est piétiné.
Faut regarder les dates : Identity Crisis, c’est le coup de sifflet. Les Teen Titans de Johns et McKone, c’est un peu avant, je crois.
Alors oui, même dans les mauvaises périodes, il y a de bonnes choses. Même dans les bonnes périodes, il y a des merdes. Mais les années 2000, chez DC, c’est vraiment dur pour ceux qui sont encore attachés au sense of wonder.

Jim

Oui, la metahistoire s impose, ça dynamise mais ça va dans le sombre ; sombre qui est un élément traité intradiegetiquement aussi.

Oui, bien sûr, Superboy-Prime qui dit que ça tourne mal, ouh là là, j’aime pas ça, j’ai mal à ma continuité, bah puisque c’est comme ça, je casse tout…
Certes, c’est métatextuel et tout, mais bon, c’est une vaste entreprise de démolition.
Sue Dibny, témoin et actrice d’une super-existence souriante, épanouie, heureuse, est assassinée et Jean Loring devient la méchante. Blue Beetle, l’entrepreneur bedonnant, est sacrifié sur l’autel de la bogossitude pour satisfaire le besoin de pathos. Les Freedom Fighters sont massacrés de la manière la plus sanglante qui soit pour bien montrer que les méchants, bah ils sont méchants. Les survivants de Crisis, qui incarnaient une époque plus insouciante et la volonté de préserver cet espoir qui les a constamment nourris pendant des décennies, en acceptant une sorte d’exil glorieux, sont aspirés dans la spirale de la violence et de la décrépitude.
Quel bilan. Et ça va continuer. On va tuer les New Gods.
Tout ça en faisant revenir Barry Allen et Hal Jordan, ultimes doigts d’honneur à une continuité au cadavre de laquelle on fait subir les derniers outrages.
Tout ça pour culminer, une demi-décennie plus tard, aux nioufiftitou, où Blue Beetle revient avec tous ses abdos, où Barbara Gordon quitte sa chaise roulante, où Amanda Waller devient une mannequin canon. On n’aime ni les vieux, ni les handicapés, ni les gros, chez DC, à cette époque.
Alors ouais, à coup de capillotractages pénibles étalés sur le long terme (ah, la lente réfection de Superman, c’est d’un pénible, même si le résultat vaut le coup), l’univers DC a repris quelques couleurs et laissé la place à une possibilité de faire rêver à nouveau (Jeremy Adams, Tom Taylor, si vous nous lisez…), mais sérieux, 2005-2015 (pour tailler ça à la louche…), c’est douloureux.

Jim

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Ah oui, tiens, tu le vois comme ça. Avec un peu de recul, je peux comprendre.
C’est « drôle » à y reprenser mais je garde un bon souvenir de cette période globalement. Les TT de Johns et McKone aussi. Faudrait que je les relise un jour.

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Les Teen Titans de Geoff Johns, c’est 2003, un an avant Identity Crisis.
Déjà, je trouvais que l’univers DC baissait, notamment avec l’arrivée de Berganza sur les titres Superman (retour à une certaine nostalgie…), donc vers 1999 je crois, et avec le départ d’O’Neil des titres Batman, vers 2001, je dirais. Dans un premier temps, la modernisation de Metropolis ou de Gotham me séduit, mais on sent quand même que les équipes éditoriales sont disposées à changer des choses, à contredire la continuité, c’est un peu violent. Mais y a plein de bonnes idées : Luthor Président, c’est un truc intéressant, qui pousse plus loin les idées posées quinze ans plus tôt.
Mais deux choses m’ont un peu froissé dans ces années 2000 naissantes : le retour à du pré-Crisis inutile (Kara Zor-El qui revient, Luthor qui reprend sa grosse armure verte et mauve, les vieilles versions de Krypton qui traînent dans le coin…) qui dénote une nostalgie de fanboy pas dompté, et l’accroissement de la violence. Les Teen Titans de Geoff Johns s’inscrivent dans ce schéma global. Les premiers épisodes de McKone sont clairement une déclaration d’amour à la vieille série de Wolfman, en ramenant des alliées, des adversaires et des thématiques. C’est super bien fait, chaque épisode a un cliffhanger de folie, mais clairement, on sent le fanboy qui veut faire comme dans les comics qu’il lisait gamin. Le travail de Wolfman, un peu comme celui de Claremont sur X-Men, consistait à faire grandir les personnages, à les faire évoluer. Si c’est pour les remplacer par les nouveaux tenants du titre (le nouveau Robin, le nouveau Kid Flash) et leur opposer les mêmes vieux ennemis, so what ? Quand McKone est parti, la série est devenue aussi plus sombre.
Vraiment, les années 2000, j’ai du mal. Mais je pense à peu près la même chose concernant Marvel.
Peut-être est-ce dû au fait que je sois passé professionnel et que j’aie vu les coulisses à la même période. Peut-être est-ce dû aussi au fait que le marché a évolué et que les comics, vaste feuilleton populaire, a entamé une mutation pour devenir un vivier d’idées où laisser jouer des auteurs, avec les renumérotations qui vont avec. Sans doute un mélange des deux. Mais c’est vraiment la décennie qui m’a fait décrocher, à partir de laquelle j’ai suivi les séries en fonction des auteurs, et plus de l’univers. Et le contenu des histoires y est quand même pour beaucoup.

Jim

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Didio est superboy prime.

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