KILLING JOKE (Alan Moore / Brian Bolland)

Ah c’est possible.
De même que l’anecdote sur Curtis, si elle colle bien à Gaiman, n’est peut-être pas due entièrement à lui.

Jim

C’est ce que j’avais lu aussi, comme quoi ils avaient d’abord donné la gueule de Sting à un figurant apparaissant brièvement dans une case ou deux.

C’est à dire ? Il n’a pas sa statue ?

Il est fort possible aussi que j’ai retenu tout ça de travers. Je n’ai pas relu l’article depuis des lustres…

Jim

Fixée par l’éditeur… Ce que la loi fixe, c’est la remise autorisée sur ce prix (5%, soit 1,40€).
La loi se contente de borner ce prix : on doit payer ce livre, en France, entre 26,60€ et 28€.

Ça, c’est vrai qu’ils ne sont pas pratiques à lire. En plus, sur de gros pavés, le dos carré n’est pas forcément le choix le plus pertinent.

Tori.

Cela dit, Artie m’a quand même donné bien envie de doubler ce volume avec ces « artifices ».

Tu es bien trop terre-à-terre pour ma prose, oublieux de toute licence poétique.
En plus de croire que je ne connais pas la « loi Lang ».

Oh, mais je me doute bien que tu la connais. C’est seulement que ta phrase donnait l’impression que c’était la loi qui fixait le prix des livres (comme autrefois le prix de la baguette).
Mais je suis probablement, comme tu l’indiques, trop terre-à-terre, c’est vrai.

Tori.

… J’ai l’impression que vous venez de débarquer les gars XD

Alors ça !! Je n’y avais pas pensé, mais effectivement ça me frappe pas mal aussi, là.
Et je n’avais jamais vu Dream de « Sandman » comme une image de Ian Curtis, mais là aussi, ça fait sens…
Concernant les liens entre un Alan Moore et la scène rock des années 80, tendance post-punk/goth, il faut également se rappeler qu’il a souvent collaboré avec son compatriote de Northampton David J. (soit sur des projets ponctuels, soit au sein de groupes semi-sérieux comme les SInister Ducks), musicien qui officia au sein de Bauhaus, une des gloires de l’époque dans le genre.

Si cette idée est intéressante, elle a la faiblesse, je pense, d’utiliser une expression et un terme, qui ne sont pas la propriété de leur utilisateur. Autrement dit, comme cela a d’ailleurs été évoqué ici même « Killing Joke » ou « The Cult » sont trop courants pour faire l’objet d’un copyright, non ?

En outre, je ne crois pas que l’une et l’autre des histoires évoquent, de près ou de loin, ces deux groupes musicaux, si ?

Non, en effet. Je crois plutôt à la captation d’un certain air du temps, de manière un peu « accidentelle » ; mais je trouve ça intéressant à titre personnel, dans le sens où je suis très fan des deux groupes en question.
Je ne connais pas les rapports de Jim Starlin (scénariste de « The Cult ») avec la scène rock, mais connaissant ceux d’Alan Moore avec celle-ci, il n’a pu de son côté ignorer le renvoi à ce groupe majeur du genre dans les années 80 (et encore largement aujourd’hui d’ailleurs).

Je profite de l’animation de cette discussion pour proposer un article paru dans les numéros 13 et 14 de la revue VENGEUR de l’éditeur Arédit/Artima.
C’est la traduction de celui paru 12 ans plus, tôt dans la quatrième livraison du magazine Amazing World of DC, écrit par Anthony Tollin.
Joker_Jerry_Robinson

S’il y a des aficionados du Joker et des amateurs de BD au sens plus large, la suite est sur mon blog ICI et .

Bonne lecture !

Merci ! Ca m’a rappelé des souvenirs puisque j’ai lu cet article quand j’étais plus jeune (mais je n’ai pas gardé ces numéros des Vengeurs)…

Très intéressant comme d’habitude avec tes articles. Merci Artie

Sandman, c’est pas Ian Curtis mais plutôt Peter Murphy (Bauhaus) (et Death, c’est Siouxie)

notons qu’un autre membre de Bauhaus, David J., a bossé plusieurs fois avec Moore, notamment sur la chanson Vicious Cabaret.

Ah tu as bien raison (Murphy / Morphée).
C’est bien la preuve que ces conversations remontent à (trop) loin et que je n’y connais rien en musique.

Jim

Voilà d’ailleurs la tête de Murphy à l’époque…

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Y’a un truc, en effet.

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Je pensais d’ailleurs qu’il n’y avait que lui qui était originaire de Northampton (comme Moore, donc) mais en fait c’est tout le groupe qui l’est, après vérification.

Désolé de vous contredire cher maître, mais Death, c’était Cinamon Hadley, une copine du dessinateur Mike Dringenberg (décédée au début de l’année dernière : ça avait fait un peu parler à ce moment-là). Elle-même revendiquait un look inspiré de Patricia Morrison du groupe Sisters of Mercy (entre autres). Originellement Gaiman avait Nico en tête, mais Drindenberg est arrivé avec un dessin inspiré de photos qu’il avait fait de Hadley, et Gaiman a tout de suite approuvé. Tous les détails ici avec pas mal de photos ici.

Au rayon des influences « musicales » de Sandman, il y a la parenté entre Délire et Tori Amos. A priori la première n’a pas été créée avec la seconde comme modèle, mais Gaiman et Amos se sont rencontrés l’année suivante, quelqu’un ayant fait passer à Gaiman une démo de ce qui allait devenir Little Earthquakes — la chanteuse faisant une référence au scénariste et à son personnage au détour de la chanson « Tear In Your Hand » (« If you need me, me and Neil’ll / be hangin’ out with the DREAM KING / Neil says hi by the way »), chanson qu’on retrouvera d’ailleurs (les trois vers précédents immédiatement ceux-là, notamment) dans Sandman en « musique de fond » quand Délire entre dans le club où elle retrouve Désir au début de l’arc « Vies brèves ». Neil et Tori sont très vite devenus des amis très proches, et admettent tous les deux qu’à partir de là il est devenu à peu près impossible de déterminer à quel point Délire s’inspirait d’Amos et Amos de Délire, les deux « se volant éhontément l’une l’autre ». Amos et Gaiman ont par ailleurs passé le quart de siècle suivant à se référencer, saluer, inviter dans leurs œuvres respectives (la dernière fois en date, c’est évidemment Tori Amos qui interprète « A Nightingale Sang in Berkeley Square » sur la fin de l’adaptation en série télé de Good Omens / De bons présages).