LA GALAXIE DE LA TERREUR (Bruce D. Clark)

REALISATEUR

Bruce D. Clark

SCENARISTES

Bruce D. Clark et Marc Siegler

DISTRIBUTION

Edward Albert, Erin Moran, Ray Walston, Zalman King, Robert Englund, Sid Haig…

INFOS

Long métrage américain
Genre : science-fiction/horreur
Titre original : Galaxy of Terror
Année de production : 1981

Suite à la disparition de l’équipage du Rebus, un vaisseau de sauvetage est dépêché sur la planète Morganthus. Les sauveteurs ne trouvent aucun survivant mais poussés par une force mystérieuse, ils ne peuvent s’empêcher de visiter les alentours et plus particulièrement une étrange pyramide géante…

Parmi tous les talents qui ont été révélés à “L’Université Roger Corman”, on trouve un certain James Cameron. Au début des années 80, le futur réalisateur de Terminator, Aliens et Abyss, trimait sur les productions de S.F. à petit budget du roi de la série B, en gravissant les échelons en un temps record, de simple technicien à chef décorateur, responsable des maquettes et des effets spéciaux et réalisateur de seconde équipe. L’ingéniosité de James Cameron était du pain béni pour un Roger Corman concurrencé sur ses plates-bandes par les grands studios qui se sont mis à financer de plus en plus de grosses productions sur des genres jusque là surtout réservés au cinéma d’exploitation (films d’horreur, grands monstres, westerns spatiaux…).

Après Les Mercenaires de l’Espace (démarquage des Sept Mercenaires à la sauce Star Wars), Cameron a donc exercé ses talents sur La Galaxie de la Terreur, l’un des meilleurs sous-Alien qui ont déferlé sur les écrans suite à la sortie du long métrage de Ridley Scott.

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Bruce D. Clark, cinéaste néo-zélandais auteur d’une poignée de pelloches dans les années 70/80 (dont un inévitable film de biker pour Corman), orchestre avec La Galaxie de la Terreur un suspense anxiogène qui vire rapidement au film d’horreur bien trash. Bonne astuce du scénario, les explorateurs échoués sur la planète Morganthus n’affrontent pas que de “simples” extra-terrestres, mais la manifestation de leurs propres peurs. Ces phobies prennent forme via une série de scènes-chocs et de morts graphiques et très violentes, la plus repoussante étant la blonde astro-navigatrice violée et tuée par un ver géant (beurk !..dose de nudité requise dans quasiment tous les Corman depuis le début des années 70 pour une séquence sacrément dégoûtante).

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Au casting, on retrouve notamment Erin Moran, loin des jours heureux de Happy Days; Robert Englund, avant qu’il ne devienne le croque-mitaine Freddy Krueger; le patibulaire Sid Haig, habitué des films de “prisons de femmes” de Corman et futur Captain Spaulding chez Rob Zombie ainsi que Ray “J’ai toujours eu l’air vieux” Walston. Une bonne galerie d’acteurs secondaires qui compense la relative fadeur du héros moustachu.

Les deux premiers tiers du long métrage sont menés sur un bon rythme : les traits de caractères des personnages sont esquissés de manière concise et efficace, les rebondissements sont bien dosés et l’ambiance est angoissante. Quelques lenteurs sont tout de même à déplorer dans le dernier acte, avant un final bien barré comme il faut.

Pour la petite histoire, Bill Paxton, alors aspirant comédien qui arrondissait ses fins de mois en passant des couches de peinture sur les décors des films de Roger Corman, a bossé sur La Galaxie de la Terreur. Paxton sympathise rapidement avec Cameron, qui deviendra comme on le sait son cinéaste fétiche. Un soir, alors que les deux compères ne comptent plus leurs heures de boulot, Cameron raconte à Paxton le pitch du scénario qu’il est en train d’écrire : “C’est sur un cyborg qui voyage dans le temps pour tuer la femme qui donnera naissance à l’homme qui, dans le futur, mènera la rébellion contre les machines”. Et Paxton de demander “la vache…et comment tu vas appeler ça ?”. “Je vais appeler ça The Terminator”, a répondu James Cameron.

And the rest is history, comme disent les américains.