LA PLUS BELLE FEMME DU MONDE (William Roy / Sylvain Dorange)

HedyLamar-cover

Présentation de l’éditeur
“La plus belle femme du monde…” ! Surnommée ainsi par son producteur, Hedy Lamarr se voit ouvrir les portes d’Hollywood après avoir fui l’Autriche nazie et un premier mari marchand d’armes. Femme de caractère, séduisante et croqueuse d’hommes (6 maris et de nombreux amants célèbres), Hedy aura du mal à exister pour autre chose que sa beauté… dans une industrie cinématographique régie exclusivement par des hommes, dans l’Amérique des années 1940-50. Et pourtant Hedy n’est pas juste belle, elle est aussi curieuse, intelligente, et adore imaginer des inventions, sérieuses ou farfelues ! En collaboration avec le compositeur et écrivain George Antheil, la jeune actrice imagine un système de communication cryptée, qui sera plus tard utilisé pour le guidage des missiles mais aussi pour le WIFI.

Album: 176 pages
Éditeur : La boîte à bulles (7 novembre 2018)
Collection : BB.HORS-CHAMP
Langue : Français
ISBN-10: 2849533009
ISBN-13: 978-2849533000
Dimensions du produit: 19,4 x 1,8 x 26,5 cm

J’ai découvert l’existence de cet album tout récemment (je sais même plus comment, sans doute par le plus grand des hasards, en cliquant une fois de trop). Le fait que le récit se penche sur le destin surprenant d’une actrice qui ne l’était pas moins m’a intrigué.
Sous-titré “The Incredible Life of Hedy Lamarr”, le récit semble bien équilibrer les deux pôles de cette vie aujourd’hui un peu oubliée : d’un côté l’actrice, de l’autre l’inventeuse.
Je n’ai pas encore vu l’album, mais je crois que je ne vais pas tarder à me pencher sur la question. Et je me suis dit qu’il serait intéressant d’ouvrir un sujet.

Jim

J’ai croisé l’album en librairie il y a quelques jours et j’ai plutôt l’impression qu’on assiste depuis quelques années à un énorme regain d’intérêt autour de Lamarr depuis quelques années. Dans un renversement intéressant, alors qu’elle aura souffert de n’être vue que comme une actrice et pas une scientifique “sérieuse”, puis, après la fin de son assez courte carrière cinématographique, aura petit à petit sombré dans la misère tandis qu’elle laissait derrière elle une véritable “légende noire”, j’ai l’impression qu’elle est devenue une sorte d’icône, teintée de martyre, du féminisme où l’on n’insiste plus que sur sa carrière brimée en tant que scientifique en occultant tout le reste.

Quoi qu’il en soit, on peut citer le documentaire, sorti l’an dernier aux USA, Bombshell: The Hedy Lamarr Story, retitré “en français” pour la sortie chez nous au début de cette année Hedy Lamarr, from Extase to Wifi :

Pour ce qui concerne les amateurs de comics — et outre que “la plus belle femme du monde” fut, avec Jean Harlow, l’inspiratrice de Catwoman —, l’antagoniste de la saison 2 de la série Agent Carter, Whitney Frost, si elle partageait son nom avec l’identité civile de “Madame Masque”, avait surtout une backstory (tragique) qui s’inspirait très manifestement de Lamarr. Elle était également convoquée l’an dernier dans un épisode de la saison 3 de Legends of Tomorrow (celui où Hélène de Troie débarquait à Hollywood).

Une poignée d’années, je dirais, et ce que tu expliques du documentaire (qui est très bien, au demeurant) semble le confirmer. Il me semble que c’est sur BDGest qu’ils comparent la redécouverte de son histoire à celle du destin de Turing, mais j’ai pour ma part l’impression que la vie de Turing est bien connue (et inspiratrice de romans, de documentaires et d’émissions de radio) depuis plus longtemps. Bon, sans doute le fait que je sois lecteur de science-fiction m’a-t-il sensibilisé à ce nom plus tôt que le grand public.
Je ne sais pas quoi penser du dessin : j’ai l’impression que ce n’est pas “ma came”, comme on dit, mais ça semble bien servir le propos, et j’aime bien la planche imitant l’écran de cinéma.

Jim

Quand on fait des études d’informatique, il y a également quelques noms que l’on côtoie depuis fort longtemps, et dont on a du mal à se rendre compte que ce n’est pas forcément le cas du grand public…
Turing en fait évidemment partie.
Mais j’ai aussi connu Ada Byron avant de connaître son père… Si j’avais fait des études littéraires, je ne suis même pas sûr que j’aurais eu connaissance de la fille de Lord Byron. ~___^
Nos centres d’intérêts et les études que l’on choisit influent largement sur nos connaissances…

Tori.

Je dirais que je l’ai “connue” dans La Machine à différences, de Gibson et Sterling. Que j’ai dû lire il y a vingt ans, ou presque.

Jim

Je viens de trouver l’album. Pas encore lu, seulement parcouru. Ça a l’air très sympa. Commentaires bientôt.

Jim