LA REVOLTE DES INDIENS APACHES (Harald Reinl)

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REALISATEUR

Harald Reinl

SCENARISTE

Harald G. Petersson, d’après le roman de Karl May

DISTRIBUTION

Lex Barker, Pierre Brice, Mario Adorf, Marie Versini…

INFOS

Long métrage allemand/français/yougoslave
Genre : western
Titre original : Winnetou - 1. Teil
Année de production : 1963

Après le succès du Trésor du lac d’argent en 1962, la société Constantin Films n’a pas tardé pour commander un deuxième volet des aventures de Winnetou, la série la plus célèbre du « western-choucroute ». Une production rapide : le scénario a été écrit en début d’année, tourné pendant l’été dans des décors naturels yougoslaves et le long métrage est sorti sur les écrans allemands en décembre. Et ce sera encore plus rapide les années suivantes vu la popularité de Winnetou et de son frère de sang Old Shatterhand puisqu’il y aura trois films par an jusqu’en 1966.

La Révolte des Indiens Apaches est en fait une préquelle, ce qui explique son titre original , Winnetou - 1. Teil (Winnetou - Première partie). Le scénariste Harald G. Petersson revient au premier roman de l’écrivain Karl May pour raconter, avec quelques différences par rapport au matériel d’origine, la première rencontre mouvementée entre Winnetou, le fils du chef des Apaches, et un géomètre allemand qui gagnera le surnom de Old Shatterhand.

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Dans le premier acte, le récit se concentre sur l’arrivée dans l’Ouest de ce géomètre à la silhouette athlétique (Lex Barker a incarné Tarzan entre 1949 et 1953). On ne connaîtra jamais son véritable nom et c’est sa force qui lui vaudra sa réputation et son surnom. Old Shatterhand est là pour enquêter sur les pratiques frauduleuses d’un homme d’affaires qui compte gagner encore plus d’argent en faisant passer le chemin de fer par le territoire des Apaches au lieu de le contourner comme initialement prévu.

Interprété par le français Pierre Brice (quasi inconnu dans son pays et star en Allemagne), Winnetou n’était alors pas encore l’avocat de la paix entre les blancs et les indiens qu’il deviendra par la suite (notamment dans Le Trésor des Montagnes Bleues). Le guerrier fier et laconique (un peu trop du goût de Pierre Brice qui aurait bien aimé un peu plus de dialogues) sait se montrer impitoyable dans le combat tout comme il peut se montrer juste en reconnaissant la valeur et l’honnêteté de Old Shatterhand.

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Si la violence n’est pas graphique (Harald Reinl joue plutôt la suggestion), le film est un peu plus sombre (toutes proportions gardées) que le Winnetou suivant. Le réalisateur imprime un vrai souffle aux scènes d’action et concocte quelques moments spectaculaires, comme celui où le héros détruit le saloon où se sont réfugiés les méchants avec une locomotive. Les touches comiques viennent principalement de protagonistes secondaires sortis tout droit d’une bande dessinée, un photographe anglais qui ne sert absolument à rien dans le déroulement de l’histoire et un sympathique aventurier à la voix de Bugs Bunny (normal puisqu’il est doublé par Guy Piérauld).

Action, humour et également émotion avec le final marqué par une profonde tristesse de cette bonne série B, deuxième opus d’une longue saga !

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