LA SERVANTE ÉCARLATE (Renée Nault, d'après le roman de Margaret Atwood)

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Provocant, déconcertant et prophétique, La Servante écarlate est un phénomène mondial.
Une adaptation graphique originale et stupéfiante du roman de Margaret Atwood, superbement illustrée par l’artiste Renée Nault.

Dans la république de Galaad, les femmes n’ont plus aucun droit. Vêtue de rouge, Defred est une " Servante écarlate " à qui l’on a ôté jusqu’à son nom. Réduite au rang d’esclave sexuelle, elle a été affectée à la famille du Commandant et de son épouse et, conformément aux normes de l’ordre social nouveau, met son corps à leur service. Car à une époque où les naissances diminuent, Defred et les autres Servantes n’ont de valeur que si elles sont fertiles. Sinon…
Dans une description d’une force peu commune, Defred se remémore le monde d’avant, quand elle était une femme indépendante, jouissant d’un emploi, d’une famille et d’un nom à elle. Aujourd’hui, ses souvenirs et sa volonté de survivre sont de véritables actes de rébellion.

  • Date de parution : 28/10/2021
  • Editeur : Robert Laffont
  • ISBN 978-2-221-25038-9
  • EAN 9782221250389
  • Nb. de pages : 248 pages
  • Poids : 0.7 Kg
  • Dimensions : 16,7 cm × 24,5 cm × 2,4 cm
  • Prix : 23 euros

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Ah ça ressemble donc à ça, je l’ai eu en contribution mais je ne savais pas à quoi ça ressemblait à l’intérieur malgré quelques (petites) recherches

On en parlait un peu là :

Tori.

Hep, sortie un peu inaperçue (du moins de ce que j’ai ressenti sur le net à droite à gauche).

Je n’ai pas lu le roman ni vu la série. Pour cette édition comics, c’est vraiment excellent, lecture, dessins et couleurs très prenants. J’avais recherché des critiques étrangères, elles étaient très positives ce qui m’a encouragé à l’acheter pour sa sortie francophone.

Le livre en main, petit format, on hésite pour les 23€…Mais quelle adaptation!

J’ai lu le roman d’abord (en 3j si je me souviens bien), puis vu la série.
Ma femme qui a la flemme de lire le roman m’a offert la BD. Je te dirai.

Ah, en effet, ce sera intéressant d’avoir l’avis de quelqu’un qui a plus de repères pour juger.

Une rareté, j’ai lu une adaptation BD d’un livre que j’ai déjà lu. D’habitude, le livre passe à la trappe !
Et en plus, comme je le disais juste au-dessus, j’ai regardé la série.

Alors, c’est difficile de juger parce que j’ai beaucoup aimé le roman, même si visiblement, tellement pris dans l’histoire, il y a des choses qui m’ont échappées (mais que je ne juge pas essentielles) : je n’ai pas de souvenir d’une petite partie relatant le passé de Serena, ni même d’une dernière partie se situant loin dans le futur par rapport à l’histoire de June (va falloir quand même que je regarde dans un livre de poche sortie avant la série télé, ça me perturbe). En tout cas, ça ne m’a pas marqué, parce que la « fin » de l’histoire de June m’avait bien tenu en haleine, et peut être ai-je trouvé le supplément inutile.

En tout cas, pour ce qui concerne la BD, je trouve que la construction entre les chapitre manque par moment de liant. La BD donne l’impression de montrer des scènes de vie, sans que le perso évolue vraiment. C’est un aspect qu’on ne ressent pas à ce point dans le livre, car les choses arrivent au fur et à mesure, on sent June « vieillir », évoluer. Ici, le temps qui passe est moins palpable, ça semble arriver un peu vite. J’ai l’impression qu’on a une sorte de best of des « moments » du livre. J’ai cru comprendre qu’Atwood a participé à l’adaptation, au delà de fournir le texte.
Après, et c’est la force de la BD même quand on connait l’histoire, je reste toujours outré par ce qui arrive aux femmes et à la civilisation, je ressens une sorte de dégoût. L’avenir incertain de June nous fait réagir en tant que lecteur, même si la BD a bien moins de force que le livre. Parce qu’elle ne fait pas monter la pression, qu’elle explique pas assez les forces en présence, tout est moins palpable en fait.

Pour le dessin, de prime abord, je ne suis pas spécialement fan. Je déteste pas, mais ça ne me renverse pas. Cela dit, je dois dire que ça s’y prête pas mal, parce que ça ne peut (doit) pas être un style énergique ou tape à l’œil, parce qu’avec ses arrières-plans vides, Nault met en avant les perso ou d’autres aspects importants d’une scène. Son découpage n’est pas uniforme, ce qui est assez agréable.

Donc, je n’ai pas détesté, je ne suis pas déçu parce que j’en attendais rien, mais je trouve que le propos est respecté. Surtout en ces temps où l’on interdit de faire lire Maus dans des écoles, ça fit presque peur de lire cet ouvrage.

Hep,

Merci pour ton avis…Donc, ça passe mais sans plus pour un connaisseur du matériel de base (roman, série, etc.).

Moi, c’était une découverte, ça a peut être joué en faveur du comic…Si je me souviens bien, les couleurs étaient vraiment top (le rouge utilisé pour la tenue de l’héroïne par exemple).

Par contre, la pile ne semble pas diminuer chez un des libraires où je vais.

C’est obligé. Tu n’as pas d’élément de comparaison. Donc, ça veut dire que ça fonctionne quand même.