LE CINEMA DE STARFIX (Collectif)

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[quote]Créée en 1983, la revue de cinéma Starfix avait pour particularité la jeunesse de ses rédacteurs. Âgés en moyenne de 20 ans à peine, ces garçons en colère décidèrent de se pencher sérieusement sur tous ces films qui faisaient leurs délices et ceux du très grand public, mais que la critique offcielle s’obstinait à considérer de loin, sinon de haut. Télérama n’allait pas consacrer plus de quelques lignes à Mad Max ; Première préférait parler des comédiens français plutôt que de Bruce Lee ; les Cahiers ne voyaient pas l’intérêt de disserter sur Rocky, Rambo ou Indiana Jones.
Bien sûr, il est arrivé que Starfix se trompe. Mais Starfix n’avait pas attentu Avatar ou le trilogie de Spider-Man pour comprendre que James Cameron ou Sam Raimi étaient des cinéastes avec lesquels il fallait compter. Starfix avait repéré David Cronenberg, les frère Cohen et Paul Verhoeven bien avant qu’ils ne soient invités à gravir les marches du Festival de Cannes. Starfix avait senti l’importance que les effets spéciaux, et en particulier les effets numériques, allaient prendre au cinéma.
La fin de la parution de Starfix en 1990 (après 90 numéros), ne fut pas exactement un happy end, mais Starfix avait été dans une large mesure victime de son succès. Quand Télérama se mettait à publier un “dossier Tarantino”, quand la " Guerre des étoiles" faisait la couverture de tous les magazines, Starfix n’était en quelque sorte plus dans Starfix.
Un quart de siècle plus tard, les “Starfixiens” ont eu l’envie de reformer l’équipe pour produire un ouvrage composé à la fois d’anciens articles de la revue et de nouveaux articles consacrés au cinéma d’aujourd’hui et de demain. La nouvelle Guerre des étoiles est déclarée, Mad Max est revenu, James Bond triomphe de plus belle, Stallone a repris dans Creed le chapeau de Rocky, Superman renaît et une suite de Blade Runner se prépare…[/quote]

Prix : 32€
Broché : 320 pages
Editeur : Hors Collection (20 octobre 2016)
Langue : Français
ISBN-10: 2258137594
ISBN-13: 978-2258137592
Dimensions du produit: 22 x 3,7 x 29 cm[/quote]

Je l’ai vu dernièrement en librairie, et c’est un fort beau volume. Et j’ai le souvenir de quelques numéros de la revue plutôt pas mal du tout.

À l’époque, j’avais pas trop de pognon (collégien puis lycéen), donc j’achetais des revues de cinoche au compte-goutte, en fonction des sujets. Et ma première référence, c’était Starfix (et selon après Mad Movies ou Impact). Je me souviens d’avoir acheté le numéro consacré à Superman III, et celui consacré au Retour du Jedi, deux sorties que j’ai lues, relues, et qui fleurent bon l’usure. Un peu plus tard, j’ai acheté le hors série consacré à Batman. J’en ai encore quelques-uns, notamment le premier, avec Dark Crystal en couverture.
Je ne m’étais pas rendu compte que le magazine s’était arrêté si tôt. Je lui aurais bien donné quelques années de plus, tant il m’avait marqué à l’époque. La sensation que j’avais, à l’époque, sans doute erronée et faussée par ma propre perception de la production de l’époque, c’était que c’était moins Série B ou Série Z que Mad Movies, mais pas élitiste comme d’autres genre Première. Starfix causait du cinéma de genre que j’aimais, mais d’une manière série qui flattait le côté un peu prout-prout qu’on peut avoir à quinze ans.
De mémoire, la bibliothèque du bahut était abonnée à Starfix et Première. Je me précipitais sur le premier à chaque nouvel arrivage, et je lisais le second si j’avais fini le premier, ou s’il avait été embarqué par un autre fondu.

Jim

Impact…Starfix… Que de madeleines qui ne nous rajeunissent pas!

Au-delà de la “madeleine qui ne nous rajeunirait pas”, il y aussi et surtout, pour ceux qui n’ont pas lu (ou gardé) les articles qui sont présentés dans ce livre, une belle source de connaissance (possible) à partir d’articles (qui je crois) n’ont pas été retouchés.

Une manière intéressante de voir un certain cinéma (celui sur lequel l’ouvrage s’arrête bien entendu) par la focale de l’époque qui la voyait envahir les “salles obscures”.

Bref, je suis bien plus intéressé par la vison des rédacteurs de ces articles que par me farcir une madeleine, fut-elle préparée par Céleste Albaret en personne. :wink:

[quote=“artemus dada”]
Bref, je suis bien plus intéressé par la vison des rédacteurs de ces articles que par me farcir une madeleine, [/quote]

La première pouvant d’autant plus impliquer la seconde.