LE LIVRE DE LA JUNGLE (Zoltan Korda)


(Le Doc) #1

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REALISATEUR

Zoltan Korda

SCENARISTE

Laurence Stallings, d’après l’oeuvre de Rudyard Kipling

DISTRIBUTION

Sabu, Joseph Calleia, John Qualen, Rosemary DeCamp, Ralph Byrd…

INFOS

Long métrage américain/britannique
Genre : aventures
Titre original : Jungle Book
Année de production : 1942

Le Livre de la Jungle des frères Alexander (production), Zoltan (réalisation) et Vincent (chef décorateur) Korda est la première adaptation cinématographique de l’oeuvre de Rudyard Kipling. Mais ce n’était pas la première fois que les Korda s’intéressaient aux écrits de l’écrivain britannique. En effet, le long métrage Toomaï le grand cormac (1937), de Robert J. Flaherty et Zoltan Korda, était basé sur un des personnages secondaires qui peuplent les nouvelles qui composent Le Livre de la Jungle. Et cet “Elephant Boy” (titre V.O.) était interprété par le jeune indien Sabu, découvert à l’âge de 12 ans alors qu’il nettoyait les étables d’un riche maharadjah. Alexander Korda a emmené Sabu en Angleterre, lui a fait signer un contrat et après Alerte aux Indes, lui a donné le rôle qui fit de lui une star, celui de l’espiègle voleur Abu dans Le Voleur de Bagdad.

Après le succès du Voleur de Bagdad, Alexander Korda s’est établi un temps à Hollywood, le conflit mondial ne lui permettant pas de reprendre immédiatement ses activités en Angleterre. Pour continuer de capitaliser sur la popularité de Sabu, le producteur britannique d’origine hongroise fit de lui la tête d’affiche d’une nouvelle aventure exotique, Le Livre de la Jungle. L’athlétique jeune homme reste l’une des meilleures incarnations à l’écran de Mowgli, cet enfant élevé par les loups qui retrouve le monde des hommes après plusieurs années passées dans la jungle…

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Il se dit que Alexander Korda était un producteur exigeant et la production chaotique du Voleur de Bagdad, sur lequel ont travaillé pas moins de six réalisateurs, en témoigne. Sur Le Livre de la Jungle, son projet initial, qui était plus sombre, a évolué en fonction des idées de son frère Zoltan, qui voulait appuyer sur les aspects les plus fantaisistes de l’histoire. La direction artistique du troisième frère Korda, Vincent, a su faire cohabiter ces différentes visions, passant du village où Mowgli apprend le langage mais aussi toute la duplicité dont sont capables les hommes à ce monde fabuleux que représente la jungle.

Ce que Vincent Korda et les équipes des effets spéciaux ont accompli est fabuleux. Les matte-paintings donnent à la forêt et aux décors de civilisations disparues toute la majesté requise, les visuels sont de toute beauté et source d’émerveillement.
Contrairement aux autres productions de l’époque où les animaux tiennent une place importante, il n’y a pas d’utilisation de stock-shots ce qui confirme l’impressionnant travail de dressage. Dans cette version, Bagheera et Baloo ont en fait des rôles secondaires (très secondaire même pour le brave ours), contrairement au tigre Shere Khan qui est toujours l’adversaire principal de Mowgli.

La touche fantastique est assurée par les serpents, qui sont les seuls animaux doués de parole. Il y a le gardien du trésor, sujet de la convoitise du chasseur Buldeo et ses cupides partenaires, et le gigantesque python Kaa, une belle création qui date d’avant l’ère des animatroniques. Les péripéties ne manquent pas dans cette jungle foisonnante…et pour Mowgli, le danger le plus important, c’est l’homme. Le dernier acte est empreint de noirceur, représentation de l’avidité des hommes qui tourne à la folie, la mort et la destruction, jusqu’à un final spectaculaire, au symbolisme purificateur.

Ce très beau Livre de la Jungle marqua la fin de la collaboration entre Sabu et Alexander Korda. La carrière du comédien se poursuivit après son retour de la guerre, en étant le plus souvent catalogué dans le même genre de rôle et de longs métrages (l’“aventure exotique” avec des films comme La Révolte des Fauves, Le Trésor du Bengale et Jungle Hell). Le premier Mowgli du cinéma nous a quittés en 1963 à l’âge de 39 ans, des suites d’une attaque cardiaque.


(Le Doc) #2

On peut trouver sur le net cette mini bande dessinée de 4 pages qui résume les grandes lignes du film de Zoltan Korda. je n’ai pas trouvé d’informations supplémentaires, mais je pense qu’il s’agit d’un mini-comic promotionnel, comme celui de L’Invasion des Araignées Géantes.

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