LE PRISONNIER DE ZENDA - Anthony Hope (Les Moutons électriques)

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[quote=“Les Moutons électriques”]Descendant britannique de l’enfant illégitime d’un souverain de Ruritanie, un petit royaume des Balkans, le riche et oisif Rudolf Rassendyll décide de se rendre dans le pays de son ancêtre afin d’assister au couronnement du nouveau roi. Il est loin de se douter qu’il met ainsi en branle la machine du destin, qui va lui faire jouer un rôle de premier plan dans les affaires de la Ruritanie !

Chef-d’œuvre d’Anthony Hope, Le Prisonnier de Zenda a plusieurs fois été adapté au cinéma et demeure un indépassable sommet du récit de cape et d’épée. On sait moins qu’il en existe deux autres volumes, le roman Rupert de Hentzau et le recueil Le Cœur de la princesse Osra. Le premier est une sombre suite au destin de Rudolf et de Flavia. Le second, traduit ici pour la toute première fois, est un délicieux récit sur le passé de la Ruritanie. Alliant suspense, humour et romantisme, le tout constitue une lecture jubilatoire et mémorable, un véritable classique.

Réunis pour la première fois en un seul volume, ces trois textes sont traduits ou révisés pour présenter des versions enfin intégrales et fidèles du cycle d’Anthony Hope. Cette édition s’accompagne d’une sélection d’illustrations tirées d’éditions anciennes.
Grand écrivain populaire victorien, Sir Anthony Hope Hawkins (1863-1933), plus connu sous le nom de plume d’Anthony Hope, a forgé l’un des plus beaux mythes du « cape et d’épée » : le destin de Rudolf Rassendyll et celui d’un petit royaume méconnu d’Europe centrale, la Ruritanie, source d’inspiration de toutes les principautés de la littérature populaire depuis lors.

ISBN 978-2-36183-102-8
ouvrage broché
17 cm × 21 cm
528 pages
diffusion & distribution Harmonia Mundi
paru le 20 juin 2013[/quote]

Chez les Moutons électriques.

Ayant reçu un e-mail de mon libraire, je suis allé retirer ma commande*, que j’ai commencé à bouquiner au café en attendant un rendez-vous.
Chose intéressante, les trois romans (le troisième dans l’ordre d’écriture étant constitué d’un rassemblement de nouvelles) ne sont pas disposés dans l’ordre de rédaction, mais dans l’ordre chronologique au sein de l’univers. C’est ainsi que Le Prisonnier de Zenda proprement dit, premier roman de la série qui a valu à Hope un succès immédiat, est situé entre les deux, à savoir qu’il suit les nouvelles racontant l’histoire de la Ruritanie, et qu’il précède sa propre suite (ce qui est logique, non ?). Choix intéressant, démontrant que l’édition est davantage tournée vers l’imaginaire généré par les textes que vers le travail de l’écrivain.
Et la préface, excellente, signée André-François Ruaud, explique d’ailleurs le vif impact que Le Prisonnier de Zenda et ses déclinaisons ont eu sur l’imaginaire britannique (voire anglosaxon plus généralement, si l’on songe aux multiples adaptations cinématographiques). Préface réellement intéressante, avec une touche d’humour et d’énième degré. Cette préface s’attarde notamment sur l’héritage qu’a laissé la Ruritanie dans la littérature anglaise, avec cette image du petit royaume centre-européen méconnu. Ça m’a donné envie de relire Les Mystères de Chimneys**, d’Agatha Christie (dont j’ai l’adaptation télé bien en tête, mais plus le texte).
Donc voilà un recueil fort épais (pour pas si cher que ça : 25 euros, pour tout ce qu’il y a à lire…) avec la réédition de deux romans accolés à un troisième jusque-là inédit en France… Ça débute plutôt bonnard, cette lecture.

Jim

  • Occasion pour moi de rappeler encore et toujours que les librairies, c’est aussi des endroits où l’on peut COMMANDER un bouquin. Ce que les gens oublient souvent. Mon libraire avertit ses clients en leur envoyant un petit e-mail. Vachement pratique. Cela dit, ce qui m’épate, c’est qu’ils ne conservent pas l’e-mail pour constituer un fichier client, à qui une newsletter pourrait être envoyée. Je sais pas trop pourquoi. Par respect pour une disposition quelconque (peut-être un alinéa de la loi “informatique et liberté”) ? Pas les moyens logistiques et/ou le personnel pour gérer une newsletter ? Sais pas trop. Ça me semble tout de même bizarre, parce qu’ils font des signatures, des événements… Là, ils annoncent la venue de Nicolas Peyrac. Bon, je m’en fous un peu, de Nicolas Peyrac (quoique, j’aimais bien ses chroniques ciné dans Ciné Télé Revue, que je lisais il y a une dizaine d’années), mais j’imagine qu’il y a une clientèle qui serait ravie d’être tenue au courant des actualités… d’autant qu’une newsletter, on peut s’en désabonner…
    ** L’amateur de BD que je suis regrettera cela dit que la Syldavie, la Bordurie et la Latvérie ne soient pas évoquées dans ces quelques lignes où Ruaud explique en quoi les romans de Hope ont forgé la vision que l’Angleterre (et d’autres pays) ont de l’Europe Centrale. De même, on regrettera que l’évocation sans détour de la Ruritanie dans l’Aetheric Mechanics de Warren Ellis n’ait pas fait l’objet d’une mention. Mais bon, on pourrait en faire un bouquin entier, de ce sujet…